Gnahoré Jimmy
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Gnahoré Jimmy fredonne ses premiers refrains dans les années 1980 à Ahizé au Club de Yao Hélène, dite Yao Yohou.. Cette activité musicale le mène vers l'animation de cérémonies funéraires. Ses détracteurs sont alors convaincus que l'artiste pleure les revenants qui, en guise de récompense, lui offrent le fétiche pour subjuguer ses admirateurs. Il répond à cet égard à travers son morceau Azigbo issu de l'album du même nom : « Non vous vous trompez. Je tiens mon art de mon père Zounougbo Gnaoré Alphonse et de mon oncle feu Srolou Gabriel » (lui-même musicien et inventeur du Tohourou).
Au cours d'une tournée au pays Nyabwa en 1988, il découvre le Polihet, une danse provenant du patrimoine de ce pays, au centre ouest de la Côte d'Ivoire. Il abandonne alors la musique moderne pour s'investir dans la tradition. Le Polihet, né en 1989 au Bomanin sous la houlette de ses managers Arsène Douoh et Martin Fallet Lago[3], franchit les frontières du village pour se sédentariser en ville sous une autre coloration[1].
Gnahoré Jimmy avait pris ses quartiers dans la cité populaire de Yopougon à Abidjan, au Bar Étoile devenu le ‘’temple du Polihet’’[3].
Gnahoré Jimmy meurt le dans sa 38e année des suites d'une longue maladie.
En , son frère Gnaoré Camille organise une série de spectacles en l'honneur de Gnahoré Jimmy[4].
