Jean-Pierre Bracco

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Jean-Pierre Bracco
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Membre de l'École française de Rome
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Eugène Bonifay (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Pierre Bracco, né en , est un archéologue préhistorien français, professeur de préhistoire paléolithique à l'université d'Aix-Marseille.

Il soutient en 1992 à l'université de Provence une thèse de doctorat en Préhistoire intitulée « Le paléolithique supérieur du Velay et de ses abords : recherches sur la dynamique des peuplements et l'occupation du sol dans un milieu volcanique de moyenne montagne »[1], puis il fait un post-doc à l'université de Gérone[2]. Il est maître de conférences à l'université de Provence en 1998, puis professeur depuis 2012. En 2009-2010, il est détaché à l'École française de Rome[3]. Sur place, il contribue à une collaboration scientifique franco-italienne sur le Paléolithique[3].

Il a été directeur du Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe-Afrique (LAMPEA) de 2012 à 2018[4] et a siégé au Conseil national de la recherche archéologique[2]. Il est membre du conseil scientifique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives[5]. Depuis 2022, il est Vice-président Science et Société d'Aix-Marseille Université[6].

Activités de recherche et éditoriales

Ses recherches portent sur la socio-économie des groupes humains du Paléolithique supérieur en Europe méridionale et en Afrique du nord à travers l'analyse systémique des productions lithiques : gestion techno-économique de l'équipement technique, organisation de l'espace et de la mobilité aux différentes échelles des espaces exploités et parcourus, du site au territoire. Les terrains d'applications principaux sont les situations archéologiques de la France méridionale[7] et de l'Italie, en particulier en contexte gravettien, épigravettien et magdalénien, et du Middle et Late Stone Age au Maghreb.

Au début des années 1990, il effectue des travaux de recherches sur la technologie et l'économie du débitage[8]. En 1992, pour déterminer le fait que la surface saillante de pièces lithiques obtenues par percussion n'aspectent pas de bulbe complémentaire, Bracco propose que le « sous-éclat complémentaire ne présente pas de bulbe de percussion saillant : ceci pourrait expliquer que certains éclats présentent “un bulbe négatif, en creux par rapport à la surface d'éclatement” »[9].

En 1998, il dirige la publication de l'ouvrage intitulé L'exploitation du quartz au Paléolithique, un recueil collectif au sein duquel, l'archéologue met en perspective l'intérêt des recherches réalisées dans le domaine des productions lithiques conçues à partir de matériaux autres que le silex[10],[9].

Ultérieurement, en 2001, aux côtés de Cyril Montoya, il dirige une « table ronde » à la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, qui a pour sujet central les cultures développées à la fin du Pléistocène et au début de l'Holocène. Les résultats de cette table ronde sont publiés en 2001 sous l'intitulé Les systèmes techniques lithiques pendant le Tardiglaciaire autour de la Méditerranée nord-occidentale[11].

En , avec Marina de Araujo Igreja, il organise à Aix-en-Provence un second colloque autour de la thématique Burins, formes, fonctionnement, fonctions[12].

Il dirige la revue Préhistoires méditerranéennes en 2004[13].

En 2009 et 2010, lors de son détachement à l'École française de Rome, il effectue des travaux sur l'Épigravettien ancien[3]. Il est actuellement membre du projet de recherche sur la Grotte Cosquer.

Publications

Références

Liens externes

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