Gisèle Moulié
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Surnoms |
Cerise, Gigi |
| Nationalité | |
| Activité |
Gisèle Moulié, née le à Bonac-Irazein, est une féministe française de la deuxième vague. Elle travaille aux PTT tout au long de sa carrière : d'abord au central téléphonique de Lyon-Inter puis au Centre des chèques postaux de Paris[1]. Elle participe à la création du syndicat Sud-PTT[2].
Gisèle Moulié s'est impliquée dans plusieurs syndicats et partis politiques.
Dès 1964, elle rejoint la CFTC du CCP de Paris, et reste dans le syndicat quand il se transforme en CFDT, fin 1964.
Son militantisme se développe avec les événements de Mai 68 : elle participe activement aux grèves et occupations des locaux au sein des Chèques postaux[2],[3]. Elle développe sa pensée politique via de nombreuses lectures, comme la revue Cahiers du féminisme[4].
Elle rejoint ensuite le PSU en 1969[1]. Elle le quittera en 1973 pour adhérer à la Ligue communiste révolutionnaire[3].
En 1989, à la suite de l'exclusion du syndicat CFDT du CCP de la centrale nationale[1], elle participe à la création du syndicat Sud-PTT[2]. Elle est d'abord détachée au bureau fédéral du syndicat entre 1989 et 1993, puis responsable nationale de l’ensemble des adhérents des Centres des chèques postaux à Sud-PTT. Elle s'implique également dans la commission « femmes » de SUD-Solidaires[1].
En 1990, Gisèle Moulié quitte la Ligue communiste sur la base de désaccords politiques, tant sur les positions générales du parti que sur son positionnement en soutien de l'armée russe en Afghanistan[1].
Entre 2005 et 2016, après son départ à la retraite, Gisèle Moulié est défenseuse syndicale au Conseil de prud'hommes pour l'Union locale Solidaires de Montreuil[1].