Goin' Down the Road

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Réalisation Donald Shebib
Scénario William Fruet
Sociétés de production Evdon Films
Goin' Down the Road
Réalisation Donald Shebib
Scénario William Fruet
Acteurs principaux Doug McGrath
Paul Bradley
Jayne Eastwood
Sociétés de production Evdon Films
Pays de production Drapeau du Canada Canada
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 1970

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Goin' Down the Road est un film dramatique canadien réalisé par Donald Shebib et coécrit par Shebib et William Fruet, sorti en 1970. Malgré un budget de production modeste, il est généralement considéré comme l'un des meilleurs et des plus influents films canadiens de tous les temps et reçoit de nombreuses éloges de la critique pour son scénario, sa réalisation et son jeu d'acteurs[1],[2].

En 2011, la suite du film Down the Road Again est réalisée par Donald Shebib[3],[4].

Une restauration numérique de la version originale de Goin' Down the Road est sortie en 2017.

Pete et Joey quittent leur île natale du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, à bord de leur Chevrolet Impala de 1960 pour se rendre à Toronto. Ils espèrent y retrouver des proches susceptibles de les aider à trouver du travail[5]. Mais ces derniers, choqués par leur aspect mal dégrossi, les fuient et les deux amis se retrouvent livrés à eux-mêmes dans la ville. Ils trouvent un emploi dans une usine locale d'embouteillage de soda au gingembre pour 80 dollars par semaine, un travail aux conditions difficiles et à peine mieux payé que ce qu'ils auraient pu trouver chez eux. Ils passent leurs journées à fumer, à boire de la bière et à draguer les jeunes femmes sur la très animée rue Yonge[2].

Bientôt, leur bonne fortune leur permet de s'installer dans un petit appartement qu'ils décorent de photos de magazines masculins et d'affiches de films. Les deux hommes entament des relations amoureuses ; Joey décide de se marier lorsque sa petite amie, Betty, tombe enceinte. Avec sa nouvelle épouse, il mène une vie de dépenses extravagantes, inimaginable chez lui, achetant une télévision couleur, une chaîne stéréo et des meubles, le tout à crédit[6].

Le désastre frappe lorsque Pete et Joey sont licenciés à la fin de l'été et que le trio est contraint de déménager dans un appartement plus petit et moins confortable. Pete et Joey trouvent de nouveaux emplois : laver des voitures et remettre les quilles en place dans un bowling, mais pour des salaires bien inférieurs à ceux qu'ils percevaient à l'usine d'embouteillage. La promiscuité engendre des tensions et le manque d'argent commence à peser sur eux. Betty annonce à Joey qu'elle devra bientôt quitter son travail de serveuse à cause de sa grossesse. Pete reproche à Joey de ne pas gagner assez pour payer sa part des dépenses, ce qui provoque la colère de Betty[2].

Incapables de trouver un emploi stable, croulant sous les factures et attendant l'arrivée du bébé de Joey et Betty, Pete et Joey se résignent à voler de la nourriture dans un supermarché du quartier. Leur larcin tourne mal, il blessent un employé qui tente de les arrêter. Ils rentrent à leur appartement le lendemain matin et découvrent que Betty a disparu et que leurs affaires jonchent la rue. La police vient les chercher et leur propriétaire les expulse pour troubles à l'ordre public[2].

Sans le sou, sans domicile fixe, recherchés pour vol et agression, et Betty hébergée chez son oncle et sa tante, ils décident de mettre en gage le téléviseur couleur qu'ils louaient afin de financer leur voyage vers l'ouest canadien. Pete persuade Joey que les maris quittent leurs femmes « tout le temps », et Joey accepte de laisser Betty et son enfant à naître à Toronto, car elle risque de les ralentir. Le film se termine presque comme il a commencé : Pete et Joey prennent la route vers l'ouest en quête d'une vie meilleure[2].

Critiques

Ce film a été désigné et préservé comme chef-d’œuvre par le Audio-Visual Preservation Trust of Canada, un organisme de bienfaisance sans but lucratif voué à la promotion et à la préservation du patrimoine audiovisuel canadien. A quatre reprises, en 1984, 1993, 2004 et 2015, le Festival international du film de Toronto l'a classé parmi les 10 meilleurs films canadiens de tous les temps, liste élaborée à partir d'un sondage auprès de critiques et de cinéastes canadiens. Le Musée des beaux-arts du Canada a présenté Goin’ Down the Road parmi sept films lors d'une exposition consacrée au 25e anniversaire de Téléfilm Canada en 1992. Postes Canada a émis des timbres-poste illustrant dix films, dont Goin’ Down the Road, pour honorer le 100e anniversaire du cinéma canadien en 1996[7]. En 2002, les lecteurs de Playback l'ont élu 5e meilleur film canadien de tous les temps[8].

Fiche technique

Distribution

Notes et références

Liens externes

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