Gouvernorat de Gaza
gouvernorat de l'État de Palestine
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Le gouvernorat de Gaza (Arabe : محافظة غزة, Muḥāfaẓat Ġazza) est un gouvernorat de l'État de Palestine, situé dans le centre-nord de la bande de Gaza. La ville de Gaza, principale ville de la bande de Gaza, est le chef-lieu du gouvernorat.
| Gouvernorat de Gaza | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Territoire | Bande de Gaza |
| Démographie | |
| Population | 652 597 hab. (2017) |
| Densité | 8 819 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 31° 31′ 12″ nord, 34° 27′ 00″ est |
| Superficie | 7 400 ha = 74 km2 |
| modifier |
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Le , l'Organisation des Nations unies déclare officiellement l'état de famine dans le gouvernorat de Gaza, en raison de « l'obstruction systématique d'Israël » sur l'entrée de l'aide humanitaire.
Géographie
Le gouvernorat de Gaza s'étend sur une surface de 74 km2.
Organisation
Le gouvernorat de Gaza est composé de la ville de Gaza et d'autres localités environnantes[1]. Le camp de réfugiés d'Al-Shati (surnommé « Beach camp ») se trouve sur le territoire du Gouvernorat.
Démographie

La population du district est de 652 597 habitants en 2017[2]. En 2023, elle est estimée à environ 700 000 personnes[1].
L'essentiel de la population vit en zone urbaine, principalement la ville de Gaza. 40 734 habitants vivent dans le camp d'Al-Shati en 2019[2].
Plusieurs petites villes rurales regroupent plus de 20 000 personnes : Al-Mughraqa, Juhor ad-Dik et Madinat Ezahra[2],[3].
Le , l'Organisation des Nations unies déclare officiellement l'état de famine dans le gouvernorat de Gaza[4], « en raison de l'obstruction systématique d'Israël » dans l'acheminement de l'aide humanitaire[5].
Patrimoine
Au sud du gouvernorat, au niveau du Wadi Gaza, se trouve le site archéologique Tell es-Sakan[6],[7],[8]. Une campagne de fouille en 1998 a permis d'y découvrir un tell de l'âge du bronze, vestige d'une ville fortifiée cananéenne. Les archéologues estiment que le site a été occupé de manière continue entre 3200 et 2000 BC.
En 2017, des travaux menés pour construire un complexe immobilier et maîtriser la crise du logement endommagent une partie du site et les vestiges s'y trouvant[8],[9]. Après des plaintes d'archéologues, les travaux sont suspendus.
Selon l'UNESCO, au printemps 2025, les deux tiers du patrimoine de la bande de Gaza ont déjà été détruits par l'armée israélienne[10]. Sous la conduite de l’historien Fabrice Virgili, un collectif de chercheurs et d'universitaires français recense le patrimoine architectural, et naturel, détruit par l'armée israélienne. Cette base de données, intitulée Gaza, inventaire d'un patrimoine bombardé[11], met aussi à disposition une carte évaluant les dommages et la destruction des différents sites[12],[13].