Gouvernement Mujica

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Gouvernement Mujica

République d'Uruguay

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Le président de la République José Mujica en 2011.
Président José Mujica
Vice-président Danilo Astori
Élection 29 novembre 2009
Formation
Fin
Durée 5 ans
Composition initiale
Coalition Front large (MPP - PS - Front Líber Seregni (AU - Nouvel espace - AP) - Espace 609 (CAP-L) - PDC - VA - PCU)
Ministres 14
Femmes 7
Hommes 7
Représentation
Chambre des représentants
50  /  99
Sénat
16  /  30
Drapeau de l'Uruguay

Le gouvernement de Mujica est le gouvernement de l'Uruguay qui succède le , au gouvernement Vázquez, également du Front large (coalition de gauche). Sa composition a été fixée dès , les négociations au sein du Front large ayant été rapides[1],[2],[3]. La composition du gouvernement s'est ainsi faite en coordination avec le Commandement central du Front large[4].

Les ministres du Front Líber Seregni (FLS, l'autre grande composante du Front large à côté de l'Espace 609 auquel appartenait jusqu'à peu Mujica) ont été désignés par le vice-président Danilo Astori, qui dirige celui-ci[5].

Candidature du Front large et élection

Au premier tour des élections générales uruguayennes de 2009, la candidature de José Mujica et Danilo Astori, du Front large, a recueilli 47,96% des suffrages exprimés, contre 29,07% pour l'équipe du Parti national (Luis Alberto Lacalle et Jorge Larrañaga) et 17,02% pour les candidats du Parti Colorado (Pedro Bordaberry et Hugo de León), parmi les autres partis en lice. Ce scrutin a permis au Front large d'obtenir la majorité à la Chambre des députés et au Sénat.

Aucun parti n'ayant obtenu la majorité absolue (50%) requise pour une victoire directe au premier tour, un second tour a été nécessaire afin d'élire la coalition présidentielle entre les deux partis ayant recueilli le plus de voix. Ce second tour s'est déroulé le , opposant les candidats du Front large et du Parti national. La coalition du Front large a finalement remporté l'élection avec 54,6% des suffrages exprimés, contre 45,37% pour le Parti national[6].

Historique

Transition présidentielle

José Mujica est investi en tant que nouveau vice-président de l'Uruguay ler . Plusieurs présidents latino-américains ont assisté à l'évènement ; Cristina Fernández pour l'Argentine, Evo Morales pour la Bolivie, Luiz Inacio Lula da Silva pour le Brésil, Álvaro Uribe pour la Colombie, Rafael Correa de l'Équateur, Álvaro Colom du Guatemala, Fernando Lugo du Paraguay et Hugo Chávez du Venezuela. Le prince des Asturies Felipe de Borbón, représentant l'Espagne, et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, ont également à la cérémonie[7].

Il prête serment devant son épouse et présidente du Sénat Lucía Topolansky. Le vice-président Danilo Astori a également prêter serment. Lors de son discours d'investiture, il a évoqué la nécessité d'une réforme de l'État. Il a mentionné l'éducation, l'environnement et la sécurité publique comme des questions prioritaires de son gouvernement[8].

Politiques progressistes


Plan Juntos

Le Plan d'intégration sociale et de logement « Juntos », ou « Plan Juntos » (Plan « Ensemble »), fut une initiative lancée au début du mandat présidentiel afin de permettre aux familles à faibles revenus d'accéder à un logement décent. Ce projet visait à soutenir la construction d'un logement et ne se limitait pas à la simple construction d'un foyer. Il prévoyait également le développement de l'emploi, l'insertion sociale et la participation citoyenne, encourageant le rétablissement des liens sociaux.

Il fut mis en place pour favoriser la participation des bénéficiaires et la solidarité sociale, par la mise à disposition de techniciens ou de main-d'œuvre, ou par les dons financiers ou matériels auprès du secteur privé. Il bénéficia du soutien financier de José Mujica, qui fit don d'une partie de son salaire de président pour financer le projet[9].

Légalisation du cannabis

La loi n° 19172, promulguée le , a légalisé et réglementé la production, la distribution et la vente de cannabis, et a créé l'Institut de réglementation et de contrôle du cannabis, chargé de superviser divers aspects de l'importation, de la production et de la vente de cannabis.

Elle a autorisé l'autoculture pour les résidents, dans la limite de six plants ou d'une production annuelle maximale de 480 grammes. Elle a également autorisé la création de clubs de cannabis dont les membres, composés de 15 à 40 affiliés, sont autorisés à cultiver jusqu'à 99 plants de cannabis afin de produire proportionnellement pour leurs affiliés. Par ailleurs, elle a rendu possible l'achat de cannabis légal en pharmacie, les consommateurs étant autorisés à s'en procurer jusqu'à 40 grammes par mois[10].

Légalisation de l'avortement

En , l'avortement volontaire a été dépénalisé et légalisé, à condition qu'il soit pratiqué conformément aux exigences de la loi n°18987 du . Cette loi a établi l'obligation pour tous les centres de santé de proposer un service d'interruption de grossesse à la demande des femmes[11].

Pour qu'un avortement soit pratiqué, la demande doit être faite au cours des douze premières semaines de grossesse. La femme doit informer son médecin de sa volonté d'avorter : elle sera prise en charge par une équipe pluridisciplinaire de professionnels. Elle dispose ensuite d'un délai de réflexion de cinq jours pour reconsidérer sa décision. À l'issue de ce délai, elle n'a pas changé d'avis, l'intervention médicale est réalisée[12].

Mariage entre personnes de même sexe

La loi sur le mariage entre personnes de même sexe en Uruguay est approuvée le par l'Assemblée générale de l'Uruguay. Une fois promulguée par l'exécutif, a redéfini le mariage en supprimant l'obligation d'unir deux personnes de sexe différent.

Elle réforme les modalités du divorce et l'ordre des noms de famille des parents attribués aux enfants. Dans ce dernier cas, l'ordre des noms de famille des couples hétérosexuels peut être inversé et, pour les couples homosexuels, il peut être déterminé par accord mutuel ou par tirage au sort judiciaire[11].

Composition

Références

Voir aussi

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