Gilles de Corbeil

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Gilles de Corbeil
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Romuald de Salerne, Peter Musandinus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Gilles de Corbeil ou Pierre-Gilles de Corbeil, (en latin : Egidius de Corbolio ou Egidius Corboliensis ou encore Ægidius Corboliensis), né vers 1140 à Corbeil (au sud de Paris) et mort vers 1224, est un médecin du Moyen Âge, enseignant à Paris et médecin de Philippe-Auguste.

Il est l'auteur d'un grand Poème de la médecine, composé de plusieurs livres, qui servira de modèle d'enseignement à la Faculté de médecine de Paris jusqu'au XVe siècle.

Sa biographie et ses œuvres nous sont connues grâce notamment à la monographie du médecin et historien Camille Vieillard. Gilles de Corbeil est le contemporain du poète médiéval Gilles de Paris.

Vers 1160, le bénédictin Pierre-Gilles de Corbeil, part à Salerne pour apprendre la médecine dans la célèbre et prestigieuse école de médecine de Salerne riche de ses nombreuses traductions en arabe de traités médicaux en grec datant de l’Antiquité et traduites en latin, et de la tradition de Galien et Dioscoride.

Gilles de Corbeil revient en France en passant par l'école de médecine de Montpellier. Là, il se dispute violemment avec les maitres montpellierains au point d'être injurié et roué de coups. Il expose sa mésaventure à la fin de son livre sur les urines en ces termes[1],[2],[3]: « La secte ennemie, mugissant vainement, comme s'il eut été un rustre ou un sabotier (...) cette vile et prostituique [sic] populace de Montpellier qui n'est pas digne de toucher le bas de ta robe. »

De retour à Paris, il enseigne la médecine à l'université, présentant la science médicale de l'école de Salerne contre celle de Montpellier et celle des méthodes empiriques de Pierre Rigord.

Il est surnommé le « héraut transalpin de la gloire de l'école de Salerne »[4], et son contemporain Gilles de Paris l'appelle « Celeberrimus arte medendi » (hautement célèbre dans l'art de guérir)[2].

Il devient chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris et médecin (archiatre) de Philippe Auguste. Il s'oppose au légat du pape à Paris, ce pape étant Innocent III alors ennemi de Philippe Auguste[2].

En 1194, il dénonça le sac de la ville de Salerne par Henri VI du Saint-Empire.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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