Gravures rupestres de Bidzar
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Gravures rupestres de Bidzar | ||
Site archéologique de Bidzar | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Bidzar | ||
| Coordonnées | 9° 51′ 08″ nord, 14° 06′ 49″ est | |
| Histoire | ||
| Culture | la liste indicative du Patrimoine mondial de l'Unesco | |
| Critères | (i) (d) | |
| Géolocalisation sur la carte : Cameroun
| ||
| modifier |
||
Les gravures rupestres de Bidzar sont situées au Cameroun, dans le département du Mayo-Louti et la région du Nord, à proximité de la frontière avec le Tchad.
Le site d’art rupestre de Bidzar se trouve dans la zone sahélienne du nord du Cameroun, précisément dans le village de Bidzar qui est une localité située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Guider. Le site est visible depuis la route nationale N°1 du Cameroun qui traverse la localité de Bidzar en direction de la ville de Maroua dans la région de l’extrême-nord. Cette région a une grande proximité avec le sud-ouest de la république du Tchad. Le site s’étale sur superficie de 2,5 kilomètre carré et compte environ 500 gravures. Bidzar est de nos jours le site d’art rupestre qui concentre le plus grand nombre de figures au Cameroun. Les supports sur lequel les dessins ont été gravés sont des dalles de marbre-calcaire traversé par de filons de chloritoschistes. Ces supports sont facilement attaquables par un percuteur de granite ou de quartz. Ils ont une faible résistance au frottement et se brisent aisément en petits morceaux. Cette caractéristique expliquerait le choix des graveurs de Bidzar pour ce matériau comme support de réalisation de leurs dessins par opposition aux granites voisins[1].
Historique
Les gravures rupestres de Bidzar se trouvent dans la région du Nord du Cameroun, précisément dans le département du Mayo Louti. La zone est limitrophe de la république du Tchad à l’est et de la région de l’Extrême-Nord au nord. C’est une région située de part et d’autre du 10e degré de la latitude nord. Le site est exactement situé à 300 mètres du village de Bidzar Les dalles de marbre calcaire sur lesquelles ont été gravées les figures sont dispersées sur plusieurs hectares et sont visibles à partir de la route nationale numéro I qui traverse la région[2].

Le climat et l’hydrographie
Le climat de la région Bidzar est de type soudano-sahélien, il est semi-aride et comporte deux saisons dans l’année : une saison sèche qui dure sept mois, allant du mois de Novembre à Mai. Une saison de pluie qui dure cinq mois ; elle va du mois de Mai à Octobre. L’harmattan y est froid et sec tandis que l’Alizée qui balaye la zone dans la direction Sud-Nord, est accompagnée des pluies. La région reçoit environ 800 mm d’eau par an, Le mois d’avril est le plus chaud avec une température de 38.5 degrés. Les températures sont modérées de Novembre à Janvier : La moyenne est de 23 degrés. Les cours d’eau saisonniers et irréguliers appelés Mayo, composent le réseau hydrographique de la région ; ils s’assèchent pendant la longue saison sèche et débordent leur lit en saison pluvieuse et causent des inondations aux dégâts importants.
Végétation
A Bidzar, on distingue plusieurs groupements végétatifs qui correspondent à la nature des terrains. Quatre types de savanes y sont recensés. Il s’agit :
- De la savane arbustive armée qui occupe les terres lourdes composées d’argiles, de concrétions calcaires et des schistes sédimentaires,
- De la savane arbustive des sols squelettiques ou peu profond ou poussent certaines espèces végétales telles que des Boswellia africana et l’acacia hebecladoide,
- De la savane à tendance arborée des rives des cours d’eau. La végétation ici est caractérisée par des arbres qui peuvent atteindre une dizaine de mettre.
- De la savane arbustive très claire qui a une végétation discontinue avec des ilots boisés et des plages stériles ou les graminées ne semblent pas pousser. Les sols ici sont très compacts, sableux ou sablo-argileux en surface : ce sont des sols stériles.
Protection
Le , le site a été inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l'Unesco[3].