Giorgio Antonucci
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En 1963, Giorgio Antonucci se forme à la psychosynthèse avec Roberto Assagioli et commence à se consacrer à la psychiatrie en essayant résoudre les problèmes des patients, en évitant les internements ou les méthodes coercitives.
En 1968, il travaille à Cividale del Friuli au sein d'un pavillon ouvert de l'hôpital civil qui représentait une alternative aux hôpitaux psychiatriques conventionnels[2].
En 1969, il travaille dans l'hôpital psychiatrique de Gorizia dirigé par Franco Basaglia[3],[4],[5].
De 1970 à 1972, il dirige le centre d'hygiène mentale de Castelnovo ne' Monti, province de Reggio d'Émilie[6],[7].
De 1973 à 1996, il travaille au démantèlement des hôpitaux psychiatriques Osservanza et Luigi Lolli à Imola[8]. Pendant le tremblement de terre de 1968 en Sicile occidentale, Giorgio Antonucci a travaillé comme médecin avec le service civil de la province de Florence[9]. Il a vécu les dernières années de sa vie à Florence et a collaboré avec le Comitato dei Cittadini per i Diritti Umani, le Centro di Relazioni Umane[10] et les Radicali Italiani[11].
Position en référence à la psychiatrie
Dans ses publications, Giorgio Antonucci affirme qu'il se rapproche, théoriquement, du courant existentiel-humaniste de Carl Rogers, des courants de critique à la psychiatrie (Erving Goffman, Ronald Laing, David Cooper, et Thomas Szasz) et de la critique à l'institution asilaire de Franco Basaglia[12].
Szasz affirme qu'il est d'accord avec Giorgio Antonucci sur le concept de « personne » des, communément appelés, malades psychiatriques : ils sont, comme nous, des personnes à tous points de vue, qui peuvent être jugées du point de vue émotif et dans sa « condition humaine » ; la « maladie mentale » ne transforme pas le patient en « moins qu'un homme », et le psychiatre n'est pas nécessaire pour « lui rendre son humanité »[12].
Giorgio Antonucci est le fondateur de l'approche non psychiatrique de la souffrance psychique, qui se fonde dans les sujets suivants[13],[14],[15] :
- Le traitement sanitaire obligatoire ne peut être une approche scientifique et médicale de la souffrance, étant basé sur la force contre la volonté du patient.
- L'éthique du dialogue est substituée à l'éthique de la coercition. Le dialogue peut seulement se développer entre des individus qui se reconnaissent comme des personnes dans une confrontation inter pares.
- Le diagnostic est nié, étant considéré comme un préjugé psychiatrique qui empêche de commencer le véritable travail psychologique avec les êtres humains en souffrance.
- Les psychotropes ou drogues psychiatriques servent à calmer, et à améliorer les conditions de vie de ceux qui doivent s'occuper du patient. On refuse tout autre usages qui nuisent à la personne, de la lobotomie jusqu'à la castration (proposée aussi en Italie, en référence aux délits sexuels), et toutes les formes de choc.
- Pour critiquer les institutions, on doit aussi remettre en question la pensée qui les a créées.
Giorgio Antonucci affirme que « l'essence de la psychiatrie réside dans une idéologie de discrimination »[16].
Prix
- : prix Thomas Szasz pour la « lutte contre l'état thérapeutique », Los Angeles.
Œuvres
- (it) I pregiudizi e la conoscenza critica alla psichiatria (préface de Thomas S. Szasz), éd. Coop. Apache - 1986
- (it) Psichiatria ieri ed oggi, Enciclopedia Atlantica (European Book, Milan) - 1989
- (it) Il pregiudizio psichiatrico, Eleuthera - 1989
- (it) La nave del paradiso, Spirali -
- (it) Freud e la psichiatria, 1990 Enciclopedia Atlantica, European Book, Milan
- (it) Aggressività Composizione in tre tempi, Uomini e lupi, Edizioni Eleuthera - 1990
- (it) Psichiatria e culture, Enciclopedia Atlantica, European Book, Milan - 1991
- (it) Contrappunti, Sensibili alle Foglie - 1994
- (it) Critica al giudizio psichiatrico, Sensibili alle Foglie - 1994
- (it) Il giudice e lo psichiatra, Volontà, Eleuthera - volume - Delitto e castigo - 1994
- (it) (avec Alessio Coppola) Il telefono viola. Contro i metodi della psichiatria, Eleuthera - 1995
- (it) Pensieri sul suicidio, Eleuthera - 1996 1998 (ISBN 9788885861992)
- (it) Le lezioni della mia vita. La medicina, la psichiatria, le istituzioni, Spirali - 1999
- (it) Pensieri sul suicidio, Eleuthera - 2002
- (it) Il cervello. Atti del congresso internazionale Milano, dal al 1º dicembre 2002 [contient le discours d'Antonucci] Spirali - 2004
- (it) Critica al giudizio psichiatrico, Sensibili alle Foglie - 2005
- (it) Diario dal manicomio. Ricordi e pensieri, Spirali - 2006
- (it) Igiene mentale e libero pensiero. Giudizio e pregiudizio psichiatrici, "Umanità nova", Reggio Emilia - .
- (it) Foucault e l'antipsichiatria. Intervista a Giorgio Antonucci, Diogene. Filosofare Oggi n° 10 - 2008 - Avec « IL DOSSIER: 30 anni dalla legge Basaglia »
- (it) Corpo - Intervista di Augusta Eniti a Giorgio Antonucci, Multiverso" Università degli studi di Udine, n° 7 et 8 (ISSN 1826-6010). Année 2008.
- (it) Conversazione con Giorgio Antonucci, Erveda Sansi. Critical Book - I quaderni dei saperi critici - Milan, . S.p.A Leoncavallo.
- (it) (avec d'autres auteurs) La libertà sospesa, Fefè editore, Rome 2012.
- (it) (discours de Giorgio Antonucci et Ruggero Chinaglia) Della Mediazione, Elisa Ruggiero, Aracne 2013.
- (es) El prejuicio psiquiátrico [Il pregiudizio psichiatrico], préfaces de Thomas Szasz et Massimo Paolini, traduction de Massimo Paolini, Katakrak, Pamplona, 2018 - (ISBN 978-84-16946-23-5)
Interview en espagnol
- Antonucci: La locura no tiene ningún significado filosófico, Periódico Diagonal nº 250 (voir 'Liens externes'). L'interview a été aussi publié dans CTXT nº 28, Infolibre, Viento Sur et Perspectivas anómalas | ciudad · arquitectura · ideas.