Giusto Bellavitis
mathématicien italien
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Giusto Bellavitis (né le à Bassano del Grappa, dans la province de Vicence, en Vénétie et mort le à Tezze sul Brenta) est un mathématicien et homme politique italien du XIXe siècle. On lui doit le concept d'équipollence en géométrie, qui est à la base de la notion de vecteur.
| Sénateur du royaume d'Italie | |
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| à partir de | |
| Recteur Université de Padoue | |
| - | |
Giuseppe De Leva (d) |
| Comte |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité |
italienne (à partir du ) |
| Activités |
| A travaillé pour |
Université de Padoue (à partir de ) Bassano del Grappa (- |
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| Membre de |
Institut vénitien des sciences, des lettres et des arts () Accademia Pontificia dei Nuovi Lincei (en) () Académie nationale des Lyncéens (- Académie des sciences de Turin () Académie nationale des Lyncéens () |
Biographie

Bien qu'il publiât une centaine de travaux, et ce à partir de 1834, il n'en fut pas moins autodidacte, étudiant lui-même en dehors du cursus universitaire. Il fut finalement nommé professeur de mathématiques en 1843, au lycée de Vicence. Il obtint deux ans plus tard un poste de professeur de géométrie à l'université de Padoue. Il prit en 1867 la chaire de géométrie analytique et d'algèbre dans la même université.
Il fut nommé en 1866 sénateur du royaume d'Italie[1].
Bellavitis s'intéresse à l'algébrisation de la géométrie, et il est surtout connu pour ses travaux à ce sujet publiés en 1835 et 1837, qui portent plus précisément sur l'équipollence des segments de droites, dans le plan, une préfiguration de la notion de vecteur. Il définit ainsi la « somme équipollente de deux segments de droites », il obtient un « calcul de l'équipollence », qui est essentiellement le calcul vectoriel[2], et qui influence Grassmann pour l'introduction à sa théorie des vecteurs de 1844[3].
Il poursuit également les travaux de Paolo Ruffini sur la résolution numérique des équations algébriques. En géométrie algébrique, il complète la classification des courbes cubiques de Newton. Il travaille aussi en théorie des nombres.
Il fut un farouche opposant aux géométries non euclidiennes, qui réfutent l'axiome des parallèles.
Ses travaux ont été popularisés en France par J. Houël.
Distinctions
- Membre de l'Académie des Lyncéens (1854)
- Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare le
