Elle est née et grandit en Bavière, avant de se rendre à l'âge de 18 ans en Angleterre afin d'y perfectionner son anglais.
Après des études de droit, elle réussit à devenir la première «femme étrangère» à se faire élire députée à la Chambre des communes en 1997 dans la circonscription de Birmingham-Edgbaston, avec 48,6% des voix.
Quelques jours avant l'élection présidentielle américaine de 2004, elle devient la seule députée travailliste à apporter ouvertement son soutien au président républicain George W. Bush, affirmant qu'une victoire de son adversaire démocrate John Kerry conduirait à une hausse des actes terroristes[1].
Le , elle fait partie des 66 députés travaillistes à rompre avec la ligne du chef du parti Jeremy Corbyn en soutenant le gouvernement conservateur lors d'un vote parlementaire sur l'autorisation de bombardements en Syrie contre l'État islamique[2].
Lors de la campagne en vue du référendum de sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, elle est l'une des dix députés travaillistes en fonction à ne pas suivre la ligne de Jeremy Corbyn en appelant à voter pour la sortie de l'Union[3].
Lors de la campagne pour les élections générales anticipées de , elle fait une apparition aux côtés du Premier ministre Boris Johnson pour appeler à voter pour les conservateurs plutôt que pour les travaillistes lors du scrutin pour finaliser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne[5].
Elle reçoit une pairie à vie en dans le cadre de la liste des personnes honorées suite à la dissolution du Parlement de 2019, et entre à la chambre des lords[6].
En , le Premier ministre Boris Johnson annonce nommer Stuart au poste de Première commissaire à la fonction publique, lui donnant ainsi la mission de diriger la commission chargée du recrutement à des postes clés de la haute fonction publique britannique. Cette décision suscite des critiques, notamment de la part du Parti travailliste qui remet en cause la neutralité d'une figure aussi politique que Stuart pour le rôle[7]. Après son entrée en fonction en , elle est maintenue dans ses fonctions par les successeurs de Johnson, y compris par le travailliste Keir Starmer après sa victoire aux élections de 2024[8].