Grégoire V de Constantinople
patriarche oecuménique de Constantinople
From Wikipedia, the free encyclopedia
Grégoire V de Constantinople (en grec Γρηγόριος Ε΄) est un saint orthodoxe, qui occupe la fonction de patriarche de Constantinople du au , puis du au , enfin du au .
| Patriarche de Constantinople | |
|---|---|
| - | |
| Patriarche de Constantinople | |
| - | |
| Patriarche de Constantinople | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Γρηγόριος Ε΄ |
| Nom de naissance |
Γεώργιος Αγγελόπουλος |
| Nationalité | |
| Formation |
École ecclésiastique de Patmos (d) |
| Activités |
| Étape de canonisation | |
|---|---|
| Fête |
Biographie
Il naît en 1746 dans une famille pauvre de Dimitsana dans le Péloponnèse, et a pour prénom civil Georgios Angelopoulos.
Devenu moine sous le nom de Gregorios, il achève des études de philosophie et de théologie au monastère Saint-Jean-le-Théologien de Patmos. Il est ordonné diacre à Smyrne en 1775, puis prêtre quelques années plus tard[source insuffisante][2].
En 1785, il devient Métropolite de Smyrne, un siège épiscopal qu'il occupe pendant douze ans, jusqu'à son élection comme patriarche de Constantinople en 1797. Ce poste est considéré comme sensible et dangereux, car dans le contexte du système ottoman des communautés confessionnelles, le Patriarche est considéré par les Turcs comme responsable de l'obéissance de tous ses fidèles à l'Empire[3].
Moins d'un an plus tard, en 1798, il est destitué et exilé sur ordre de la Sublime Porte dans le monastère d'Iveron, au Mont Athos. Sa destitution est probablement due à des calomnies portées à son encontre auprès du Sultan[4]. Il est rappelé au patriarcat en 1806, à nouveau destitué deux ans plus tard, et réélu Patriarche en 1818 pour la troisième fois. Lorsque l'insurrection des Grecs dans le Péloponnèse éclate en 1821, Grégoire V tente d'atténuer la répression mise en place par les autorités ottomanes et d'éviter les représailles contre les Grecs de Constantinople[4]. Le sultan Mahmoud II le blâme pour son incapacité à empêcher cette insurrection[5].
Le ( d'après le calendrier julien), jour de Pâques, Grégoire V est arrêté sur ordre de Mahmoud II, accusé de complicité avec les rebelles et pendu au portail du Patriarcat. Sa dépouille reste ensuite exposée trois jours durant. Elle est ensuite traînée dans les rues et jetée dans le Bosphore[6],[7], où elle est recueillie par des marins grecs à bord du navire de l’armateur Nicolas Sklavos battant pavillonrusse. Il est embaumé et emmené à Odessa pour y être inhumée avec les honneurs[6],[7].
En 1871, la relique est transportée à Athènes, et depuis conservée à la Cathédrale d'Athènes[4]. Grégoire V est canonisé comme martyr en 1921, exactement un siècle après sa mort[8]. Sa mitre est conservée à Santorin, au monastère du Prophète Élie[9],[10].
Le poète Aristotelis Valaoritis a composé un panégyrique pour l'inauguration de sa statue à Athènes en 1872.
