Gilles Babinet
président de société
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Gilles Babinet, né le à Issy-les-Moulineaux est un entrepreneur français.
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Digital Champions (depuis le ), entrepreneur |
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Biographie
Gilles Babinet fréquente l'école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson[1].
Dyslexique, il parvient cependant à créer plusieurs sociétés[2],[3],[4],[5]. En 2000 il crée la plus importante d'entre elles : Musiwap, ultérieurement rebaptisée Musiwave. En , Musiwave est revendue à Openwave (en) pour 139 millions de dollars[6].
Ancien membre de l’Institut Montaigne[7], il enseigne à Sciences Po Paris[8] depuis 2018 où il donne un cours intitulé « Numérique et politiques publiques ».
Affaires publiques
En , Gilles Babinet devient le premier président[9] du Conseil national du numérique[10]. Son mandat prend fin en .
Le , il est nommé vice-président du Conseil national du numérique[11]. Au sein d'un collège de 30 personnes qualifiées[12], il participe à l'étude des questions relatives au numérique, en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique de la société, de l'économie, des organisations, de l'action publique et des territoires[13].
En , il est nommé co-président du CNNum avec Françoise Mercadal-Delasalles. Le but principal de ce nouveau conseil, passé de 30 à 21 membres, est de s'interroger sur la relation avec le numérique en tant que société, pays et individu[14][source secondaire souhaitée].
Digital Champion
Le , Gilles Babinet est nommé digital champion par la ministre déléguée au Numérique Fleur Pellerin auprès de Nelly Kroes, la commissaire européenne chargée du numérique et vice-présidente de la Commission européenne[15]. Dans le cadre de sa fonction, il participe notamment aux travaux engagés par le collège pour réformer les tarifs du roaming en Europe[16].
Polémique avec la CNIL
Le , Gilles Babinet accorde une interview au magazine L'Usine nouvelle dans laquelle il déclare que « la CNIL est un ennemi de la Nation »[17] et qu'il faut « soit profondément [la] réformer soit [la] fermer ». Numerama qualifie son discours d'une « rare agressivité » et pointe le lien entre son avis sur les questions de protection de la vie privée à propos desquelles la CNIL s'est engagée et sa société Captain Dash opérant dans le domaine des renseignements marketing sur des consommateurs[18]. Une polémique s'ensuit, entrainant des réactions de soutien à l'autorité administrative indépendante de la part de personnalités issues du monde numérique[19].
Décoration
Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « coprésident du Conseil national du numérique, gérant d'une société de conseil ; 36 ans de services »[20]
Publications
- L'Ère Numérique, un nouvel âge de l'humanité, éditions Le Passeur, (ISBN 2368900675).
- Big Data, penser l'homme et le monde autrement, éditions Le Passeur, (ISBN 2368902600).
- Transformation digitale : l'avènement des plateformes, éditions Le Passeur, (ISBN 2368904867).
- Transformation digitale 2.0, éditions Pearson, (préface) (ISBN 2744067091).
- Refondre les politiques publiques avec le numérique, éditions Dunod, (ISBN 2100820761).
- Comment les hippies, Dieu et la science ont inventé internet, éditions Odile Jacob, (ISBN 978-2-415-00642-6).
- Green IA, L'intelligence artificielle au service du climat, éditions Odile Jacob, (ISBN 978-2-4150-0829-1).