Gloriane Blais
avocate et personnalité politique québécoise
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Gloriane Blais, née à Sherbrooke, est une ancienne juriste canadienne. Elle est candidate à plusieurs élections dans la région de Lac Mégantic. Elle est associée au mouvement anti-vaccination lors de la pandémie de Covid-19. Ses multiples prises de position et son discours allant à l'encontre de l'autorité des tribunaux dans diverses causes lui ont valu une radiation du Barreau du Québec en pour huit ans[1].
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Domicile | |
| Activités |
Avocate (- |
| Partis politiques |
Parti québécois (jusqu'en ) Indépendante |
|---|
Biographie
Née à Sherbrooke[2], Blais devient avocate en 1999. Elle représente certaines des victimes de l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic en 2013[3],[4],[5],[6].
Blais est choisie candidate du Parti québécois dans la circonscription provinciale de Mégantic-Compton lors des élections générales de 2007 et de 2008, les électeurs choisissant toutefois d'élire Johanne Gonthier du Parti libéral du Québec. Elle se présente à nouveau, cette fois dans la nouvelle circonscription de Mégantic, en 2012 puis en 2018, sans succès[7],[2],[8],[9].
Blais présente sa candidature à la chefferie du Parti québécois en 2020, mais ne réussit pas à réunir les 2 000 signatures de membres du parti nécessaires dans les délais prescrits pour officialiser sa candidature[10],[11].
C'est comme candidate indépendante qu'elle brigue les suffrages dans la circonscription fédérale de Mégantic-L'Érable lors des élections générales du [12]. Elle recueille moins de 1 % des votes exprimés[13].
Plaintes en déontologie et radiation
Au cours de la pandémie de Covid-19, Gloriane Blais propage des messages de groupes anti-vaccination sur les médias sociaux et participe à des manifestations contre les mesures sanitaires prises pour réduire l'impact de la pandémie[14],[15],[16],[17].
En 2021, elle est visée par des plaintes déontologiques en lien avec l'obligation des avocats de « soutenir l’autorité des tribunaux » et de faire preuve « d’objectivité, de modération et dignité »[16], concernant ses propos attaquant l'impartialité et l'intégrité d'un juge lors de procédures judiciaires en 2020 et 2021. Le Conseil de discipline du Barreau du Québec considère qu'elle a « commis des actes dérogatoires à l’honneur et à la dignité du Barreau » à ces occasions et la déclare coupable d'avoir « manqué à son devoir de servir la justice et de soutenir l’autorité des tribunaux et agi de manière à porter préjudice à l’administration de la justice »[18],[19].
Au mois de , le conseil d'administration du Barreau ordonne un examen médical visant à déterminer si elle présente « un état physique ou psychique incompatible avec l'exercice de sa profession ». Comme elle refuse de se soumettre à un examen, le Conseil d’administration du Barreau du Québec prononce sa radiation le , lui retirant le droit d'exercer la profession d'avocate au Québec[20].
Le , le Conseil de discipline lui impose deux périodes de radiations temporaires de deux et huit ans, purgées de façon concurrente[21],[22]. Elle tente alors, sans succès, de porter la décision en appel auprès du Tribunal des professions [23].
Le , le Barreau du Québec la poursuit au pénal et lui fait parvenir un constat d'infraction. En réponse à une plainte, l'ordre professionnel lui reproche d'avoir continué à exercer illégalement alors qu'elle est radiée. À la suite d'une première audition le , elle réclame l'arrêt des procédures[24],[25]. L'issue du procès reste à déterminer.