Ginette Chérubin est architecte, elle a effectué une partie de sa carrière professionnelle dans la fonction publique et elle assure des fonctions d'enseignante à l'université[1].
Nommée ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes en 1996, elle a démissionné en 1997[2].
Entre et , elle a été membre du Conseil électoral[1] en tant que représentante des associations de femmes[3]. Elle était en charge lors des élections qui ont duré de à et qui ont conduit à l’accession de Michel Martelly à la présidence haïtienne. L'ingérence internationale et le refus de cautionner des résultats contestables ont été à l'origine de sa démission[4],[5] du Conseil électoral provisoire. De cette expérience est né son ouvrage Le ventre pourri de la bête où elle plaide pour une politique radicalement assainie. Après une réédition de son livre[6], elle dresse un portrait desespéré de son pays dans une tribune publiée dans le Nouvelliste en [7].
Ginette Chérubin décrit Haïti comme "un pays machiste où les femmes sont discriminées et sujettes à une subordination dans les rapports de genre[8]". Elle est partisane de la discrimination positive en faveur des femmes, pour compenser leur très faible place dans les instances décisionnelles du pays[8]. Elle porte ces questions féministes en étant membre du Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN)[8].
Elle travaille en 2015 sur des projets de gestion durable des sites touristiques dans le sud de l'île, pour préserver et valoriser les sites historiques et naturels[9].