Grassano
commune italienne, province de Matera
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Grassano est une commune d'environ 5 000 habitants[2] située dans la province de Matera, en Basilicate, au sein de l'Italie méridionale.
| Grassano | ||||
| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | ||||
| Province | ||||
| Maire | Filippo Luberto | |||
| Code postal | 75014 | |||
| Code ISTAT | 077011 | |||
| Préfixe tél. | 0835 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | grassanesi | |||
| Population | 4 534 hab. (31-10-2025[1]) | |||
| Densité | 109 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 40° 38′ 00″ nord, 16° 17′ 00″ est | |||
| Altitude | 559 m Min. 150 m Max. 576 m |
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| Superficie | 4 163 ha = 41,63 km2 | |||
| Divers | ||||
| Saint patron | Sant'Innocenzo Martire | |||
| Fête patronale | 22 septembre | |||
| Localisation | ||||
Localisation dans la province de Matera. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Basilicate
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| Liens | ||||
| Site web | Site officiel | |||
| modifier |
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Géographie
Le vieux bourg de Grassano s'élève sur une éminence séparant les vallées du Bradano et du Basento (qui se déverse dans la mer Ionienne), non loin du ruisseau Bilioso, vers 559 mètres d'altitude. L'altimétrie générale de la commune s'échelonne de 576 mètres à 150 mètres d'altitude en fond de vallée. Elle est située à 43 km de Matera et 59 km de Potenza, le chef-lieu régional.
Histoire
Le village de Grassano voit le jour autour de l'an 1000. Le premier document officiel qui atteste de son nom remonte pourtant à 1123 ; elle y est désignée sous la forme castellum quod vocatur Crassanum (« château appelé Crassanum »). Jusqu'au xve siècle, Grassano n'est formellement qu'un hameau rural sous la juridiction du diocèse de Tricarico. C'est le 19 janvier 1414 que le roi Ladislas de Naples lui accorde, à la demande des habitants, l'autonomie et l'érection de sa propre paroisse.
Carlo Levi, inculpé pour ses positions antifascistes, est envoyé en exil à Grassano, où il peint une soixantaine de tableaux et prend le temps de s'intéresser aux problèmes structurels qui accablent le sud de l'Italie. Son expérience dans la ville est relatée dans son ouvrage le plus célèbre, Le Christ s'est arrêté à Eboli, publié après la Seconde Guerre mondiale, en 1945.
Depuis 2002, Grassano accueille, conjointement avec la commune d'Aliano (second lieu d'exil de Levi), un parc littéraire actif.
Économie
Culture locale et patrimoine
Patrimoine
- Églises San Giovanni (église-mère), San Marco et Madonna delle Neve, toutes construites au xviiie siècle.
Carlo Levi à Grassano
Des mois de mai à septembre 1935, le peintre et écrivain antifasciste Carlo Levi fut exilé en ces lieux avant d'être déporté dans le village encore plus isolé d'Aliano. Il relate plus tard son expérience dans les deux bourgades dans son roman paru en 1945, Cristo si è fermato a Eboli (Le Christ s'est arrêté à Eboli). Il décrit l'aspect de Grassano en ces termes :
Blanche au sommet d'une haute colline désolée, comme une petite Jérusalem imaginaire dans la solitude d'un désert. – Carlo Levi : Le Christ s'est arrêté à Eboli
Superstitions locales
Une coutume locale prétend que laisser un artichaut sur le rebord d'une fenêtre pour une nuit entière, le premier dimanche de printemps, permet de présager du lendemain. Au matin, un artichaut ouvert est supposé annoncer de bonnes nouvelles à venir ; que la plante reste fermée est de mauvais augure. De même, un blanc d'œuf abandonné sur le bord d'une fenêtre toute une nuit et qui, le lendemain matin, présente une surface irisée est signe d'un mariage prochain[3].