Gordon Wickham Monier-Williams
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Gordon Wickham Monier-Williams, né le à Wonersh et mort le à Westminster[1], est un chimiste analytique britannique, spécialiste de la toxicologie.
Il est un contributeur majeur à l'amélioration de la qualité et de la pureté des aliments[2].
Contributions
Issu d'une famille exerçant dans le droit, il étudie à Winchester et à l'University College d'Oxford où, après un séjour durant l'été 1902 à Leipzig pour apprendre la chimie physique, il est diplômé de chimie en 1903[2].
De 1903 à 1905, il mène des recherches au laboratoire de Ludwig Gattermann à l'Université de Freiberg[3]. Il obtient son doctorat puis étudie la distillation pendant quelques semaines à Cognac. Il exerce comme chercheur en chimie à la Gas Light and Coke Company puis auprès de Chaston Chapman, analyste public, avant de débuter en comme inspecteur adjoint des aliments au Conseil du gouvernement local[2].
Il rédige dans cette fonction 13 rapports spéciaux. Ces rapports sont d'un grand intérêt et d'une valeur particulière concernant les liens entre l'alimentation et la santé publique. Les rapports traitent de sujets tels que le plomb et l'arsenic, de l'acide tartrique, de l'acide citrique ; de la crème de tartre, du vinaigre et autres conservateurs utilisés dans la crème et d'autres aliments ; de l'étain présent dans les aliments en conserve ; du « façage » du riz, du formaldéhyde dans la viande, du blanchiment de la farine et de l'ajout des améliorants de la farine. Il publie On the Chemical Changes Produced in Flour by Bleaching en 1911[2].
Second-Lieutenant () dans le 2e Middlesex du Volunteer Rifle Corps, pendant la Première Guerre mondiale, il se rend en France avec le corps expéditionnaire. Après l'utilisation des gaz par les Allemands, il est transféré à la Brigade Spéciale des Royal Engineers lors de sa formation, en 1915, pour y étudier les systèmes anti-gaz, les mesures et précautions et est nommé adjudant du dépôt d'Helfaut où il servt pendant le reste de la guerre. Il est nommé à l'Ordre de l'Empire britannique pour ses services[2].
En 1919, il est nommé responsable du Laboratoire de Recherches Alimentaires au sein du nouveau Ministère de la Santé. Outre son travail d'analyste et d'inspecteur des aliments, Monier-Williams devient un spécialiste reconnu, jugé autorité du ministère, à laquelle les analystes publics ou les industriels peuvent faire appel pour obtenir des conseils sur l'interprétation juridique des commandes alimentaires. Il fournit aussi des indications sur l'intention sous-jacente du ministère lorsqu'un élément particulier a été introduit dans un ordre statutaire. Ses recherches permettent ainsi l'amélioration de la qualité et de la pureté des aliments et révèlent de nombreux dangers cachés dans leur préparation et leur fabrication qui ont ensuite été supprimées par la législation et la réglementation en matière de santé publique[2].
Gordon Wickham Monier-Williams occupe une place établie dans l'histoire de la sécurité alimentaire au Royaume-Uni grâce à sa méthode éponyme de détermination des sulfites dans les aliments, établie en 1927. Cette méthode est toujours utilisée de nos jours[2].
Président de la Society for Analytical Chemistry (1947-1948), atteint par la surdité, il se retire peu à peu de la vie publique[2].
Ses premières publications portaient sur la chimie organique et la synthèse des aldéhydes. Il travaille ensuite sur l'hydrolyse de la cellulose de coton. Sa production scientifique ultérieure, sur des sujets de chimie analytique, au fil des années, est considérable. Une grande partie de son travail est apparue dans les rapports du Conseil du gouvernement local, puis du Ministère de la Santé, dont beaucoup ont exercé une influence de longue date sur les méthodes d'analyse à des fins officielles. Par exemple, son rapport « The Determination of Sulphur Dioxyde in Food », publié en 1927, reste une contribution majeure sur le sujet[2].
Ses publications dans des revues scientifiques et des revues figurent principalement dans The Analyst, de 1911 à 1961. Il publie aussi dans de nombreuses autres revues spécialisées dont le Journal of the Society of the Chemical Industry[2].