Gilles Fabre

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Décès
(à 73 ans)
Repaix
Nom de naissance
Gilles Lucien Marie FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Gilles Fabre
Gilles Fabre à Repaix en 1989
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Repaix
Nom de naissance
Gilles Lucien Marie FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Décorateur, peintre, publicitaire, professeur d'état de dessin d'art
Formation
Maître
Camille Hilaire, Daniel Meyer, André Wahl
Mouvement

Gilles Fabre, né le à Blâmont (Meurthe-et-Moselle) et décédé le à Repaix (Meurthe-et-Moselle)[1], est un peintre français.

Né à Blâmont (Meurthe-et-Moselle) le , Gilles Fabre affirme très tôt sa volonté d’être peintre et rien d’autre. Il n’a qu’une douzaine d’années quand il reçoit en cadeau son premier chevalet confectionné par un prisonnier allemand. À seize ans, il obtient une dispense et réussit le concours d’entrée de l’École nationale supérieure d'art et de design de Nancy. Camille Hilaire est son maître dans la classe de dessin. Il suit ensuite les cours Corlin à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, puis fait un début de carrière dans la publicité avant de prendre la direction d’un bureau d’études parisien[2].

En , Nicolas Karjensky accroche pour la première fois une toile de Gilles Fabre aux cimaises de la Galerie Cardo[3]. En , pour sa première grande exposition personnelle à la maison des jeunes et de la culture de Saint-Cloud, Fabre présente comme un défi cinquante-deux toiles consacrées au vieux Paris. Toutes les œuvres trouvent preneur en moins d’une semaine[non pertinent]. Fabre démissionne alors du bureau d'études fin [4].

Sa véritable vie d'artiste commence alors et durera quatre décennies, à Paris tout d'abord, puis dans son pays natal à Repaix (Meurthe-et-Moselle) en 1980, où il restaure une ancienne ferme lorraine de 1724 aménagée en cimaises. « La Maison du Peintre »[5], inaugurée le avec une exposition rétrospective, ouvre périodiquement chaque année au public et présente aussi les œuvres des amis artistes comme Jean-Pierre Pophillat, Jean Abadie, Michèle Battut, Françoise Baumgarten, Anne Strasberg, Martine Leboeuf.

De son union en avec Christiane Aubry, Gilles Fabre a quatre enfants : Véronique, Élisabeth, Bertrand et Laurence[6]. Sa seconde fille Élisabeth est également une artiste spécialisée dans les collages à thèmes[7].

Membre de l'Académie de Stanislas[8] à partir de 1993, il en deviendra le président en 1999.

Artiste emblématique de Nancy et de sa région, Gilles Fabre est considéré comme véritable « peintre de la Lorraine » jusqu'à son décès brutal le [9].

Œuvre

La première « période » de la carrière de Gilles Fabre est consacrée principalement au vieux Paris, celui des belles en chapeau et robe longue près des ponts de la Seine, des marchandes de quatre saisons, des coins de rues de Montmartre, des quais. Fabre faisait déjà du Fabre, présentant telles quelles les rues sombres de la « ville lumière ».

Quelques années plus tard, il transcrit de même la Lorraine retrouvée, rude, solide et secrète. Pendant cette « seconde période » Fabre illustre sans complaisance et d'un couteau rageur et vif des paysages aux fermes délabrées, des automnes boueux, des hivers figés dans des ciels et des eaux aluminium. Les natures désenchantées comme les architectures grises trouvèrent des amateurs que ce réalisme virtuose confortait dans leur quotidien.

Ce n'est que dans les années quatre-vingt, lors de sa troisième période, que Gilles Fabre devient vraiment « le Peintre de la Lorraine », d'une Lorraine qui avait enfin trouvé des couleurs, des harmonies champêtres gaillardes. Fabre étala largement toutes les teintes de vert qu'il avait rencontrées adolescent pendant ses heures d'école buissonnière : le vert de vessie, l’anglais, l’olive, le cinabre vert foncé. Il en fit aussi des camaïeux fidèles alors aux profondeurs des forêts tropicales ou aux sérénités des rives asiatiques.

D’une part, les Lorrains reconnaissaient leurs terres, leurs maisons aux larges porches ventrus, les routes bordées de peupliers, la fontaine et le clocher du village, leurs horizons. Et d'autre part les Cairotes ont acheté les toiles d'Égypte pour y retrouver les nuances de leur ciel, les amoureux de Venise pouvaient contempler le vert profond et sans relief des canaux tandis que les touristes du Viêt-Nam avaient subitement leur salon au milieu de la baie d’Halong. Parce que Fabre a laissé de ses voyages les témoignages de vies locales authentiques, épurées de tout exotisme frelaté. Fabre a toujours peint la vérité de l'instant dans le parfum du jour et dans cette harmonie qui met le cœur et l'œil contents.

Son épouse, Christiane Fabre, est habilitée à expertiser et délivrer des certificats des œuvres de l'artiste. Elle s'attache à réaliser l'œuvre raisonné du peintre[10].

Toiles et lithographies

Vieux Paris

  • Quartier médiéval, lithographie 64 × 49 cm[11]
  • Ballade sur les quais à Paris, 65 × 61 cm[12]
  • Pont sur la seine, lithographie[13]
  • Vue de la place de Furstenberg, 45 × 60 cm[14]

Intimisme

  • La fenêtre de la maison fleurie, lithographie 53 × 43 cm[15]
  • La chaise, lithographie 55 × 75 cm[16]
  • Bouquet violet, huile sur toile 50 × 60 cm[17]
  • Voilier sur la plage, huile sur toile 35 × 27 cm[18]
  • Le chemin aux noisettes[19]
  • Fontaine devant une maison lorraine, huile sur toile 33 × 41 cm[20]


Paysage lorrain

  • La Garde. Liocourt, huile sur toile 28 × 36 cm[21]
  • Le clocher, huile sur toile[22]
  • Ferme lorraine, huile sur toile 30 × 60 cm[23]
  • Vue de Nancy[24]
  • Attigny, pont de la Saône[25]

Souvenir de voyage

  • Strassenpartie in Cologny mit Blumenwagen, huile sur toile[26]
  • Venise, huile sur toile 81 × 100 cm[27]
  • Vue sur le Nil, huile sur toile 27 × 35 cm[28]

Expositions

Expositions personnelles

Expositions collectives

Musées et collections publiques

Prix et distinctions honorifiques

Réception critique

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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