Grand Galibier
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| Grand Galibier | ||||
Vue sur le Grand Galibier depuis le col homonyme. | ||||
| Géographie | ||||
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| Altitude | 3 228 m[1] | |||
| Massif | Massif des Cerces (Alpes) | |||
| Coordonnées | 45° 03′ 51″ nord, 6° 26′ 02″ est[1] | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Régions | Auvergne-Rhône-Alpes Provence-Alpes-Côte d'Azur |
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| Départements | Savoie Hautes-Alpes |
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| Ascension | ||||
| Voie la plus facile | Par les Mottets | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
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Le Grand Galibier, culminant à 3 228 m d'altitude, est un sommet des Alpes françaises. Point le plus élevé du massif des Cerces, il est réputé comme belvédère sur le massif des Écrins aux avant-postes occidentaux du massif.
L'étymologie de l'oronyme Galibier est discutée (grammatici certant). Galibier serait issu d'un radical d'origine pré-indoeuropéenne, gal variante de kal, la pierre, avec lup, la hauteur. Le toponyme Galibier désignerait une hauteur pierreuse[2].
Géographie
Situation
Le Grand Galibier se situe dans le chaînon du Galibier, à la limite des départements de la Savoie sur la commune de Valloire et des Hautes-Alpes sur la commune du Monêtier-les-Bains. Il surplombe de sa face rocheuse la vallée de la Guisane au sud et la vallée de la Maurienne au nord.
Il domine à l'est le col du Galibier et est composé de deux sommets : ouest (3 228 m) et est (3 219 m) séparés par la brèche de la Clapière.
Géologie
Les crêtes rocheuses du Grand Galibier, du roc Termier et de la tête de Colombe[3] sont constituées de calcaires dolomitiques et de quartzites triasiques (200-250 Ma)[4] appartenant à une nappe de charriage, dite briançonnaise. Au-dessous de cette nappe viennent des terrains plus tendres et plus ravinés (domaine sub-briançonnais à pentes plus douces), faits de calcschistes gris plus tendres[5] et de marnes crétacées (70 Ma). Il y a donc superposition anormale puisque du Trias, terrain ancien, repose sur du Crétacé et du Tertiaire, plus récents. Une autre compression fait chevaucher ce compartiment sub-briançonnais (écailles formant elles-mêmes une nappe de charriage) sur le compartiment dauphinois formé de flysch. Cette structure en empilement de nappes (déplacées de l'ordre de 20 à 30 km, soit une vitesse moyenne d'un cm par an), contemporaine du plissement alpin (30 Ma), a été facilité par la présence de couches de gypse jouant le rôle de « lubrifiant tectonique » (couche dite « savon » formant une semelle de nappe). Une dernière compression due au soulèvement du massif de la Meije (5 à 10 Ma) accentue et raccourcit cette superposition de nappes à l'origine horizontale, en même temps que se produisent le basculement vers l'est des compartiments et les soulèvements qui portent l'ensemble à son altitude définitive[6].