Godefroid de Moitrey
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Jean-Louis Godefroid, baron de Moitrey et seigneur de Loyers, est baptisé le 16 septembre 1748 à Düsseldorf et est décédé 1773. Il est issu de l’union de Marie-Thérèse d’Harscamp et de Jean-François Théodore, baron de Moitrey. Sa seigneurie se situe dans le comté de Namur dans les Pays-Bas autrichiens, au sud-est de la ville éponyme.
Biographie
Enfance et éducation
Vers l’âge de 8 ans (1756-1757), le jeune Godefroid de Moitrey prend des cours auprès d’un précepteur (nommé Allan) afin de lui inculquer les instructions rudimentaires correspondant aux familles de petite noblesse du XVIIIe siècle. En 1758, suite au décès de sa mère et la mise sous tutelle auprès du comte Philippe Alexandre de Spontin-Beaufort, lieutenant-gouverneur du comté de Namur[1], le jeune noble part faire des études dans une académie allemand à Dusseldorf. Là-bas, il y apprend la géographie, l’histoire romaine, l’arithmétique, et côtoie les cercles aristocratiques francophones (le français étant la langue de la noblesse à cette époque)[2]. Peu de temps après, en aout 1759, Godefroid quitte l’académie allemande et est envoyé à Paris, au collège jésuite Louis-le-Grand, où on retrouve sa trace à partir d’avril 1761. L’établissement élitiste de la capitale française met l’accent sur l’apprentissage du latin, de la rhétorique, ainsi que sur le théâtre en tant qu’art moralisateur[3]. Ensuite, en 1762, le Parlement de Paris décide d’expulser les jésuites du royaume de France, les obligeant à se décharger de tous leurs élèves en pension, ce qui va propulser le jeune baron à intégrer le collège du Plessis, autre institution élitiste de la capitale française. Il y apprend en parallèle de ces études des cours particuliers dans les savoirs mondains du XVIIIe siècle, telle que le maniement des armes et la danse[4].
Carrière militaire et mobilité
Par après, à partir de 1763, son tuteur décide de faire embrasser la carrière des armes à son pupille, comme cela est souvent le cas dans la noblesse des Pays-Bas autrichiens[5]. Le jeune seigneur de Loyers intègre le régiment de Vierset à l’âge de 15 ans en 1763, où, en l’absence de conflit s’occupe en jouant aux dés[6], buvant du vin, assistant à la cérémonie des drapeaux de son régiment (en octobre 1763 à Bruxelles) et en allant rechercher des déserteurs. Par la suite, son tuteur achète de nombreuses charges d’officiers, illustrant la vénalité des charges à cette époque[7], afin d’élever le baron dans sa carrière militaire. Au départ dans l’infanterie, le jeune homme désire s’engager dans la cavalerie, contre la volonté de son tuteur redoutant un accident malheureux, car cela est courant dans les régiments de cavalerie[8]. Afin de se faire engager, il parcourt plusieurs contrées d’Europe, notamment l'Autriche et la Hongrie afin de trouver un emploi auprès de l'impératrice Marie-Thérèse[9]. Il tente une dernière fois sa chance en 1773 en Espagne, mais ne revient jamais de son expédition. Ses cousins se disputent son héritage, puisque le jeune baron n'a pas eu le temps d'avoir des enfants.
