Gouvernement Flandin II

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Le second gouvernement Pierre-Étienne Flandin est le deuxième gouvernement du régime de Vichy en France, constitué par Philippe Pétain. Il succède au gouvernement Laval V le et se termine le .

Chef de l'État et Président du Conseil Philippe Pétain
Vice-président du Conseil Pierre-Étienne Flandin
Formation
Faits en bref Chef de l'État et Président du Conseil, Vice-président du Conseil ...
Gouvernement Pierre-Étienne Flandin II

État français (Vichy)

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Chef de l'État et Président du Conseil Philippe Pétain
Vice-président du Conseil Pierre-Étienne Flandin
Formation
Fin
Durée 1 mois et 26 jours
Composition initiale
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Formation du gouvernement

Le gouvernement de Pétain a signé l’armistice puis mis fin à la République le par le vote des pleins pouvoir constituants à Pétain, suivi des trois premiers actes constitutionnels. Le , Pierre Laval, second ministre d'État de l'ancien gouvernement est appelé par Pétain comme vice-président du Conseil[1]  le maréchal restant à la fois chef de l’État et du Gouvernement  et l'acte constitutionnel no 4 fait de Laval le dauphin de Pétain en cas de vacance du pouvoir[2].

Avec un contexte extérieur qui éloigne la perspective d'une résolution de la guerre rapidement et un horizon oriental pour l'Allemagne, Vichy ne reçoit rien en échange du début de la collaboration. De plus, Laval a de nombreux rivaux qui n'aiment pas sa relation privilégiée avec Abetz. Le vice-président du Conseil n'est pas aidé par une opinion publique qui lui est très défavorable. Le , Pétain demande à tous ses ministres de démissionner mais n'en accepte que deux, Georges Ripert et Pierre Laval. Il est alors placé en résidence surveillée. Le lendemain Pétain appelle Pierre-Étienne Flandin pour former un nouveau gouvernement[3].

Composition initiale du gouvernement

Davantage d’informations Portefeuille, Titulaire ...
Portefeuille Titulaire Parti
Chef de l'État français, président du Conseil Philippe Pétain SE
Vice-président du Conseil, Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères Pierre-Étienne Flandin AD
Ministres Secrétaires d'État
Garde des Sceaux et Secrétaire d’État à la Justice Raphaël Alibert (jusqu'au ) DXD
Joseph Barthélemy (à partir du ) AD
Secrétaire d'État à la Présidence du Conseil (et à l'Information par dans le décret du 13 décembre) Paul Baudouin DVD[4]
Secrétaire d'État à l'Intérieur Marcel Peyrouton SE
Secrétaire d'État aux Finances Yves Bouthillier DVD
Secrétaire d'État à la Guerre, commandant en chef des forces terrestres Charles Huntziger DVD
Secrétaire d'État à la Marine François Darlan SE
Secrétaire d'État à l'Agriculture Pierre Caziot SE
Secrétaire d'État à la Production industrielle et au Travail René Belin DVG
Secrétaires d’État
Secrétaire d'État à l'Aviation, rattaché au ministère de la Marine Jean Bergeret SE
Secrétaire d'État à l'Instruction publique, rattaché au ministère de la Justice Jacques Chevalier DXD[5]
Secrétaire d'État aux Communications, rattaché au ministère des Finances Jean Berthelot SE
Secrétaire d'État aux Colonies, rattaché au ministère des Affaires Étrangères Charles Platon SE
Secrétaire d'État au Ravitaillement, rattaché au ministère de l'Agriculture Jean Achard SE
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Secrétaires et commissaires généraux

Davantage d’informations Portefeuille, Titulaire ...
Portefeuille Titulaire Parti
Secrétaire général à la Justice Georges Dayras SE
Secrétaire général aux Finances publiques Henri Deroy SE
Secrétaire général à l'Instruction publique Adolphe Terracher SE
Secrétaire général à la présidence du Conseil Jean Fernet DXD
Secrétaire général à la Jeunesse Georges Lamirand SE
Secrétaire général du chef de l'État Auguste Laure SE
Secrétaire général aux Questions économiques Olivier Moreau-Néret SE
Secrétaire général aux Travaux publics et Transports Maurice Schwartz SE
Commissaire général à l'éducation physique et aux sports Jean Borotra PSF
Secrétaire général au Ravitaillement (nommé le 30 janvier 1941) Jacques Billiet SE
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Actions gouvernementales

Bien que Flandin soit le chef du gouvernement, le véritable homme fort du cabinet est l'amiral Darlan. Comme Laval, il estime que la victoire allemande est garantie, et comme Laval, il n'a pas un intérêt majeur pour la politique intérieure. Cependant, Darlan est particulièrement anglophobe et il a très mal vécu l'attaque de Mers el-Kébir[6].

Le , Hitler rencontre le ministre de la Marine Darlan et indique que le régime allemand est prêt à travailler avec le régime de Vichy, de plus Darlan remet une lettre de Pétain qui confirme sa volonté de collaboration avec l'Allemagne[7].

La crise du entre le chef de l'État, le maréchal Philippe Pétain, et le vice-président du Conseil, Pierre Laval entraîne une volonté de rallier les élites politiques du pays au gouvernement de Vichy, notamment dans la zone occupée, où Laval bénéficie du soutien des Allemands et de la presse parisienne. Les nouvelles autorités ont pu également chercher à présenter un « visage politique plus décent » aux démocraties anglo-saxonnes[8].

Cette recherche aboutit à l'annonce par Flandin, le , de la création d'une « assemblée consultative »[9], avec une première liste de conseillers nationaux faisant la part belle aux parlementaires et aux hommes d'affaires.

À partir du , les ministres et les hauts fonctionnaires doivent prêter serments à Pétain via le septième Acte constitutionnel.

Le , Flandin est contraint à la démission et est remplacé par l'Amiral Darlan pour former une nouveau gouvernement.

Notes et références

Voir aussi

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