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Grand Musée égyptien

musée à Gizeh From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Grand Musée égyptien (المتحف المصري الكبير, al-Matḥaf al-Miṣrī al-Kabīr en arabe égyptien, GEM, Grand Egyptian Museum en anglais) est un musée situé près des pyramides de Gizeh, en Égypte.

Nom local
(ar) المتحف المصري الكبيرVoir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Octobre 2024 (ouverture de salles)
(inauguration officielle)
Surface
22 000 m2
Faits en bref Nom local, Type ...
Grand Musée égyptien
Façade principale du musée.
Informations générales
Nom local
(ar) المتحف المصري الكبيرVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Ouverture
Octobre 2024 (ouverture de salles)
(inauguration officielle)
Surface
22 000 m2
Site web
Collections
Collections
Nombre d'objets
130 000 pièces prévues
Bâtiment
Architectes
Heneghan Peng (en), Róisín HeneghanVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Adresse
plateau de Gizeh
Coordonnées
Fermer

Avec 100 000 objets exposés dans quatre-vingts pièces, il s'agit du plus grand musée du monde consacré à l'Égypte antique.

Au terme d'un long chantier de plus de vingt ans, le musée est finalement ouvert en et inauguré officiellement le .

L'idée de construire un tel musée est née dans les années 1990. Une étude d'un projet de « Grand Musée égyptien »[1] a ainsi été lancée et s'est terminée le .

Pour concevoir ce nouveau musée archéologique, un concours international placé sous le patronage de l'UNESCO est alors lancé.

L'appel d'offres lancé par l'Égypte est remporté par le cabinet d'architecture Heneghan-Peng en , et la scénographie par le bureau d'exposition et d'architecture Atelier Brückner en . La construction est réalisée par une coentreprise composée de la société égyptienne Orascom et de la société belge BESIX[2].

D'un coût total initial estimé à 550 millions de dollars, la construction du musée a rencontré de nombreuses difficultés techniques, financières, administratives.

La révolution de 2011, un incendie en 2018 ou encore l'épidémie de Covid-19 ont tour à tour reporté l'achèvement du musée, prévu initialement en 2013.

En , l’ouverture d’une douzaine de salles retraçant l’histoire égyptienne de l'âge de la pierre à Cléopâtre donne enfin le véritable coup d’envoi du GEM (Grand Egyptian Museum)[3],[4]. Le musée est inauguré officiellement l'année suivante, le .

Histoire

Projet

Le projet du musée naît dans les années 1990, inspiré par le ministre de la Culture Farouk Hosni (vexé par une réflexion d'un expert qui décrivait le musée égyptien du Caire comme un « vieil entrepôt »), devant le responsable des Antiquités égyptiennes Zahi Hawass et la Première dame Suzanne Moubarak[5].

L'ancien musée est considéré comme trop vieux, pas assez sécurisé et pas assez grand pour pouvoir exposer toutes les collections dans des conditions satisfaisantes.

Un décret présidentiel officialise le projet en 1992. Un concours d'architecture placé sous l'égide de l'UNESCO amène 1 557 propositions venues de quatre-vingt-trois pays. Le cabinet d’architecte irlandais Heneghan Peng Architects (en), cofondé par Róisín Heneghan et Shi-Fu Peng, en remporte l'attribution en 2003.

Le nouveau musée doit être une vitrine pour l'Égypte et a pour objectif de relancer le tourisme. Monument du XXIe siècle, le GEM se veut aussi un établissement culturel à la hauteur de son époque. Non seulement par sa muséographie, mais aussi par l’esprit que ses promoteurs veulent y insuffler. « Notre visiteur doit vivre une expérience culturelle », explique Ahmed Ghoneim, son directeur général[6].

Un chantier pharaonique et difficile

La première pierre est posée le . Il faut cinq années pour aménager les fondations. Cependant, le chantier rencontre des difficultés techniques et bureaucratiques, ce qui l'allonge. La révolution de 2011 et l'augmentation des violences font fuir les touristes, ce qui vide les caisses publiques, seules à financer la construction. De huit cents millions de dollars, le coût du chantier est passé à 1,1 milliard. Le Japon a néanmoins consenti un prêt de 765 millions de dollars[7].

Le , BESIX et Orascom Construction Industries (OCI), du groupe Orascom, commencent la réalisation, en association, de la phase III du Grand Musée égyptien. Les travaux ont débuté en pour se terminer en [8]. Cette phase comprend des galeries d’exposition, un centre de conservation ainsi qu’un centre commercial et des restaurants. Le contrat s’élève à 810 million de dollars (+/- 635 millions euros)[9].

En , le ministre de l'« Égypte Antique », Mohammed Ibrahim Ali[note 1], a confirmé la finalisation des travaux du nouveau musée dont l'inauguration est prévue pour . Le ministre espère ainsi remonter l'attrait touristique du pays, à cette époque au plus bas[10]. Le projet aura coûté cinq milliards de livres égyptiennes, sachant que le gouvernement japonais a financé une grande partie du projet sous forme de prêt devant être remboursé dans les dix ans suivant l’inauguration.

Du 4 au , le Conseil international des musées (ICOM) a rencontré Mohamed Sameh Amr, délégué permanent de l’Égypte auprès de l’UNESCO, Mamdouh Mohamed Gad el-Damaty, ministre des Antiquités de l’Égypte et Tarek Sayed Tawfik, directeur du « Grand Egyptian Museum », pour offrir son assistance aux musées et aux professionnels des musées égyptiens. La directrice générale de l’ICOM, Anne-Catherine Robert-Hauglustaine a également confirmé la participation de l’ICOM dans l’organisation d’un colloque international portant sur le traitement des restes humains, qui se tiendrait au GEM, en 2015.

En , seulement deux parties du musée sont achevées : le bâtiment administratif et celui qui protège les cinq réserves et les dix-sept laboratoires[7].

Un incendie se déclare au Grand Musée égyptien le [11]. Aucune victime n'est à déplorer.

En , selon Tarek Tawfik, directeur du Grand Musée égyptien, l'ouverture complète est attendue pour 2020[12] puis reportée en 2021 à la suite de l'épidémie de Covid-19. Au total, le chantier du Grand Musée égyptien a duré vingt ans, autant que pour la grande pyramide de Khéops. Quelque 5 000 ouvriers ont travaillé à sa construction.

En 2021, on annonce son ouverture pour 2022. En 2022, on annonce son ouverture imminente pour 2023[13]. À cet égard, des « pré visites » sont organisées pendant quelques jours au mois de mars et pour des journalistes. Seules quelques salles, dont l'immense hall d'accueil, peuvent être visitées[14].

Le , le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Ahmed Eissa, a annoncé qu’il « prévoyait l’ouverture du Grand Musée égyptien (GEM) entre octobre et février (…) que des travaux sont en cours pour terminer le GEM, ainsi que la zone entourant le musée (et) qu’une fois les travaux terminés, le projet sera présenté au président Abdel Fattah al-Sissi pour fixer la date de l’ouverture officielle », dans des déclarations à la presse[15].

Le , l'accès du public à douze premières salles est effectué[16].

Inauguration officielle

En 2025, une nouvelle date d'inauguration du Grand Musée égyptien est annoncée : le [17],[18],[19].

Après plusieurs reports, la cérémonie officielle d'inauguration a finalement lieu le [20].

Au terme d'un spectacle grandiose au pied des pyramides de Gizeh, auquel participent quatre-vingts délégations étrangères ayant répondu à l'invitation d'Abdel Fattah al-Sissi, le Grand Egyptian Museum ouvre finalement ses portes[21].

D'une taille d'un demi-million de mètres carrés, renfermant quatre-vingts pièces et plus de 100 000 objets exposés, ce musée est le plus grand du monde entièrement consacré à l'Égypte antique[21].

Une imposante statue de Ramsès II, d'une taille de onze mètres de hauteur pour un poids de cent tonnes, est installée dans le grand hall qui accueille les visiteurs[21].

Architecture

Le choix du bâtiment a été décidé par un concours d'architecture lancé le 7 janvier 2002[22]. Les organisateurs ont reçu 1 557 candidatures provenant de quatre-vingt-deux pays, ce qui en fait le deuxième plus grand concours d'architecture de l'histoire[23]. Lors de la deuxième phase du concours, vingt candidats ont fourni des informations complémentaires sur leurs projets. Les délibérations du jury se sont terminées le 2 juin 2003. Le concours a été remporté par les architectes Róisín Heneghan et Shi-Fu Peng, et leur agence Heneghan Peng Architects (Irlande) ; le prix s'élevait à 250 000 dollars américains[24]. Heneghan Peng, Buro Happold , Arup et ACE Consulting Engineers (Moharram et Bakhoum) ont collaboré à la conception du bâtiment. Le plan directeur paysager et d'aménagement du site a été conçu par West 8 ; le plan directeur de l'exposition, la scénographie et la muséologie ont été réalisés par Atelier Brückner[25]. Le 2 février 2010, Hill International a annoncé que le ministère égyptien de la Culture avait signé un contrat avec une coentreprise de Hill et d'EHAF Consulting Engineers pour fournir des services de gestion de projet pendant la conception et la construction du Grand Musée égyptien[26].

Le bâtiment, de forme triangulaire chanfreinée, se dresse à deux kilomètres au nord-ouest des pyramides, près d'un échangeur autoroutier. Ses murs nord et sud sont alignés avec la grande pyramide de Khéops et la pyramide de Mykérinos. La façade du musée, en albâtre translucide, s'ouvre sur une vaste place plantée de palmiers dattiers. À l'intérieur, un grand atrium abrite d'imposantes statues.

La façade du musée est faite de marbre et de verre, décorée de cartouches et d'ovales entourant des hiéroglyphes égyptiens portant les noms de rois et de reines[27].

Le musée en chiffres

Ce Grand Musée égyptien a des dimensions hors normes qui en font l'un des plus grands musées du monde[28] :

  • Surface du terrain : 470 974 m2 (47 hectares)
  • Surface des jardins : 12 hectares
  • Surface du bâtiment principal et du centre de conférence : 133 282 m2 (13,3 hectares)
  • Surface des bâtiments auxiliaires : 34 014 m2 (3,4 hectares)
  • Surface des terrains extérieurs et des jardins : 303 678 m2 (30,3 hectares)
  • Poids total de la structure : 1,5 million de tonnes
  • Volume de béton utilisé : 320 000 mètres cubes
  • Nombre d'œuvres qui seront exposées : 130 000
  • Coût total : 1,1 milliard d' euro, soit deux fois le coût initialement prévu[29]

Situation

Le musée est situé à moins de trois kilomètres des pyramides de Gizeh, sur le plateau du même nom, dans la périphérie du Caire ; afin de ne pas détruire l'harmonie du plateau, il est construit cinquante mètres en contrebas : ainsi, l'édifice est en pente et tout est fait pour ne pas cacher les pyramides en arrière-plan. Toute la difficulté a été d'enlever le sable présent sur le site et de rendre le terrain stable.

Le musée a la forme d'une flèche de cinq-cents mètres de long orientée vers les pyramides ; les parois sont en albâtre avec des motifs triangulaires évoquant les pyramides ; en transparence, une animation lumineuse permet de faire changer leur couleur de jour comme de nuit. Le musée est conçu pour faire le lien entre le Nil, symbole de vie et de fertilité, et le plateau de Gizeh, lieu de résidence des défunts.

Description et analyse

Le musée a une forme de quadrilatère sans angle droit, sans lignes parallèles. La logique générale de l'architecture repose sur la figure du triangle, que l'on retrouve dans les pyramides.

Des jardins de douze hectares sont agrémentés de plantes endémiques (palmiers, …) ; des parkings sont aménagés à l'ouest et au nord du musée.

La façade principale mesure quarante mètres de hauteur pour une longueur de huit-cents mètres. Sur 400 000 mètres carrés, son revêtement est fait d'onyx, une pierre que l'on trouve en Égypte. Elle est translucide et laisse passer une lumière douce pendant la journée. Le toit de 10 000 mètres carrés est couvert de plaques posées sur des poutres en acier. La structure est faite pour résister aux tremblements de terre.

L'entrée principale, qui ouvre sur l'atrium, se compose d'un treillis de triangles emboités, procédé qui évoque les sarcophages des pharaons. Elle est également décorée de vingt-cinq cartouches mesurant chacun 120 × 60 cm. Ils représentent les noms de vingt-cinq pharaons.

Le grand escalier central permet d'accéder aux différentes galeries. Il est aussi un lieu d'exposition de statues, placées dans l'ordre chronologique. Tout en haut du grand escalier, une grande baie vitrée permet au visiteur d'admirer les pyramides.

Organisation intérieure du musée

Laboratoire du centre de conservation du Grand Musée.

L'édifice, composé de trois étages, comporte un auditorium de mille places, un cinéma équipé en IMAX 3D, une médiathèque/bibliothèque, vingt-huit boutiques, une caserne de pompiers, des restaurants, un centre de recherche et un institut scientifique. Ces espaces sont conçus pour accueillir 10 000 visiteurs par jour, ou six millions par an, mais aussi la population égyptienne.

Les chercheurs disposent d'un centre de conservation ultramoderne, le plus grand du monde, équipé de dix-sept laboratoires dotés de matériel de pointe. Les bâtiments de la conservation, d'une superficie de 22 000 m2, sont reliés au musée par une galerie à trente mètres sous terre, avec une capacité de stockage de 100 000 objets divers, et a commencé à accueillir les objets dès 2010. Visités par les experts du monde entier, les laboratoires permettent à l'Égypte de restaurer sur place ses artefacts et de ne plus dépendre de structures étrangères.

Collections et visites

Le musée abrite plus de 100 000 objets répartis dans douze salles d'exposition permanentes principales, ainsi que dans plusieurs autres salles importantes.

Grand hall (atrium)

L'atrium (grand hall) du Grand Musée égyptien est le hall d'entrée principal, d'une superficie de 10 000 mètres carrés. Doté d'un toit de verre et d'une façade transparente, il permet d'admirer les pyramides de Gizeh depuis l'intérieur.

Colosse de Ramsès II

Le grand hall abrite la statue colossale de Ramsès II (en) (11 mètres, 83 tonnes) et une vingtaine de grands artefacts de différentes époques, ce qui en fait une exposition introductive.

Le colosse de Ramsès II a été découvert en 1820, brisé en six morceaux à Mit Rahina (en), sur le site de l'ancienne Memphis. Exposé depuis 1954 sur la place de la gare du Caire, il a été transféré vers le Grand Musée le , de nuit, pour éviter les embouteillages. Après des soins de nettoyage et de restauration (il a été exposé à la pollution urbaine pendant des années), il a été érigé en 2018 dans le hall d'entrée du musée[30].

Grand escalier

L'escalier sert de galerie de transition avec plus de soixante artefacts, menant aux douze salles. S'étendant sur 6 000 m2, la structure s'élève sur six étages (environ cinquante mètres), reliant le hall principal (atrium), les salles d'exposition temporaires et la principale réserve archéologique à la terrasse supérieure, offrant une autre vue sur les pyramides de Gizeh[31].

Le grand escalier contient plus de soixante artefacts, répartis en quatre sections thématiques qui constituent un voyage chronologique :

  • Image royale : se concentre sur la manière dont les pharaons se représentaient et pourquoi, avec des statues royales ;
  • Maisons divines : sur les temples et la relation entre les dieux et les pharaons, avec des œuvres d'art religieuses ;
  • Dieux et rois : explore les divinités de l'Égypte antique et leur association avec les dirigeants ;
  • Section funéraire : présente des cercueils et sarcophages de pierre de différentes époques, dont une hermione (tête de pyramide) de la XIIIe dynastie.

Les douze halls principaux

Statue de Khéphren au GEM.

Les collections occupent environ un tiers de la superficie totale du musée, soit cinquante hectares, et présentent plus de 24 000 artefacts répartis dans douze galeries organisées par période (env. 3100 av. J.-C. – 400 apr. J.-C.). Ces artefacts proviennent de réserves et de musées du Caire, de Louxor, Minya, Sohag, Assiout, Beni Suef, du Fayoum, du delta du Nil et d’Alexandrie[32],[33].

Salles de Toutânkhamon

Deux des douze salles sont exclusivement consacrées à l'exposition de 5 398 objets ayant appartenu au roi Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie (règne : env. 1332-1323 av. J.-C.). C'est la première fois que l'intégralité de la collection est présentée en un seul lieu, contrairement à l'exposition partielle qui avait eu lieu auparavant au Musée égyptien de la place Tahrir. Ces deux salles couvrent une superficie de 7 000 mètres carrés[34],[35].

La pièce maîtresse est le masque d'or de Toutânkhamon. On y trouve trois sarcophages superposés, dont un en or (cent-dix kilogrammes)[36] et deux en bois plaqué or. Le trône d'or est un fauteuil recouvert d'or et d'argent, orné de scènes de Toutânkhamon et de son épouse Ânkhésenamon. Des statues de dieux, comme Anubis, sont exposées, ainsi que des amulettes et des bijoux (colliers, bagues). Parmi les objets du quotidien figurent des armes (poignards, arcs), du mobilier (lits, chaises) et des ustensiles de cuisine. Des ouchebtis, statuettes ou figurines destinées à servir le roi dans l'au-delà, sont également présents[37].

La momie de Toutânkhamon restera dans la Vallée des Rois et ne sera pas déplacée[38].

Les salles sont conçues de manière similaire au tombeau original de Toutânkhamon dans la vallée des Rois. Des systèmes de contrôle environnemental (tels que le contrôle de la température et de l'humidité) protègent les pièces sensibles, en particulier celles en or, en bois et en tissu[39].

Davantage d’informations Objet, Description ...
Objet Description Origine et datation
JE 60723

Tête de Toutânkhamon enfant (it) émergeant d'une fleur de lotus, évocation de la régénération permanente du roi.

Bois et stuc. Hauteur : 0,30 m.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

Cartouche de Toutânkhamon

Chambre funéraire de Toutânkhamon

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 60671

Sarcophage intérieur de Toutânkhamon

Le roi est représenté à l'image d'Osiris, les bras croisés, tenant les insignes sacrés du crochet heka et du fouet nekhakha.

Or. Hauteur : 1,87 m. Poids : 110 kg.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 60672

Masque d'or avec incrustations de pierres semi-précieuses et de verre coloré. Yeux en obsidienne et quartz. Barbe en verre coloré serti dans des cloisons d'or. Gorgerin en lapis-lazuli, quartz, amazonite et verre coloré.

Hauteur : 54 cm. Poids : 11 kg.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

Coffre à vases canopes de Toutânkhamon Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 60687

Vases canopes de Toutânkhamon

Chaque tête porte le némès avec l'uræus et la tête de vautour.

Vases canopes, coffre, couvercle en albâtre blanc des carrières de Hatnoub.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 60708

Statue du ka de Toutânkhamon

Le roi est représenté dans une posture de marche. Il tient dans son poing droit une massue à décor d'écailles, et de sa main gauche une longue canne garnie d'une ombelle de papyrus. Le pagne est orné d'un devanteau empesé projeté en avant, qui porte une inscription évoquant le dieu souverain accompli, le ka royal et Osiris.

Les oreilles percées, le ventre bombé et les jambes minces sont l'héritage du style amarnien. Les sourcils et le contour des yeux sont soulignés à la feuille d'or.

Bois bitumé et bronze doré.

Hauteur : 1,92 m

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 62028

Trône de Toutânkhamon

Scène affectueuse de Toutânkhamon assis, avec son épouse Ânkhésenamon. Figure aussi le symbole amarnien du disque solaire Aton dispensant la vie.

Le meuble lui-même est orné de lions et de serpents ailés.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

Lit orné de têtes et pattes de lionne

Dans cette série de trois lits funéraires emboîtés, la lionne Mehet revient du lointain pour apporter le grand flot du Nil.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 62013

Lit à l'image de la vache primordiale

Mehet Oueret est la vache primordiale qui porte Rê dans l'horizon du ciel.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

Lit orné d'animaux composites

La troisième déesse, Ammout, sous la forme d'un animal sacré à tête d'hippopotame, corps de guépard et écailles de crocodile, est celle qui dévore les morts.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 60722

Mannequin de Toutânkhamon (de)

Mannequin en bois, peut-être un portrait de Toutânkhamon jeune homme, peu avant sa mort.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 61444

Statue d'Anubis

Le dieu chacal repose sur un coffre doré en forme de chapelle. Anubis, dieu funéraire, guide les morts vers l'autre monde. Il introduit les morts auprès des juges pour la pesée des âmes. La statue était portée au cours de la procession funéraire, comme l'atteste le traîneau à quatre bras sur lequel repose l'ensemble.

Bois stuqué vernis et doré. Hauteur : 1,18 m ; longueur : 2,70 m.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

JE 62114

Vase à parfum en albâtre

Vase à parfum, dédié à Toutânkhamon et à son épouse Ânkhésenamon, symbolisant l'union des Deux Pays. Les deux Nils sont personnifiés par des êtres androgynes barbus, unis par des déesses-serpents, parmi les lys (de la Haute-Égypte) et les papyrus (de la Basse-Égypte).

Albâtre, ivoire et or. Hauteur : 0,70 m.

Vallée des Rois

KV62

XVIIIe dynastie.

Vers 1330 av. J.-C.

Fermer

Musée des navires de Khéops

La barque de Khéops, barque solaire présentée au musée.

Le musée des navires de Khéops est une salle distincte consacrée à l'exposition des deux barques solaires du roi Khéops (le bâtisseur de la Grande Pyramide), qui comptent parmi les plus anciens bateaux en bois jamais découverts, datant d'environ 4 600 ans[40]. On y trouve une exposition interactive expliquant leurs fonctions supposées (peut-être transporter le roi dans l'au-delà ou lors de ses voyages avec le dieu soleil Râ). Les deux barques solaires été transférées de l'ancien musée des barques solaires de Gizeh en août 2021[41],[42].

Notes et références

Voir aussi

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