Giuseppe Valletta, né le à Naples et mort le dans la même ville, est un philosophe et un avocat italien.
Il est un important acteur du renouveau culturel de l'Italie au XVIIesiècle et, grand collectionneur, se constitue à son domicile une bibliothèque de 18 000 volumes.
Enfant d'un modeste tailleur, il commence par étudier le littérature chez les jésuites puis se tourne ensuite vers des études de droit[1].
Acteur du renouveau culturel de l'Italie du XVIIesiècle, c'est un farouche défenseur du cartésianisme dont il fait l'apologie dans certaines de ses publications[1],[2]. Il constitue dans sa maison une importante collection d'œuvres d'art ainsi que la plus grande bibliothèque de l'époque en Italie, riche de 18 000 volumes[3] et fréquentée par des érudits étrangers comme le Français Jean Mabillon ou l'Anglais Ashley-Cooper[4]. Au XXIesiècle, une partie du contenu de cette bibliothèque, dispersé par ses descendants dont Francesco Valletta, est intégré aux collections de la bibliothèque des Girolamini[5].
Il compte, en 1663, parmi les co-refondateurs de l'Accademia degli Investiganti. Cette académie, fondée en 1650 mais vite inactive, est relancée en 1663 mais elle est supprimée cinq ans plus tard[6].
En 1681, il crée à ses frais la chaire de langue grecque à l'université de Naples, confiant le poste d'enseignant à son professeur et ami Gregorio Messere, philosophe, poète et helléniste italien[1].
↑ (it) Giuseppe Valletta, Lettera del signor Giuseppe Valletta Napoletano in difesa della moderna filosofia, e de' coltivatori di essa, Pierantonio Berno, (1reéd. 1691-1697), 221p. (lire en ligne).
↑ (it) Antonio Lombardi, Storia della letteratura italiana nel secolo XVIII, vol.IV, Tipografia Camerale, , 501p. (lire en ligne), p.186.