La gravure héraldique se définit par l'action de graver un blason. Elle est exécutée par un graveur. Elle peut servir produire des bijoux armoriés (chevalières), des ex-libris, pour décorer des pièces d'argenterie, etc.
Ce métier qui s'exerce depuis le XIIesiècle date de l'apparition de l'art héraldique et du blason dans l'Occident médiéval. Sa pratique consiste à graver en creux dans des matériaux durs, très souvent du métal, des armoiries[1]. Après un dessin préparatoire, le graveur utilise des outils de coupe tels que burins, échoppes et onglettes pour graver le motif en creux sur l'objet que l'on souhaite orner: bague ou chevalière, pièce d'argenterie (plateaux, couverts, services).
Depuis le XVesiècle, la gravure héraldique sert à réaliser des ex-libris armoriés. Dans ce cas, on recourt traditionnellement à la gravure au burin à la main sur une plaque de cuivre, qui est ensuite imprimée sur papier à l'aide de presses de taille douce.
Les couleurs du blason sont rendues par un code de hachures, des pointillés,etc.
Le métier a très peu évolué dans le temps. En effet, il s'agit d'un travail manuel et humain que les machines ne peuvent remplacer[2]. Seule la qualité des outils peut être améliorée[3]. Ce savoir-faire est inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[4].
Un plateau d'argent gravé.
Blason gravé sur une saucière du XVIIIesiècle.
Un service complet d'argenterie gravée héraldique d'époque rococo.