Gorgone (corvette)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Gorgone | |
Les pêcheurs du Conquet recueillent les cadavres des naufragés de la Gorgone rejetés sur la plage (Le Monde illustré, 1894). | |
| Type | Corvette, goélette à hunier |
|---|---|
| Histoire | |
| Lancement | |
| Statut | Naufrage le |
| Équipage | |
| Équipage | 120 hommes |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 63,78 m |
| Maître-bau | 9,52 m |
| Propulsion | Roues à aubes & voiles |
| Puissance | Machine oscillante Arras de 1 200 ch |
| Vitesse | 8 nœuds |
| Carrière | |
| Armateur | Marine impériale française |
| Pavillon | |
| modifier |
|
La Gorgone est une corvette à roues, mise en chantier à Bordeaux en 1846, qui fit naufrage le vers le phare des Pierres Noires dans le Finistère.
La Gorgone est une corvette à roues (propulsé par des roues à aubes, mais navire mixte aussi gréé en goélette à hunier) de 6 canons, un bâtiment militaire mis en chantier à Bordeaux en 1846, lancée le et entré en service en . Le bateau participa notamment à la guerre de Crimée sous le commandement du lieutenant de vaisseau Eugène Mage. Le navire fut partiellement rénové en 1867, le gréement étant alors rénové à Cherbourg pour soutenir la propulsion mécanique[1].
L'équipage prévu était de 120 hommes (93 seulement étaient à bord lors du naufrage).
Naufrage
Venant de La Corogne (le bateau avait participé à une mission de protection sur les côtes espagnoles), la Gorgone doit faire face à une forte tempête dans la nuit du 18 au dans le golfe de Gascogne alors qu'elle se dirigeait vers Cherbourg et, victime d'une avarie, se perdit corps et biens au large de la pointe Saint-Mathieu, s'échouant sur les récifs du phare des Pierres Noires[2]. Le navire fut rapidement disloqué, les 93 membres de l'équipage furent noyés et leurs corps rejetés par la mer furent recueillis sur la côte les semaines suivantes[1].
La cause du naufrage fut dans un premier temps attribuée à une erreur de navigation mais les antécédents techniques du navire donneraient plutôt à penser que le commandant Mage, confronté à une nouvelle défaillance de sa machine, aurait tenté malgré le temps et le peu de manœuvrabilité sous voiles de son bâtiment, de rejoindre Brest, sans y parvenir[2].