Ginevra Sforza
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| Naissance |
Ancône |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | Italien |
| Famille |
Ginevra Sforza (Ancône, 1440 – ) est une aristocrate bolonaise de la fin du XVe et du début du XVIe siècle.
Ginevra Sforza est la fille illégitime d'Alessandro Sforza, seigneur de Pesaro.
Elle épousa en premières noces Sante Bentivoglio, cousin de Giovanni II Bentivoglio, le en l'église San Giacomo Maggiore de Bologne[1]. Avec Sante Bentivoglio, elle eut deux enfants[2]:
- Costanza (1458-1491), qui épousa Antonmaria Pico da Mirandola ;
- Ercole Bentivoglio (1459-1507), condottiere, qui épousa Barbara Torelli.
Devenue veuve en 1463, l'année suivante elle épouse Giovanni II, devenant sa conseillère[3],[4]. Ginevra eut avec Giovanni seize enfants, dont cinq moururent encore enfants :
- Bianca Bentivoglio (1467-1519), épouse en 1481 Niccolò Maria Rangoni ;
- Francesca Bentivoglio (1468-1504), épouse en 1481 de Galeotto Manfredi qu'elle tua ;
- Annibale (1469-1540) qui épousa Lucrezia, fille de Hercule Ier d'Este, seigneur de Bologne de 1511 à 1512 ;
- Eleonora Bentivoglio (1470-1540), épouse en 1486 Giberto III Pio di Savoia, co-seigneur de Carpi ;
- Anton Galeazzo (1472-1525), prélat ;
- Camilla Bentivoglio (1473-1541), nonne au Corpus Domini ;
- Alessandro (1474-1532), qui épousa Ippolita Sforza ;
- Violante Bentivoglio (1475-1528), épouse en 1489 Pandolfo IV Malatesta ;
- Ermes (1476-1513) ;
- Laura Bentivoglio (1477-1523), épouse en 1474 de Giovanni Gonzaga ;
- Isotta (1479-?), nonne au Corpus Domini.

Elle était amie avec Gentile Budrioli, épouse du notaire Alessandro Cimieri, étudiante à l'université de Bologne, accusée de sorcellerie et brûlée vive en 1498[3].
En 1466, le pape Paul II reconnut la seigneurie de Giovanni II et lui attribua le vicariat papal de Bologne[4].
Après avoir échappé au complot de la famille Malvezzi en 1488, en 1501 les Bentivoglio furent de nouveau menacés par le complot de la famille Marescotti. Sur le conseil de Ginevra, de nombreux membres de la famille furent tués par vengeance[1]. En 1505 les comploteurs ayant survécu à la vengeance firent appel au pape Jules II qui ordonna à Giovanni II et sa famille de quitter Bologne. Ginevra, qui s'est exilée à Parme auprès du marquis Pallavicino, est excommuniée car ce lieu n'était pas assez éloigné de Bologne[3]. Malgré les nombreuses demandes de la part de Ginevra, Jules II refusa de la recevoir en audience au château de Ponte Poledrano (aujourd'hui Castello di Bentivoglio) que le pape s'était approprié. À Bologne, les propriétés des Bentivoglio furent saccagées et le Palais Bentivoglio est détruit.
Ginevra Sforza est morte le et inhumée dans une fosse commune près de Busseto[3]. L'année suivante son mari Giovanni II mourut aussi.
Bibliographie
- (en) Cecilia M. Ady, The Bentivoglio of Bologna – A Study in Despotism, Oxford, London,
- (en) Elizabeth Bernhardt, Genevra Sforza and the Bentivoglio: Family, Politics, Gender and Reputation in (and beyond) Renaissance Bologna, Amsterdam, Amsterdam University Press, (ISBN 9789048552870, DOI https://doi.org/10.1515/9789048552870)