Grégor Marchand

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RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Grégor Marchand
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Fonction
Directeur de recherche au CNRS
Biographie
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Nationalité
Formation
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A travaillé pour
Directeur de thèse
Distinction

Grégor Marchand, né le à Saint-Cloud et mort le à Rennes[1],[2], est un archéologue français.

Spécialiste de la Préhistoire, et plus spécifiquement de la technologie lithique, il est directeur de recherche au CNRS et professeur à l’université de Rennes I.

Grégor Marchand soutient en 1997 sa thèse en Préhistoire, Ethnologie, Anthropologie, intitulée « La néolithisation de l’ouest de la France », sous la direction de Jean-Paul Demoule (université Panthéon-Sorbonne, Paris). Il entre au CNRS en 2000. Il est nommé directeur de recherche en 2013 (UMR 6566 CReAAH du CNRS) et a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2006 (Département Sciences humaines et sociales). Parallèlement, il enseigne à l'université de Rennes 1, où il a dirigé une série de thèses, et à l'université de Rennes 2 (masters). Le CReAAH se distingue puisque Catherine Dupont, Chargé de recherche au CNRS, spécialiste en archéomalacologie, qui fait équipe avec Grégor Marchand, devient à son tour titulaire de la médaille de bronze du CNRS en 2014.

Principaux apports

Responsable de programmes internationaux, ayant dirigé de nombreuses fouilles sur des sites du Paléolithique final au Néolithique dans la région atlantique, il fait autorité[3], notamment, en ce qui concerne le Retzien, Théviec et le Mésolithique atlantique. Il est spécialiste de technologie lithique : certaines variables techniques et stylistiques permettent de considérer des zones géographiques[4] et c’est à partir des données archéologiques concernant cette technologie que l’archéologue parvient à remonter au mode de vie des groupes de chasseurs-cueilleurs, à leur façon d’assurer leur subsistance et de développer des organisations économiques et sociales. L'analyse des sépultures (collectives) renseigne également sur les inégalités sociales (faibles), les inégalités hommes femmes (faibles) et les rituels (repas funéraires). L'analyse isotopique des ossements humains différencie, sur des potentiels alimentaires différents, zones côtières et zones intérieures, avec peut-être des pratiques exogamiques supposées (des jeunes femmes en zones côtières proviennent de l'intérieur). Avec le souci de comprendre tous les biais des industries et techniques, avec une insistance particulière sur les liens entre terrain et collection archéologique, l'accent est mis sur les changements de ces organisations, en notant que l'époque voit des changements environnementaux très importants (recul de la glaciation avec retours d'épisodes froids[5], renouvellement radical de la faune et de la flore et hausse considérable du niveau marin). Dès sa thèse, Grégor Marchand propose un modèle de changement technique et économique radical entre Mésolithique et Néolithique, tout en travaillant sur cette séquence historique fondamentale qui voit le passage de groupes mésolithiques côtiers à l'émergence du phénomène mégalithique en France atlantique. Son programme de travail lors de son entrée au CNRS au printemps 2000 était intitulé : « Systèmes techniques, environnement et changements culturels dans le Mésolithique et le Néolithique de la façade atlantique de l’Europe ».

Grégor Marchand a travaillé plus spécifiquement sur les thèmes suivants :

  • le second Mésolithique (programme ANR) : abri-sous-roche de Pont-Glas (Plounéour-Ménez), habitat mésolithique de l’Essart (Poitiers), amas coquillier de Beg-an-Dorchenn (Plomeur), grotte des Perrats (Agris), sites du Mésolithique final au Néolithique ancien de la vallée du Guadiana (Portugal), habitat côtier mésolithique de Beg-er-Vil à Quiberon.
  • la néolithisation de l’Europe atlantique : site néolithique ancien Villeneuve-Saint-Germain du Dillien (Cléguérec), fouilles d’urgence au Chemin Creux (Mazières-en-Mauges), industrie lithique du site Villeneuve-Saint-Germain de Kervouyec-Névez (Quimper).
  • le développement de la technologie lithique dans l’ouest de la France : lithothèque de l’UMR 6566, colloque.
  • fouilles préventives sur le site mésolithique moyen de Pen Hoat Salaün (Pleuven).
  • Programme "Tous aux abris", en collaboration avec Nicolas Naudinot, qui vise l'inventaire et la fouille d'abris-sous-roche occupés à la Préhistoire sur le Massif armoricain.

Transmission des connaissances

Grégor Marchand est l'auteur de très nombreux articles dans des revues professionnelles à comité de lecture. Il a publié également des ouvrages de synthèse destinés à un public plus large (voir bibliographie ci-dessous).

Il tient un blog, qui est un espace professionnel destiné à fournir les mises à jour des informations concernant le Mésolithique et le Néolithique dans l’ouest de la France[6].

Parmi ses diverses interventions, on peut noter sa participation à une conférence publique de l'INRAP retransmise en vidéo[7], à des conférences de diffusion du savoir scientifique[8] et à des émissions culturelles[9].

Pour faire comprendre à un large public les deux images mentales sur le Mésolithique et les conditions de la néolithisation dont il faut absolument éviter le biais, Grégor Marchand aime à parler de « modèle Bécassine » (chasseurs-cueilleurs décrits comme de naïfs attardés) et de « modèle Astérix » (chasseurs-cueilleurs décrits comme de vaillant héros résistant encore et toujours).

Publications

Notes et références

Voir aussi

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