Grange dîmière de Daubeuf-la-Campagne

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Construction
XIIe et XIVe siècles
Patrimonialité
Pays
Grange dîmière de Daubeuf-la-Campagne
Vue du pignon nord depuis la rue de l'église.
Présentation
Type
Construction
XIIe et XIVe siècles
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Adresse
rue de l'église
Coordonnées
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La grange dîmière de Daubeuf-la-Campagne est un bâtiment datant des XIIe et XIVe siècles situé à Daubeuf-la-Campagne, dans le département de l'Eure en région Normandie. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le .

La grange dîmière de Daubeuf-la-Campagne se situe sur le territoire de la commune de Daubeuf-la-Campagne, dans le Nord du département de l'Eure, au sein de la région naturelle de la campagne du Neubourg[1]. Elle se trouve au centre du bourg, à proximité de l'église[2], au croisement des départementales 60 et 75.

Histoire

La grange dîmière est édifiée au XIIe siècle. Elle fait alors partie du manoir de Daubeuf, lequel appartient à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Elle sert à entreposer les revenus provenant de l'exploitation agricole et des droits seigneuriaux détenus par les moines[2].

Au XIVe siècle, sous l'abbatiat de Jean-Marc d'Argent (1319-1339), l'édifice est agrandi par la construction d'une seconde charpente de l'édifice qui s'ajoute à la première [2],[3].

À la Révolution, la grange ainsi que les autres bâtiments de la ferme sont vendus comme Bien National[2].

Vue latérale de la grange.

Architecture

La grange appartient à un domaine qui comprend également une triple maison de maître, un cellier, des granges, des étables ainsi que les anciens habitats des serfs et des serviteurs. Il est à remarquer que le mur extérieur gauche de l’église Notre-Dame se situe sur la propriété[3].

La grange présente des façades en silex renforcées par des chaînages de pierre et des contreforts à glacis, notamment le pignon nord[2].

À l'intérieur, l'édifice se compose de trois nefs définies par de forts poteaux de chêne. L'un de ces poteaux porte la date de 1718, ce qui correspond probablement à une reprise de la charpente[2].

En 2011, le monument fait l'objet d'une restauration partielle menée par une équipe internationale de charpentiers[2]. Dirigée par François Calame et deux maîtres charpentiers, le Français Florian Carpentier et l'Allemand Axel Weller, cette équipe se composent de plus de 30 professionnels[3].

Protection

Annexes

Notes et références

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