Gina Lombroso

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Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Gina Lombroso
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Université de Turin (laurea) (jusqu'en )
Université de Turin (laurea) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Fratrie
Paola Lombroso Carrara (d)
Ugo Lombroso (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Vue de la sépulture.

Gina Lombroso (née Gina Elena Zefora Lombroso à Pavie le et décédée à Genève le ), de son nom d'épouse Gina Lombroso-Ferrero (elle est l'épouse de Guglielmo Ferrero et la mère de Leo Ferrero), est une vulgarisatrice scientifique, médecin et écrivaine italienne. Elle est notamment connue pour ses activités d'édition, son militantisme ainsi que pour ses études sur la condition féminine et le machinisme.

Elle est l'autrice d'une dizaine d'ouvrages dont L'anima della donna (1917-1918), traduit en 1924 sous le titre L'Âme de la femme[1] et Le tragedie del progresso meccanico (1930), traduit en 1931 sous le titre La Rançon du machinisme, dans lequel elle voit dans l'industrialisation un symptôme de décadence intellectuelle et morale[2]. Ce dernier ouvrage est cité élogieusement par Henri Bergson[3].

« De sa nature elle était très douce, gaie et altruiste, la préférée de mon père et de tout le monde. » (Paola Lombroso Carrara (it) notes manuscrites sur sa sœur Gina).

Gina Lombroso était la seconde des cinq enfants de Cesare Lombroso (1835-1909), célèbre anthropologue et criminologue positiviste, et de Nina De Benedetti, femme cultivée et intelligente issue d'une famille aisée de commerçants d'Alexandrie aux origines juives.

Les conceptions éducatives ouvertes et marquées par la liberté qu’avaient adoptées ses parents par rapport à leurs enfants rendirent l’atmosphère de la famille extrêmement stimulante au point de vue intellectuel pour Gina et pour ses frères. Dans la famille Lombroso, on donnait la priorité absolue au projet scientifico-culturel du père et Gina s’efforça depuis son plus jeune âge de devenir son aide et sa disciple.

En 1876, toute sa famille déménagea à Turin. Elle fut admise à fréquenter les écoles d'État. A la même époque, elle collabora avec le plus grand soin à l'"Archivio di psichiatria", fondé par Cesare Lombroso en 1880. En raison de son jeune âge, elle apporta d'abord une aide administrative et rédactionnelle. Elle enrichit ensuite également les contributions scientifiques. Sa famille l'ayant jugée, à tort, peu douée pour des études classiques, elle fut initialement inscrite dans une école professionnelle. Toutefois, à l'âge de seize ans, en 1888, elle passa au lycée classique de Turin.

Une fois son baccalauréat obtenu, en 1891, elle fut inscrite par ses parents à la Faculté des Lettres, malgré son désir de devenir médecin. Ces études la déçurent profondément, se révélant peu intéressantes et fort ennuyeuses alors que les thématiques de l'anthropologie criminelle et de la psychiatrie la passionnaient depuis sa collaboration, ininterrompue, avec son père.

En 1897, elle passa haut la main la licence en lettres et philosophie. Son diplôme obtenu, elle soumit de nouveau à sa famille son premier désir : entreprendre les études de médecine et, cette fois, on y consentit. Elle s'inscrivit à la Faculté de médecine et de chirurgie de Turin à l'âge vingt-cinq d'ans et fut diplômée en 1901, en présentant une thèse sur les avantages de la dégénérescence.

Carrière

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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