Ginette Jullian

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
MahinaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Espionne, agent du SOEVoir et modifier les données sur Wikidata
Ginette Jullian
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
MahinaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Espionne, agent du SOEVoir et modifier les données sur Wikidata

Ginette Jullian, née le à Montpellier, décédée le à Mahina (Tahiti, Polynésie française)[1], fut un agent secret pendant la Seconde Guerre mondiale en service pour le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA)[2] et pour le SOE[3].

Ginette Jullian naît le à Montpellier[4]. De 1935 à 1940, elle est mariée à Pierre Lucien Egg, divorcée en 1940. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle est fiancée et puis épouse de Philippe de Scitivaux, officier de la Marine française, engagé dans la France libre comme pilote de chasse et commandant du 340e Squadron RAF[1].

Opérateur radio du réseau Jérôme-PERMIT, elle est parachutée avec son organisateur Gérard Dedieu, le , à l’ouest de Nouan-le-Fuzelier, dans le Loir-et-Cher. Philippe de Vomécourt, chef du réseau VENTRILOQUIST, lorsqu’il les accueille, lui confisque son poste (le tout nouveau modèle A MARK 3, qui pèse à peine quatre kilos) en lui expliquant que la valise qui le contient est trop repérable. Elle se trouve obligée de chercher un nouveau matériel, en même temps qu’avec Gérard Dedieu, elle tente de rejoindre la région d’opérations qui leur a été attribuée, autour d’Amiens. Ils échouent car, à Paris d’abord, puis à Beauvais, les contacts qui leur ont été indiqués ont disparu.

La chance lui fait rencontrer, en Seine-et-Marne, un groupe américain qui dispose d’un poste qu’elle peut utiliser (Philippe de Vomécourt lui ayant quand même laissé ses cristaux) pour informer Londres et demander de nouvelles instructions. Résultat : c’est en Eure-et-Loir, et non plus dans la Somme, que le réseau doit s’installer. Avec l’aide de Ginette Jullian, qui émet 67 messages vers Londres et en reçoit 52, il va réussir à y organiser, entre le et le , 31 parachutages d’armes et d’argent, et à armer ainsi près de deux mille hommes de plusieurs maquis et groupes de résistance, permettant de réaliser de nombreux sabotages : entre autres, le , non loin de Dreux, sera détruit le viaduc de Cherisy, que la RAF a, maintes fois, attaqué en vain.

Mission accomplie, Gérard Dedieu est écarté des manifestations qui marquent la libération de Chartres et, en particulier, de la réception officielle de général de Gaulle. Amer, il rentre à Londres. De son côté, Ginette Jullian, avec l’accord de la section F, est recrutée par une unité spéciale américaine en partance pour la région dijonnaise. Là, l’équipe doit repérer des cibles à bombarder, et Ginette Jullian, opérant en phonie, assure, en première ligne, les liaisons nécessaires avec l’état-major de l’aviation. La progression alliée étant rapide, la guerre de Ginette Jullian se termine le . Elle rentre à Londres le 26/[5].

Ginette Jullian décède de noyade dans un accident de plongée sous-marine, survenu le à Mahina (Tahiti, Polynésie française).

Carrière militaire

1942 : agent pour la BCRA[6]

1943 : en formation comme élève pilote pour l'ATA RAF[7]

1944 : agent pour le SOE[8]

Identités

  • État civil : Ginette Marie Hélène Jullian
  • Comme membre de la section F du SOE :
    • Nom de guerre : « Adèle »
    • Nom de code opérationnel : JANITRESS (traduction française : GARDIENNE)
    • Nom de code du Plan, pour la centrale radio : PATIENT
    • Fausse identité : Ginette Marie Jourdain

Famille

  • Son père : Georges Charles Henri Athanase Jullian, (à la naissance de Ginette : armateur, 30 ans) ;
  • Sa mère : Yvonne Jeanne Louise Lozes, (à la naissance de Ginette : sans profession, 24 ans) ;
  • Ses maris : 1. — Pierre Lucien Egg (mariage le à Nice ; divorce le ). 2. — Charles Jean Marie Philippe de Scitivaux de Greische () (mariage le ).

Source

Liens externes

Notes

Related Articles

Wikiwand AI