Gouvernement Brotherson 2023
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| Président de la République | Emmanuel Macron |
|---|---|
| Président | Moetai Brotherson |
| Vice-présidente | Minarii Galenon-Taupua |
| Élection | 16 et 30 avril 2023 |
| Législature | XVIIIe |
| Formation | |
| Durée | 2 ans, 10 mois et 29 jours |
| Coalition |
Tavini-AHIP (2023-2024) Tavini (depuis 2024) |
|---|---|
| Ministres | 10 |
| Femmes | 4 |
| Hommes | 6 |
| Assemblée (2023-2024) |
|
|---|---|
| Assemblée (2024-2026) |
|
| Assemblée (depuis 2026) |
|
Le gouvernement Brotherson 2023, ou gouvernement Brotherson, est le gouvernement de la Polynésie française depuis le , sous la XVIIIe législature de l'Assemblée.
Il est formé par Moetai Brotherson, à la suite de la victoire du Tavini huiraatira aux élections territoriales d'avril 2023 à la majorité absolue. Il repose sur le seul Tavini. Il succède au quatrième gouvernement d'Édouard Fritch, formé par le Tapura huiraatira.
Formation
Ce gouvernement est dirigé par le nouveau président de la Polynésie française indépendantiste, Moetai Brotherson. Il est constitué et soutenu par le Tavini huiraatira (Tavini), qui dispose à lui seul de 38 députés sur 57, soit 66,6 % des sièges de l'Assemblée.
Il est formé à la suite des élections territoriales des 16 et 30 avril 2023.
Il succède donc au quatrième gouvernement de l'autonomiste Édouard Fritch, constitué et soutenu par le seul Tapura huiraatira (Tapura).
Arrivé en tête du premier tour des élections territoriales avec 34,9 % des voix, le Tavini huiraatira — conduit par Oscar Temaru mais qui propose Moetai Brotherson pour la présidence de la collectivité — l'emporte au second avec 44,3 % des suffrages exprimés, soit six points de pourcentage d'avance sur Édouard Fritch, dont la majorité est présentée comme proche du président de la République, Emmanuel Macron[1],[2].
À l'ouverture de la législature, le , le député du Tavini Antony Géros est élu président de l'Assemblée par 41 voix pour et 16 abstentions, sans adversaire proposé par les deux groupes de l'opposition[3]. Le lendemain, Moetai Brotherson est élu président de la Polynésie au cours d'un scrutin qui voit s'opposer trois concurrents : il l'emporte avec 38 voix sur 57, contre 16 à Édouard Fritch et 3 à l'autonomiste Nicole Sanquer[4]. Quelques heures plus tard, le président élu et le président sortant procèdent à la passation des pouvoirs[5].
Moetai Brotherson présente son gouvernement le [6]. Il comprend six hommes pour quatre femmes, n'atteignant pas la parité en dépit d'une promesse de campagne en ce sens, et rassemble à la fois des personnalités peu connues sur la scène politique polynésienne, et des figures plus identifiées[7].
Évolution
Lors d'une émission de télévision marquant l'anniversaire de sa première année au pouvoir le sur Polynésie La Première, Moetai Brotherson annonce son intention de procéder le suivant à un remaniement ministériel[8]. La nouvelle composition de l'exécutif, dévoilée à la date prévue, confirme le départ attendu de la vice-présidente Eliane Tevahitua, seule ministre à quitter le gouvernement dont les compétences sont redistribuées entre les ministres confirmés et remplacée à la vice-présidence par la ministre des Solidarités Minarii Galenon-Taupua[9].
Le suivant, Moetai Brotherson annonce qu'il a destitué le ministre de l’Économie, du Budget, des Finances, chargé des Énergies, Tevaiti Pomare, et qu'il l'a remplacé par Warren Dexter, jusqu'ici conseiller technique du ministre sur les questions de fiscalité[10].
Le président de la Polynésie française procède le à un nouveau remaniement ministériel, par lequel il crée le poste de ministre du Logement et du Foncier, chargé de l'Aménagement. Il confie ces responsabilités, qu'il assumait lui-même jusqu'à présent, à Oraihoomana Teururai, conseiller spécial pour le logement du gouvernement. En outre, le ministre de l'Économie obtient la tutelle sur les télécommunications et le ministre des Grands travaux Jordy Chan prend en charge le dossier de la décentralisation[11].
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Prévention de la délinquance, chargé de l'Artisanat, Nahema Temarii est relevée de ses fonctions le suivant et remplacée par Kainuu Temauri, chargé de missions au sein du ministère[12]. Si Moetai Brotherson indique qu'elle a démissionné afin de se « recentrer sur sa vie de famille », le journal Tahiti Infos affirme qu'il est notoire à l'Assemblée que le conjoint de Nahema Temarii « a un comportement violent et trempe dans des affaires d'ice », ce qui entre en contradiction avec les délégations de sa compagne[13].
Après la large défaite du Tavini aux élections municipales de 2026, un nouveau groupe parlementaire indépendantiste est créé le [14]. Dénommé A Fano Ti’a et présidé par Tematai Le Gayic, il est composé de 16 dissidents du Tavini, en désaccord avec la ligne indépendantiste radicale d'Oscar Temaru et Antony Géros[15],[16]. À partir de cette date, le gouvernement Brotherson ne détient plus la majorité absolue, et devient minoritaire. Cependant, cette nouvelle situation n'aboutit pas à une parlement minoritaire, car A Fano Ti’a — n'ayant pas l'intention de renverser le gouvernement — apporte de fait un soutien sans participation au gouvernement.