Giorgio Blandrata
médecin italien
From Wikipedia, the free encyclopedia
Giorgio Biandrata ou Biandatra (né v. 1520 à Saluces, dans le marquisat de Saluces, dans l'actuelle province de Coni, dans le Piémont et mort le à Gyulafehérvár, dans l'actuelle Roumanie) est un médecin et un réformateur religieux italien du XVIe siècle, victime de ses convictions religieuses.
Biographie
Giovanni Giorgio Biandrata est le troisième enfant de Bernardino Biandrata de San Fronte. Il a fréquenté ses premières écoles dans sa ville natale de Saluzzo, puis est parti à Montpellier pour étudier la médecine. Inscrit à l'Université de médecine de Montpellier le 15 novembre 1530, il y fut reçu docteur en 1533[1]. En 1534, il poursuivit ses études à Pavie et en 1538 à Bologne, se spécialisant en gynécologie. En 1539, il se fait connaître pour avoir publié une œuvre partielle d’Aristote et Ludovico Bonaccioli, intitulée Gynaeceorum ex Aristotele et Bonaciolo a Georgio Blandrata medico Subalpino noviter excerpta de fecundatione, gravitate, partu et puerperio[2].
Giorgio Blandrata fut poursuivi par l'inquisition de Pavie, pour avoir embrassé les doctrines d'Arius et de Socin. Il chercha un asile à Genève, mais y fut persécuté par Calvin. Il finit par se sauver en Pologne, où il devint médecin du roi Étienne Bathory. Il aurait aussi donné ses soins à Isabelle de Pologne[1].
Chassé de Pologne en 1563 pour ses convictions antitrinitaires, il se réfugie auprès du prince de Transylvanie Jean-Sigismond Zapolyai, qu'il parvient à convertir au protestantisme en 1569. L'évêque Ferenc Dávid de Kolozsvár le suit dans cette foi et la Diète la proclame en 1571 la quatrième des confessions reconnues sous le nom d’unitarisme[2].
À la fin de sa vie, il fera taire son prosélytisme pour se rapprocher des Jésuites qui finiront par le reconvertir au catholicisme[1].
Il mourut tragiquement en 1558, étouffé dans son lit par son neveu qui était aussi son héritier[1].