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Gilbert Giraud, né le et mort le , est à la tête du scoutisme français à Marseille pendant l'occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale[1].
À la suite du sauvetage de Roger et Emy Eisinger et leur 2 enfants, il reçoit le titre de Juste parmi les nations.
Gilbert Giraud est à la tête du Scoutisme français à Marseille pendant l’Occupation[3].
Il sauve la vie du fondateur du mouvement des Éclaireurs israélites de France de Marseille, Roger Eisinger, ainsi que celle de sa femme et de ses deux enfants[3].
Le , Roger Eisinger part pour une rencontre scoute près de Marseille; il commet l’imprudence de prendre ses propres papiers, frappés du tampon «Juif». Contrôlé à la gare, il est arrêté sur le champ, avec un grand nombre d’autres Juifs. Témoin de cette arrestation, Gilbert Giraud, qui connaissait Eisinger du fait de leurs activités communes, alla prévenir sa famille[3]. Madame Eisinger fait appel à Maurice Dejean (q.v.), inspecteur à la Commission à la jeunesse et aux sports de Marseille.
Grâce à ses contacts, Dejean obtient la mise en liberté de Roger Eisinger et le cache chez lui[3]. Les autres Juifs capturés ce jour-là sont déportés au camp d’extermination de Sobibor, d’où aucun ne revient. La Gestapo continue à traquer Eisinger; sa femme et ses enfants ne sont plus en sécurité chez eux. Gilbert et Suzanne Giraud leur donnent asile jusqu’à la Libération, malgré les risques énormes et sans demander la moindre contrepartie[3],[4].
Distinctions
Le , le comité Yad Vashem décerne aux époux Giraud le titre de Juste parmi les Nations. Le comité Yad Vashem lui reconnait le sauvetage de quatre juifs au moins: Roger Eisinger, Emy Eisinger et leurs deux enfants[5].
↑Les «Justes parmi les Nations» de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 231p. (lire en ligne), «Odette et Maurice DEJEAN Suzanne et Gilbert GIRAUD», p.52.