Gilles Breton (pianiste)
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Québec, Canada
Québec, Canada
| Naissance | Québec, Canada |
|---|---|
| Décès | Québec, Canada |
| Nationalité | |
| Formation |
Piano ; perfectionnement en ;Europe Lucerne, années 1950) ; Festival Strings Lucerne ; bourse du Conseil des arts du Canada |
| Activité | |
| Conjoint |
Claire Rochette |
| Enfant |
Daniel, Francine, Diane, Denis, Michel et Marc |
| A travaillé pour |
|---|
Gilles Breton (né le à Québec et décédé en 2025 à Québec) est un pianiste québécois Francophones du Canada, francophone
Reconnu comme enfant prodige, il reçoit une formation musicale approfondie en piano, qui constitue le socle de l’ensemble de son parcours artistique. Après des débuts précoces en concert, il poursuit son perfectionnement en Europe au cours des années 1950, notamment en Suisse, où il est membre de l’ensemble Festival Strings Lucerne. Sa formation est appuyée par des bourses d’études, dont une du Conseil des arts du Canada.
De retour au Québec, Gilles Breton mène une carrière marquée par l’accompagnement, la direction musicale et l’harmonisation chorale. Il collabore à de nombreux projets du milieu choral et audiovisuel et travaille notamment à la Radio-Canada, où il intervient comme pianiste et directeur musical dans diverses productions.
Formation musicale précoce (enfance)
Gilles Breton naît le 31 mars 1934 à Saint-Cœur-de-Marie à Québec. Il manifeste très tôt des aptitudes musicales alors qu’il fréquentait l’Académie Sainte-Marie des Sœurs du Bon-Pasteur et commence l’étude du piano vers l’âge de six ans et demi. Il reçoit ses premières leçons de la R. Sœur Marie du Saint-Sacrement, sous la direction de laquelle il entreprend une formation musicale structurée comprenant notamment l’étude du solfège et de la dictée musicale ainsi qu’une pratique régulière de l’instrument. Cette discipline d’étude lui permet de progresser rapidement et de développer très tôt une maîtrise musicale remarquable pour son âge [1].
Dès le début de son apprentissage, Gilles Breton se distingue par la rapidité de ses progrès et par sa facilité à mémoriser et interpréter des œuvres musicales. Son développement musical repose sur un travail suivi et sur une formation méthodique qui l’amène à aborder un répertoire pianistique déjà étendu alors qu’il est encore enfant[1].
Vers l’âge de neuf ans, Gilles Breton commence à se produire régulièrement en public. Il donne plusieurs récitals qui contribuent à faire connaître le jeune pianiste dans différents milieux musicaux du Québec. Le jeune se fera entendre sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en soliste a au Palais Montcalm. Il se produit également dans plusieurs villes, dont Rimouski et Sainte-Anne-de-la-Pocatière[1].
Ces premières années de formation et d’activité musicale posent les bases de son développement artistique et de sa réputation précoce dans le milieu musical québécois.
Enfant prodige
Selon l’Encyclopédie canadienne, un enfant prodige est un enfant qui manifeste très tôt des capacités exceptionnelles dans un domaine spécialisé, notamment la musique. Gilles Breton est mentionné parmi les pianistes prodiges du Canada, ce qui confirme la reconnaissance nationale de son talent musical précoce[2].
Le parcours musical de Gilles Breton correspond à cette définition. Dès l’âge d’environ neuf ans au début des années 1940, il donne des concerts publics en soliste, notamment au Palais Montcalm à Québec ainsi que dans plusieurs villes du Québec, dont Rimouski et Sainte-Anne-de-la-Pocatière[1].
Sa précocité se manifeste également par sa participation à des concerts avec orchestre. En 1945, alors qu’il est âgé d’environ onze ans, il interprète en soliste le Concerto « Le Couronnement » de Wolfgang Amadeus Mozart avec l’Orchestre symphonique de Québec. Le 17 juillet 1946, à l’âge de douze ans, il participe à un concert d’été présenté par l’Orchestre symphonique de Québec au Stade municipal de Québec[3].
Cette reconnaissance est confirmée par des sources contemporaines. En mars 1944, le journal Le Soleil le décrit comme un « jeune prodige canadien-français », témoignant d’une reconnaissance publique précoce de ses capacités musicales[1].
Ainsi, par la précocité de sa formation musicale et par ses activités de concert dès l’enfance, Gilles Breton correspond à la définition d’un enfant prodige telle qu’elle est établie dans les sources canadiennes.
Formation musicale et concerts adultes conduisant à la période Radio-Canada
Gilles Breton poursuit sa formation musicale après les années marquées par une activité de concert exceptionnelle durant l’enfance. Dès le milieu des années 1940, il donne des concerts publics en solo, signe d’une formation musicale précoce déjà avancée[4].
En 1945, il interprète le Concerto « Le Couronnement » de Wolfgang Amadeus Mozart avec l’Orchestre symphonique de Québec. Un portrait biographique publié dans la revue Radiomonde le 29 mai 1948 témoigne de sa reconnaissance précoce comme jeune pianiste[4].
Il poursuit ensuite des études musicales aux États-Unis, notamment à San Francisco en 1954, avant d’approfondir sa formation aux conservatoires de Zurich et de Lucerne en Suisse[5].
De 1955 à 1957, Gilles Breton séjourne en Suisse où il devient membre de l’ensemble Festival Strings Lucerne. Cette période contribue de manière déterminante à sa maîtrise instrumentale et à son approche du travail musical d’ensemble[5].
En 1959, il effectue un second séjour à Lucerne, soutenu par une bourse du Conseil des arts du Canada, consolidant ainsi une formation européenne construite sur plusieurs années[5].
Débuts professionnels à Radio-Canada
À partir des années 1950, Gilles Breton amorce ses débuts professionnels et collabore avec la Radio-Canada, tant à la radio qu’à la télévision.
Une publication de La semaine à Radio-Canada, datée du 13 juillet 1957, mentionne un récital au cours duquel il se produit aux côtés de son frère Langis Breton, violoniste [6]
Cette période correspond aux premières diffusions musicales radiophoniques et télévisées mettant en valeur de jeunes interprètes québécois. La participation de Gilles Breton à ces émissions s’inscrit dans ce contexte d’émergence de la musique interprétée à la radio et à la télévision publiques.
Radio-Canada — Cent mille chansons (1970–1971)
La période 1970–1971 constitue le corpus le mieux documenté des activités de Gilles Breton à la Radio-Canada. Il agit alors comme pianiste et directeur musical de l’émission télévisée Cent mille chansons, diffusée sur CBVT (Québec).
Dans ce cadre, il assure l’accompagnement au piano, la direction musicale et la coordination des musiciens. L’émission est réalisée par François Provencher, avec lequel il collabore étroitement sur le plan artistique et musical.
Épisodes documentés (sélection)
- 9 septembre 1970 — Félix Leclerc (ouverture de saison)
- Fin septembre 1970 — Édith Butler
- 21 octobre 1970 — Clairette (Claire Oddera)
- 28 octobre 1970 — Pauline Julien
- 23 décembre 1970 — Michel Conte
- 27 janvier 1971 — Claude Léveillée et Jean-Pierre Ferland
- Février 1971 — Georges Moustaki
Ces émissions sont attestées par les grilles de programmation de Ici Radio-Canada ainsi que par de nombreux comptes rendus de la presse écrite, notamment Le Droit, La revue de Gatineau, Progrès-Écho, Le Guide et La Voix de l’Est[7].
Engagement choral et contexte institutionnel
Le Chœur V’là l’Bon Vent est fondé à Québec en 1958 par Gilles Julien et François Provencher, dans un contexte de structuration du mouvement choral québécois. Cette fondation marque le point de départ d’un ensemble appelé à jouer un rôle durable dans la diffusion de la chanson québécoise, comme en témoignent les sources encyclopédiques canadiennes et les fonds d’archives institutionnels couvrant ses premières décennies d’activité.
Période d’activité attestée auprès du chœur
La collaboration de Gilles Breton avec le Chœur V’là l’Bon Vent débute en septembre 1966, lorsque François Provencher l’invite à se joindre à l’ensemble comme pianiste accompagnateur. Gilles Breton accepte cette invitation, amorçant une relation artistique et professionnelle qui s’inscrit dans la durée et marque profondément l’histoire du chœur.
Au fil des années, Gilles Breton joue un rôle essentiel dans l’encadrement musical de l’ensemble, contribuant à la continuité artistique du Chœur V’là l’Bon Vent et à la mise en valeur de son répertoire choral et de chanson francophone. Sa présence s’inscrit dans une période de développement et de structuration de l’ensemble, tant au Québec qu’à l’occasion de projets d’envergure.
La presse témoigne de cette implication à partir du début des années 1970. En février 1973, le quotidien Le Soleil indique que la continuité des activités du chœur est assurée au Québec à la suite du départ de François Provencher pour un séjour de travail à l’étranger, sous la direction de Diane Lapierre, avec l’appui de musiciens associés à l’ensemble[8].
La fonction de Gilles Breton comme pianiste accompagnateur est explicitement mentionnée par la presse en janvier 1975. Un article du quotidien Le Soleil souligne sa participation à l’encadrement musical du Chœur V’là l’Bon Vent dans le cadre de la préparation d’une nouvelle saison de concerts, confirmant son rôle au sein de l’organisation musicale de l’ensemble à cette période[9].
Grand Chœur du 400e anniversaire de Québec (2008)
400e anniversaire de la ville de Québec
En 2008, dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec, Gilles Breton participe aux activités du Grand Chœur du 400e anniversaire, un projet choral d’envergure réunissant environ 400 choristes issus de différents ensembles. Chefs de chœur participants
Les chefs de chœur qui ont collaboré à la préparation et à la direction de ce grand ensemble étaient notamment :
François Provencher – direction artistique du projet
Lise Chatigny
Alain Lanctôt
Gilles Breton agit comme pianiste accompagnateur auprès de formations chorales dirigées par François Provencher, notamment avec La Clé des Saisons et le Grand Chœur du 400e anniversaire de Québec. Il contribue à la préparation musicale et à l’encadrement artistique de ce projet collectif inscrit dans un contexte commémoratif majeur de la vie culturelle québécoise[10].
Chœur de la Capitale (2009–2016)
Entre 2009 et 2016, Gilles Breton (pianiste) est associé au Chœur de la Capitale comme pianiste accompagnateur. Sa présence est notamment attestée lors d’un concert présenté le 7 décembre 2014 à l’Oratoire Saint-Joseph de Québec, sous la direction musicale de François Provencher [11].
Octobre 2016 — Un changement dans la direction avec un autre Chef de chœur du 'Chœur de la Capitale', Lise Chatigny [12].
Des éléments complémentaires relatifs à ce projet choral figurent dans la section « Voir aussi », située à la fin de tout les articles, avant la section « Notes et références »
Grands concerts
Le Grand Chœur Félix-Leclerc – 500 voix chantent Félix (2014)
Les 8 et 9 juin 2014, Gilles Breton participe au concert 500 voix chantent Félix Leclerc, présenté au Palais Montcalm à Québec. Cette production réunit environ 500 choristes autour du répertoire de Félix Leclerc. Plusieurs chefs de chœur dirigeaient les différentes chorales participantes et collaboraient à la direction du grand ensemble :
François Provencher – directeur artistique et initiateur du projet
Lise Chatigny
Alain Lanctôt
À cette occasion, Gilles Breton agit comme pianiste accompagnateur, contribuant à la réalisation musicale d’un hommage choral de grande envergure présenté devant un large public[13].
Des éléments complémentaires relatifs à ce projet choral figurent dans la section « Voir aussi », située à la fin de tout les articles, avant la section « Notes et références »
20 août 2014 — Concert hommage du centenaire de Félix Leclerc à Vaison-la-Romaine

Le 20 août 2014, à l’occasion du centenaire de la naissance de Félix Leclerc, François Provencher dirige un concert hommage présenté au Théâtre antique de Vaison-la-Romaine, en France.
Au cours de sa carrière, François Provencher a également contribué au rayonnement international de la chanson francophone. À l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Félix Leclerc, il est à l’initiative d’un concert hommage présenté au Théâtre antique de Vaison-la-Romaine, en France. Cet événement rassemble des choristes venus du Québec et de différentes régions françaises, illustrant la diffusion du répertoire québécois dans l’espace culturel francophone européen[14].
- Le 100e anniversaire de naissance de Félix Leclerc,
Le 20 septembre 2014, François Provencher dirige le Grand Chœur Félix-Leclerc lors d’un concert-hommage soulignant le 100e anniversaire de naissance de Félix Leclerc, présenté à l’église de La Nativité de Notre-Dame à Québec, Québec. Le concert réunit les (chef de chœur) Céline Binet, Jean-Clément Bergeron, Lise Châtigny et Odette Lord. Le chœur est accompagné par Daniel Breton (guitare basse), Phil Gagnon (percussions) et Gabriel Hamel (guitare et clavier), sous la direction musicale du pianiste Gilles Breton (pianiste)[15].
Grand Chœur Claude Léveillée (2015)
Les 24 et 25 octobre 2015, il participe au concert 400 voix chantent Claude Léveillée, également présenté au Palais Montcalm. Cette production est consacrée à l’œuvre de Claude Léveillée et réunit près de 400 choristes. Chefs de chœur participants
François Provencher – initiateur du projet et principal directeur artistique
Lise Chatigny
Alain Lanctôt Gilles Breton y assure l’accompagnement pianistique et le soutien musical des ensembles vocaux, dans un contexte scénique exigeant propre aux grands concerts choraux[16].
Des éléments complémentaires relatifs à ce projet choral figurent dans la section « Voir aussi », située à la fin de tout les articles, avant la section « Notes et références »
L’âge d’or de la chanson francophone à Vaison-la-Romaine (2016)

Le 20 août 2016, à Vaison-la-Romaine, François Provencher participe à l’organisation et à la direction artistique d’un concert gratuit intitulé « L’âge d’or de la chanson francophone », présenté au théâtre antique de Vaison-la-Romaine, en France. Cet événement s’inscrit dans la continuité des concerts chorals internationaux initiés à l’occasion des hommages rendus à Félix Leclerc.
Conçu comme un voyage musical entre le Québec, l’Acadie et l’Europe, le concert met en valeur le répertoire de la chanson francophone à travers des œuvres associées notamment à Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Charles Aznavour, Léo Ferré, Georges Moustaki et Charles Trenet. La programmation réunit plusieurs ensembles chorals, dont une chorale venue du Québec, la chorale dirigée par Claude Turcot, ainsi que des choristes locaux ayant pris part à des ateliers préparatoires.
François Provencher collabore à cette occasion avec le pianiste et directeur musical Gilles Breton, son partenaire artistique de longue date. Le concert, soutenu par l’association des Amis de la Musique, se déroule devant un large public dans un cadre patrimonial emblématique, illustrant le rayonnement international de la chanson francophone et du mouvement choral québécois[17].
Prix Gilles-Breton
Le Prix Gilles-Breton est une distinction créée par l’Alliance chorale du Québec afin de souligner l’apport remarquable de pianistes accompagnateurs et de directeurs musicaux œuvrant dans le milieu choral québécois[18].
Liste des récipiendaires
- 2015 – Sylvain Bérubé, pianiste, Québec
- 2016 – Jeannot Turcotte, pianiste, Québec
- 2017 – Pas de lauréat
- 2018 – Lorraine Gariépy, pianiste, Saint-Sauveur
- 2019 – Anne-Marie Denoncourt, pianiste, Montréal
- 2020 – Francine Brouillard, pianiste, Châteauguay
- 2021 – Danielle Maisonneuve, pianiste, Sainte-Thérèse
- 2022 – Pas de lauréat
- 2023 – Francine Lauzon-Pelletier, pianiste, Saint-Hyacinthe
- 2024 – Christine Bonin, pianiste, Joliette
- 2025 –Lucie St-Pierre, pianiste, Québec
Certaines années n’ont pas donné lieu à une attribution.
Vie personnelle et continuité musicale
Le parcours de Gilles Breton s’inscrit dans une continuité familiale marquée par des liens musicaux, à des époques distinctes, avec Gilles Vigneault, figure majeure de la chanson et de la culture québécoises.
Son frère Langis Breton, violoniste, apparaît aux côtés de Gilles Breton dans un récital diffusé par Radio-Canada le 13 juillet 1957[6].
Il accompagne par la suite Gilles Vigneault lors d’une émission Tour de chant diffusée le 15 août 1976 à midi[19].
Plusieurs décennies plus tard, son fils Daniel Breton s’impose comme musicien professionnel à la guitare basse. Actif en studio, sur scène et à la télévision, il accompagne notamment Gilles Vigneault lors de projets musicaux ultérieurs et participe à l’enregistrement de plus de cinquante albums[20].
Depuis les années 2015, Daniel Breton est également bassiste lors des concerts annuels du Chœur en Supplément’air[21].