Giuseppe Di Vittorio (né le à Cerignola, dans la province de Foggia, dans la région des Pouilles et mort le (à 65 ans) à Lecco) était un homme politique, antifasciste et syndicalisteitalien. Contrairement à la majorité des syndicalistes du XXesiècle issus de la classe ouvrière, Di Vittorio vient de la classe paysanne.
Le passage au communisme
Giuseppe Di Vittorio est fils d'ouvrier agricole, la classe sociale la plus nombreuse en ces temps dans les Pouilles, et est autodidacte. Dès son adolescence, il mène une intense activité politique et syndicale et à 15 ans il participe au Cercle des jeunesse socialistes de Cerignola. En 1911 il dirige la Camera del lavoro (bourse du travail) de Minervino Murge[1].
En 1912, Di Vittorio entre dans l'Unione Sindacale Italiana. Selon les dires de Randolfo Pacciardi, démentis par Di Vittorio dans une interview à Felice Chilanti[2], il était interventionniste[3] en 1914.
En 1915, il est appelé à servir dans l'infanterie comme bersaglier, et est gravement blessé. Il est ensuite envoyé à Bardia en Libye et rentre en Italie en 1919[4].
En 1921, il s'inscrit au Parti socialiste et est élu député, alors qu'il est détenu dans la prison de Lucera[5]. Il prend la tête de la camera del lavoro de Bari où il organise la défense du siège de la chambre avec d'anciens officiers légionnaires de Fiume, des socialistes, des communistes et des anarchistes rassemblés autour de Arditi del Popolo. Ils sortiront victorieux de ce combat contre les squadristi fascistes de Giuseppe Caradonna[1].
Trois ans après la scission de Livourne, il adhère au Parti communiste italien en 1924 dont il reste membre jusqu'à la fin de sa vie. Il se présente aux élections de 1a même année mais n'est pas réélu[1].
Pendant la guerre d'Éthiopie, sur indication du Comintern, il envoie trois communistes appelé «les trois apostoliques» (I tre apostoli) parmi lesquels Ilio Barontini pour organiser la guérilla locale contre l'invasion fasciste[1].
L'unité syndicale dure jusqu'en 1948, lorsqu'à l'occasion de la grève générale pour l'attentat contre Palmiro Togliatti, le courant catholique se sépare et crée son syndicat, la CISL, rapidement imité par les sociaux démocrates qui se regroupe dans l'UIL[1].
↑(it) «Storia Camera», portail de la Chambre des Députés italienne
Voir aussi
Bibliographie
(it) Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio 1907-1924: dal sindacalismo rivoluzionario al comunismo, Roma, Editori riuniti, 1977.
(it) Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio, 1944-1957: la costruzione della CGIL, la lotta per la rinascita del paese e l'unità dei lavoratori, Roma, Editori riuniti, 1977.
(it) Davide Lajolo, Il volto umano di un rivoluzionario: la straordinaria avventura di Giuseppe Di Vittorio; prefazione di Luciano Lama, Firenze, Vallecchi, 1979.
(it) Michele Pistillo, Giuseppe Di Vittorio; prefazione di Luciano Lama, Manduria, Lacaita, 1987.
(it) Antonio Carioti, Di Vittorio, Bologna, Il mulino, 2004.
(it) Adriano Guerra - Bruno Trentin, Di Vittorio e l'ombra di Stalin. L'Ungheria, il PCI e l'autonomia del sindacato. (ISBN88-230-0301-6).
(it) Ghezzi Carlo; Giuseppe Di Vittorio e i fatti d'Ungheria del 1956, Roma, Ediesse, 2007. (ISBN88-230-1175-2).