Gostivar

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La commune de Gostivar est limitée à l'est par la Suva Gora et à l'ouest par les monts Šar, l'un des massifs les plus importants de la région. Le centre du territoire, où se trouve la ville, fait partie de la plaine du Polog. Le Vardar, seul fleuve du pays, prend sa source à Vroutok, petit village de la commune situé à 650 mètres d'altitude[1].

En plus de la ville de Gostivar, la commune comprend les villages de Balin Dol, Belovichté, Brodets, Vroutok, Gorna Banyitsa, Gorno Yelovtsé, Gorna Ǵonovitsa, Débréché, Dolna Banyitsa, Dolno Yelovtsé, Dolna Ǵonovitsa, Jelezna Reka, Zdounyé, Korito, Kounovo, Lakavitsa, Lechnitsa, Malo Tourtchané, Mitroy Krsti, Padalichté, Petchkovo, Simnitsa, Srbinovo, Souchitsa, Strayané, Raven, Retchané, Trnovo, Toumtchévichté, Ḱafa, Forino, Tchaylé et Tchégrané.

Histoire

Le nom de la ville viendrait de « gosti », qui signifie « invités » en macédonien. L'ancienne ville serait probablement l'antique Draudak, mentionnée par Tite-Live et qui existait entre Uskana (actuelle Kičevo) et Oneï (Tetovo)[2]. Gostivar elle-même est mentionnée pour la première fois en 1313 et compte alors 200 habitants[3]. La ville s'est ensuite développée sous la domination ottomane, commencée au XIVe siècle. Les Turcs ont vite construit quelques édifices, comme une tour de l'horloge et des mosquées[2].

Au cours du XIXe siècle, Gostivar perd définitivement son apparence de bourgade et devient une véritable petite ville. Elle accueille de nombreux marchands venus de Veles, Kruševo, Kičevo et Debar qui permettent la naissance d'un marché important, qui se tient toujours le mardi[2],[3]. Pendant l'insurrection d'Ilinden en 1903, de nombreux habitants de Gostivar et de sa région participent aux combats de Kruševo[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gostivar est occupée par l'Albanie fasciste et elle est libérée par la Résistance communiste. L'histoire récente de la ville est marquée par les rapports parfois difficiles entre Macédoniens et Albanais[3].

Administration

La commune est administrée par un conseil élu au suffrage universel tous les quatre ans. Ce conseil adopte les plans d'urbanisme, accorde les permis de construire, il planifie le développement économique local, protège l'environnement, prend des initiatives culturelles et supervise l'enseignement primaire. Le conseil compte 31 membres[4]. Le pouvoir exécutif est détenu par le maire, lui aussi élu au suffrage universel. Depuis 2017, le maire de Gostivar est Arben Taravari, né en 1973[5].

À la suite des élections locales de 2009, le conseil municipal de Gostivar était composé de la manière suivante[4] :

Parti Sièges
Renouveau démocratique national (NDP)12
Union démocratique pour l'intégration (DUI)7
Parti démocratique pour l'Unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE)4
Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM)3
PDTM2
Parti démocratique des Albanais (PDSH)1
PRSD1
LBKT1

Démographie

Jeune femme de Gostivar vers 1930.

Lors du recensement de 2002, la commune comptait[6] :

Économie

Après 1945, les autorités socialistes ont orienté l'économie de Gostivar vers l’utilisation des ressources locales. Ont ainsi été encouragées l'agriculture, l'extraction minière, l'énergie hydraulique et l'industrie textile. Jusqu'alors, la ville ne contenait pratiquement pas d'usines, et l'essentiel des infrastructures ont été construites à cette époque[7].

La plupart des entreprises locales n'ont pas survécu à la privatisation et au passage à l'économie de marché effectué dans les années 1990. La commune peine à attirer les investissements en raison de la mauvaise image du Polog, considéré comme une région à risque à cause des tensions interethniques entre Albanais et Macédoniens[7].

Culture et tourisme

Notes et références

Voir aussi

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