Gisay-la-Coudre

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Village du pays d'Ouche.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme médiévale latinisée Gysaium en 1124[2].

Le nom de Gisay remonte au type gaulois *Gisacon (de *Gisāko-), en latin Gisacum, également nom ancien du Vieil-Évreux et nom d'un hameau de Thevray[2]

Le premier élément s'explique soit par le nom de personne gaulois Gisos ou par le terme gēso (de gaiso) qui signifie « javelot, pointe, cap, éminence »[2], (terme passé en latin sous la forme gaesum), à supposer une évolution secondaire gēso > gīso fréquente en gaulois cf. Alesia / Alisia.

On le retrouve dans Gisors, jadis Gisoritum (avec rito-, gué), peut-être « le gué marqué par des lances ». Le second élément est le suffixe gaulois -acon (celtique -*āko- de localisation cf. breton -eug / -eg; gallois -og), puis de propriété gallo-romaine sous la forme *-ACU.

Le déterminant complémentaire -la-Coudre signifie « le coudrier » en ancien français, c'est-à-dire « le noisetier ».

Les paroisses de Saint Ouen de Mancelles, Bosc Roger et Bosc Robert ont été réunies à Gisay-la-Coudre en 1792.

Histoire

La légende veut que saint Taurin, premier évêque d'Evreux de 350 à 411, soit mort flagellé avec les branches d'un noisetier et griffé par les femmes (qui naîtraient sans ongles depuis !), ainsi le village tiendrait son qualificatif de « la Coudre », de cette histoire[3].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1925 C. Moussel    
mars 2001 En cours Jean-Pierre Bordeau UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 239 habitants, en évolution de +0,42 % par rapport à 2008 (Eure : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270950933799693790719699647
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605572574475456458434425379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
357342343301304310264333351
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013
279252242227221233249232239
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Église Saint-Aubin[8]; les vitraux sont de 1855 et dus à l'atelier Duhamel-Marette[9] et Gaspard Gsell[10]
  • Église Saint-Ouen au lieu-dit Saint-Ouen-de-Mancelles[11], et son presbytère[12]
  • Église Saint-Jean-Baptiste au lieu-dit Le Bosc-Roger[13], désaffectée, et son presbytère[14]
  • Manoirs à la Glaçonnière[15],[16], la Villette[17], la Chauvinière[18], la Mare-Joachim[19] et au Boulay[20].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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