Gouvernement Tsolákoglou

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Premier ministre Geórgios Tsolákoglou
Législature Parlement aboli
Formation
Gouvernement Geórgios Tsolákoglou

État hellénique

Premier ministre Geórgios Tsolákoglou
Législature Parlement aboli
Formation
Fin
Composition initiale
Parti politique Parti du Peuple (de facto)
Ministres

Konstantinos Logothetopoulos (Vice Premier Ministre)

Platon Hatzimichalis (ministre de l'Économie Nationale)

Léonidas Tsirigotis (ministre auprès du Premier Ministre)
Représentation
Chef de l'opposition Aucun
Drapeau de la Grèce

Le gouvernement Geórgios Tsolákoglou est le premier gouvernement de collaboration mis en place en Grèce occupée (1941-1944) sous l'égide du général Tsolákoglou, ancien commandant du Troisième corps d'armée en Épire ayant participé à la guerre italo-grecque[1].

Après l'occupation de Thessalonique par les troupes allemandes, le , et leur avancée rapide vers Ioannina, l'armée grecque, encerclée par les troupes allemandes et italiennes, s'effondre et commence à fuir désorganisée vers le sud du pays. Le lieutenant -général Geórgios Tsolákoglou, mettant à l'écart le chef du département de l'armée de l'Épire, Ioannis Pitsikas, signe au nom de l'armée, le , la capitulation des troupes grecques et l'armistice malgré l'opposition de son supérieur le général Aléxandros Papágos, du gouvernement et du roi Georges II. Le , la monarchie est suspendue et l'État hellénique est proclamé.

Le gouvernement Tsolákoglou n'est pas reconnu par les puissances alliées et sa légitimité lui est contestée par la constitution d'un gouvernement en exil autour de la famille royale en exil au Caire. Sa politique de collaboration, son inefficacité à résoudre les problèmes d'hyperinflation de la drachme et d'approvisionnement responsable d'une famine générale conduisent à son remplacement par Konstantinos Logothetopoulos le à la demande de l'occupant allemand.

La Grèce est en état de guerre depuis le  : d'abord, contre l'Italie fasciste qui a envahi l'Épire depuis l'Albanie qu'il contrôle depuis 1939 ; puis, face aux victoires grecques, les troupes allemandes envahissent à leur tour la Grèce pour soutenir Mussolini le du .

Les armées grecques, bien que soutenues tactiquement par les Britanniques, sont progressivement diminuées au printemps 1941. Sans avoir au préalable consulté le gouvernement et contre l'avis de son supérieur, le général Aléxandros Papágos, Geórgios Tsolákoglou signe le l'acte de capitulation sans conditions des armées grecques. Le protocole de reddition est cosigné par le commandant des troupes allemandes en Grèce. Le , humiliés de ne pas avoir été associés à cette reddition, les Italiens imposent la signature d'une seconde capitulation qui a lieu à Thessalonique : en effet, les Grecs estimaient avoir été défaits par les Allemands seuls et non les Italiens dont l'invasion avait échoué. Le même jour, le bombardement de la base navale de Salamine contraint la famille royale à quitter Athènes pour La Canée, en Crète. Le , la Wehrmacht entre dans Athènes. Le Premier Ministre Aléxandros Korizís se suicide quelques heures avant.

Tsolákoglou expliquera plus tard son choix dans ses Mémoires :

« J'étais confronté à un dilemme historique : soit laisser la lutte se poursuivre et devenir un véritable holocauste, soit supplier tous les chefs de l'armée de prendre l'initiative de la capitulation... Jusqu'à ce jour, je ne me suis pas repenti de mon audace. Au contraire, j'en suis fier. »

Formation du gouvernement

Le , Tsolákoglou s'adresse pour la première fois au pays, justifiant la capitulation :

Les responsables de la calamité nationale ont quitté Athènes et abandonné la patrie. Sous la protection sûre de la mer contre les attaques de l'ennemi, ils exigent de nous tous de continuer la lutte, dont vous tous qui restez sur la patrie avez compris la vanité. La dure réalité est qu'après l'occupation d'Athènes par l'armée allemande et la fuite des Anglais, il ne peut plus être question de continuer la lutte. Un gouvernement qui a fui n'a pas le droit d'exiger du peuple grec des sacrifices équivalents à des massacres et des suicides.

Tandis qu'un gouvernement est formé en Crète par le roi Georges II, Tsolákoglou est assermenté Premier Ministre au Palais Royal par l'archevêque d'Athènes Damascène le à 11 heures du matin ; l'archevêque Chrysanthe démissionna le jour même en lui contestant toute légitimité politique. Le nouveau gouvernement abolit de fait la monarchie en renommant le pays État hellénique. Le Times à Londres le dénonce comme un « Quisling grec » tandis que les Alliés reconnaissent le gouvernement en exil comme seule autorité légale du pays.

Le , le Parti du Peuple, parti nationaliste, le reconnut comme « gouvernement de nécessité nationale  ».

Composition du cabinet

Politique du gouvernement

Notes et références

Liens externes

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