Ouvrier dans le textile, il organise, comme ouvrier du textile, les syndicats d'inspiration chrétienne jusqu'en 1924 et dirige le journal Il Cittadino jusqu'en 1927[1].
À la libération, il participe à la signature du pacte d'unité qui donne naissance à la Confédération générale italienne du travail unitaire en . Il en devient l'un des dirigeants[2], représentant la tendance chrétienne qui n'obtient au congrès de Florence en 1947, que 13,4% des voix[3].
Après avoir contesté les grèves d'août et et obtenu la présence du syndicat à la conférence de Londres de sur le plan Marshall, les chrétiens s'allient aux autres courants centristes minoritaires de la CGIL sous l'impulsion de Pastore le [3].
Lorsque de nouvelles grèves sont lancées en réaction à l'attentat contre Palmiro Togliatti, Pastore, sous l'influence des États-Unis, dénonce la mainmise communiste sur le syndicat[2] qu'il quitte le pour fonder la LCGIL (CGIL Libre)[3]. L'exclusion du courant chrétien de la CGIL est actée en , tandis que la minorité social-démocrate et républicaine y reste provisoirement[3].
Entretemps, Giulio Pastore crée au sein de la DC le courant Forze sociali qui présente sa liste au congrès de Trente de 1956 en prônant une alliance avec le PSI. Grâce à l'influence de la CISL, il veut pousser son parti vers la gauche et contribue à l'adoption en d'un amendement écartant la Confindustria des entreprises publiques[4].
Deux ans plus tard, il est le premier grand syndicaliste à participer à un gouvernement[2] quand il entre dans le deuxième cabinet Fanfani, en comme ministre chargé de la Caisse pour le Midi. Il conserve son poste dans les gouvernements successifs jusqu'à la chute du gouvernement Moro III en , avec une brève interruption due à sa démission entre avril et [1].
Il meurt à Rome après une intervention chirurgicale cardiaque à la clinique de la faculté de médecine[2].
1234567«MORT DE GIULIO PASTORE, PERSONNALITÉ ÉMINENTE DU SYNDICALISME CHRÉTIEN.», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
1234«Chapitre II - L'Italie à l'époque du centrisme (1947-1953)», dans Frédéric Attal, Histoire de l'Italie depuis 1943 à nos jours, Paris, Armand Colin, (lire en ligne), p.46-78.
↑«Chapitre IV - Partis politiques, syndicats et groupes de pression en Italie (1948-1960)», dans Frédéric Attal, Histoire de l'Italie depuis 1943 à nos jours, Paris, Armand Colin, coll.«U», (lire en ligne), p.123-164.