Le héros, Gilles Gambier, a participé à la Première Guerre mondiale et y a été blessé. Sans argent, il demande de l'aide à des amis, les riches frères Falkenberg. Leur sœur, Myriam, tombe amoureuse de lui et l'aide financièrement ; bien qu'il ne réponde pas à son amour, Gilles accepte son soutien. Il décide même de l'épouser lorsque la mort de son père fait d'elle une riche héritière. Dès le lendemain du mariage, il la quitte, rejoint à nouveau l'armée et vit une histoire d'amour avec une infirmière qu'il quitte à son tour.
Après la guerre, Gilles fréquente les cercles mondains et profite de l'argent de son ex-femme. Il est entraîné plus ou moins malgré lui dans un complot mené contre le président de la République, Morel, après s'être lié avec le gendre de ce dernier, Gilbert de Clérences, et avoir rencontré Caël, dirigeant et presque gourou d'un groupe politique et dandy. Le ridicule des intellectuels, le grotesque des événements, la lâcheté et la démagogie des hommes politiques – auxquels s'ajoute le départ de Dora, une Américaine qu'il aimait – l'amènent à quitter la France et à trouver refuge en Algérie. Il rencontre une jeune fille simple et saine, Pauline, avec qui il vit pour la première fois une véritable histoire d'amour. Gilles rentre toutefois à Paris. Toujours écœuré par la société et la politique, il crée un journal et, après le 6 février 1934 décide de s'engager dans la seule idéologie capable de changer radicalement la société et de régénérer la France, le fascisme.
Après la mort de Pauline et de l'enfant qu'elle attendait de lui, Gilles choisit d'être seul, et s'engage au côté des franquistes dans la guerre d'Espagne.