Grenoble-Alpes Métropole

intercommunalité française de l'Isère From Wikipedia, the free encyclopedia

Grenoble-Alpes Métropole est une métropole française de droit commun, située dans le département de l'Isère et organisée autour de la ville de Grenoble.

Faits en bref Administration, Pays ...
Grenoble-Alpes Métropole
Blason de Grenoble-Alpes Métropole
Logo de Grenoble-Alpes Métropole.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Forme Syndicat intercommunal
(1966 → 1993)
Communauté de communes
(1994 → 1999)
Communauté d'agglomération
(2000 → 2014)
Métropole (depuis 2015)
Siège Grenoble
Communes 49
Président Guillaume Lissy (PS)
Budget 714 000 000[1]  (2019)
Date de création
No SIREN 200040715
Démographie
Population 450 608 hab. (2023)
Densité 826 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 13″ nord, 5° 43′ 35″ est
Superficie 545,50 km2
Localisation
Localisation de Grenoble-Alpes Métropole
Localisation en Isère
Liens
Site web grenoblealpesmetropole.fr
Fiche Banatic Données en ligne
Données INSEE Dossier en ligne
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Le , la métropole Grenoble-Alpes Métropole succède à la communauté d'agglomération du même nom. L'acronyme « GAM » est peu usité des conurbains, l'expression « la Métro », surnom local de la communauté d'agglomération, étant d'usage courant[2].

Avec ses 49 communes, la métropole grenobloise est l'intercommunalité la plus peuplée de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la métropole de Lyon étant une collectivité à statut particulier. La métropole compte plus de 2 500 employés[réf. nécessaire].

La métropole ne recouvre qu'imparfaitement l'unité urbaine de Grenoble, puisqu'il existe à la fois des communes de l'unité urbaine qui ne font pas partie de la métropole et des communes de la métropole situées au-delà des limites de l'unité urbaine.

Histoire

Intercommunalités précédentes

De 1966 à 1999

  • En 1966, est lancée la première structure intercommunale de l'agglomération grenobloise : le SIEPURG (Syndicat Intercommunal d'Études des Problèmes d'Urbanisme de la Région Grenobloise). Ce syndicat a été créé par 21 communes.
  • En 1968, le SIRG (Syndicat Intercommunal de Réalisation de la Région Grenobloise) devient l'organe de réalisation du SIEPURG. Il a pour objectif la réalisation d'équipements lourds comme les usines d'incinération de déchets.
  • En 1973, l'agglomération grenobloise s'organise en Syndicat intercommunal à vocation multiple, le SIEPARG (Syndicat Intercommunal d'Étude et de Programmation pour l'Aménagement de la Région Grenobloise).
  • En 1994, le SIEPARG se transforme en communauté de communes. Cette dernière prendra le nom de Grenoble-Alpes Métropole – la Métro – en 1996.

De 2000 à 2014

Création

Dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, le projet de loi de « modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles », promulgué le , prévoit qu' :

« Au 1er janvier 2015, sont transformés par décret en une métropole les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre qui forment, à la date de la création de la métropole, un ensemble de plus de 400 000 habitants dans une aire urbaine, au sens de l'Institut national de la statistique et des études économiques, de plus de 650 000 habitants. »

 Article L. 5217-1 I du Code général des collectivités territoriales

Répondant à ces critères, la communauté d'agglomération grenobloise changera de statut pour devenir une métropole.

Le choix du nom de la métropole est intervenu lors du conseil de communauté du . Il a été choisi de conserver le nom et le logo actuels, « Grenoble-Alpes Métropole », d'une part, en raison de la notoriété acquise par cette "identité" utilisée depuis 1996, et d'autre part, par souci économique[4].

Territoire métropolitain

Situation géographique

La métropole grenobloise est située en grande partie au cœur de l'Y grenoblois et sur les hauteurs du balcon Sud de la Chartreuse :

  • aux confluences du Drac et de la Romanche & du Drac et de l'Isère,
  • entre les massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse, sur un bassin de vie de près de 55 000 ha, dont la majeure partie de l'urbanisation se situe dans une vallée singulièrement plate à environ 215 m d'altitude, lieu d'un ancien lac glaciaire, bien que des villages d'altitude atteignent voire dépassent 1000 mètres d'altitude en Chartreuse.

Elle bénéficie d'un environnement montagnard exceptionnel qui offre un large éventail d'activités de loisirs, hiver comme été.

Panorama de la métropole grenobloise depuis la croix du sergent Pinelli au sommet du Taillefer.

Communes adhérentes

Composition jusqu'au .
Composition depuis le avec la forme cartographique de l'ours qui danse[5].

La métropole est composée des 49 communes suivantes :

Davantage d’informations Nom, Code Insee ...
Liste des communes de l'intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Grenoble
(siège)
38185 Grenoblois 18,13 156 140 (2023) 8 612
Bresson 38057 Bressonnais 2,78 663 (2023) 238
Brié-et-Angonnes 38059 Briataux 9,7 2 497 (2023) 257
Champ-sur-Drac 38071 Chenillards 8,92 3 335 (2023) 374
Champagnier 38068 Champagnards 6,61 1 557 (2023) 236
Claix 38111 Claixois 24,12 7 836 (2023) 325
Corenc 38126 Corençais 6,5 4 215 (2023) 648
Domène 38150 Domenois 5,29 6 835 (2023) 1 292
Échirolles 38151 Échirollois 7,86 37 491 (2023) 4 770
Eybens 38158 Eybinois 4,5 10 493 (2023) 2 332
Fontaine 38169 Fontainois 6,74 22 020 (2023) 3 267
Fontanil-Cornillon 38170 Fontanilois 5,5 3 404 (2023) 619
Gières 38179 Gièrois 6,93 7 376 (2023) 1 064
Le Gua 38187 28,48 1 928 (2023) 68
Herbeys 38188 Herbigeois 7,73 1 424 (2023) 184
Jarrie 38200 Jarrois 13,26 3 952 (2023) 298
Meylan 38229 Meylanais 12,32 18 770 (2023) 1 524
Miribel-Lanchâtre 38235 Lanchatrous 9,65 445 (2023) 46
Mont-Saint-Martin 38258 Saint-Martiniers 5,31 93 (2023) 18
Montchaboud 38252 Montchabouillards 1,96 352 (2023) 180
Murianette 38271 Murianettois 6,07 910 (2023) 150
Notre-Dame-de-Commiers 38277 Commérots 4,79 519 (2023) 108
Notre-Dame-de-Mésage 38279 Mésageois 4,53 1 129 (2023) 249
Noyarey 38281 Nucérétains 16,86 2 365 (2023) 140
Poisat 38309 Poisatiers 2,56 2 173 (2023) 849
Le Pont-de-Claix 38317 Pontois 5,6 10 956 (2023) 1 956
Proveysieux 38325 Proveysards 20,37 522 (2023) 26
Quaix-en-Chartreuse 38328 Quailards 18,09 943 (2023) 52
Saint-Barthélemy-de-Séchilienne 38364 Cujalas 12,1 423 (2023) 35
Saint-Égrève 38382 Saint-Égrèvois 10,88 17 986 (2023) 1 653
Saint-Georges-de-Commiers 38388 Saint-Georgeois 14,62 2 699 (2023) 185
Saint-Martin-d'Hères 38421 Martinérois 9,26 37 695 (2023) 4 071
Saint-Martin-le-Vinoux 38423 Saint-Martiniers 10,06 6 078 (2023) 604
Saint-Paul-de-Varces 38436 Saint-Pagnards 19,69 2 218 (2023) 113
Saint-Pierre-de-Mésage 38445 Mésageois 7,03 784 (2023) 112
Le Sappey-en-Chartreuse 38471 Sappeyards 15,13 1 191 (2023) 79
Sarcenas 38472 Sarcenais 7,76 261 (2023) 34
Sassenage 38474 Sassenageois 13,31 11 646 (2023) 875
Séchilienne 38478 Chichilins 21,47 993 (2023) 46
Seyssinet-Pariset 38485 Seyssinettois 10,65 11 739 (2023) 1 102
Seyssins 38486 Seyssinois 8 8 092 (2023) 1 012
La Tronche 38516 Tronchois 6,42 6 424 (2023) 1 001
Varces-Allières-et-Risset 38524 Varçois 20,88 8 542 (2023) 409
Vaulnaveys-le-Bas 38528 Vaulnaviards 11,9 1 398 (2023) 117
Vaulnaveys-le-Haut 38529 Vaulnaviards 19,86 4 006 (2023) 202
Venon 38533 Venonais 4,34 841 (2023) 194
Veurey-Voroize 38540 Veurois 12,21 1 427 (2023) 117
Vif 38545 Vifois 28,3 8 530 (2023) 301
Vizille 38562 Vizillois 10,51 7 292 (2023) 694
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Démographie

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2022
338 231393 673398 638409 547422 357430 812437 236443 123449 509
Les données présentées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au .
(Sources : Insee[6])

Administration

Siège

Le Forum, siège de la métropole grenobloise.

L'hôtel métropolitain est situé au 3 rue Malakoff, Immeuble Le Forum, à Grenoble[7].

La Métropole de Grenoble se situe :

Les élus

Jusqu’au renouvellement de 2026, le conseil métropolitain comptait 119 conseillers en application d’un accord local. Celui-ci n’a pas été reconduit à l’initiative du maire de Grenoble, Éric Piolle, entraînant un retour au droit commun fixé par le code général des collectivités territoriales, qui détermine le nombre de sièges en fonction de la population, et ramenant ainsi l’effectif à 110 conseillers à compter de l'élection de 2026[8], représentant chacune des communes membres et élus pour une durée de six ans.

Ils sont répartis comme suit[8] :

Davantage d’informations Nombre de conseillers, Communes ...
Nombre de conseillersCommunes
34Grenoble
8Échirolles, Saint-Martin-d'Hères
5Fontaine
4Meylan, Saint-Égrève
2Eybens, Le Pont-de-Claix, Sassenage, Seyssinet-Pariset
1 (+1 suppléant)les 39 autres communes
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Présidence

Davantage d’informations Nom, Parti ...
Liste des présidents des intercommunalités successives
Nom Parti Début Fin Mandats
Roger DeschauxPSMaire de Sassenage de 1950 à 1983.
Alain CarignonRPRMaire de Grenoble de 1983 à 1995, Ministre, député européen de 1984 à 1986.
Robert MagninDVDMaire de Corenc de 1971 à 1995.
Didier MigaudPSMaire de Seyssins de 1995 à 2010, député de l'Isère de 1988 à 2010, premier président de la Cour des comptes depuis 2010.
Marc BaïettoPSMaire d'Eybens de 1983 à 2014, conseiller général du canton d'Eybens de 1988 à 2015.
Christophe FerrariPS puis DVG puis PP puis DVGMaire du Pont-de-Claix.
Guillaume LissyPS[9],[10]En fonctionMaire de Seyssinet-Pariset
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Vice-présidence

Davantage d’informations Nom, Groupe ...
Liste des vice-présidents depuis 2026
Nom Groupe Commune Délégation
1reLaurence RuffinUGECGrenoble (maire)Stratégie économique et industrielle
1erRaphaël GuerreroNMCJarrie (maire)Finances, contrôle de gestion et budget
Pierre LabrietCCCÉchirolles (adjoint à la maire)Politique de la ville, rénovation urbaine et solidarités
Sylvain LavalNMCSaint-Martin-le-Vinoux (maire)Voirie, entretien, proximité et ouvrages d’art
Margot BelairUGECGrenoble (conseillère municipale déléguée)Habitat et logement
Jérôme RubesCCCSaint-Martin-d'Hères (adjoint au maire)Politique de l’aménagement, grands projets et foncier
Laurent ThovisteALPESFontaine (adjoint au maire)Territoires, stratégie d’aménagement, polarités et participation citoyenne
Michelle VeyretCCCSaint-Martin-d'Hères (adjointe au maire)Équipements culturels d'intérêt métropolitain
Audrey GuyomardCCMBresson (maire)Attractivité, tourisme et loisirs
Laurent AmadieuUGECSaint-Egrève (maire)Création et réaménagement de l'espace public et de la voirie, végétalisation et mobilités actives
Michel VendraCCMSassenage (maire)Équipements sportifs d'intérêt métropolitain
Cyrille PlenetNMCSéchilienne (maire)Agriculture, forêt, montagne et risques
Jean-Yves PortaNMCVaulnaveys-le-Haut (maire)Collecte et valorisation des déchets
Gilles MoreauUGECGrenoble (conseiller municipal délégué)Énergie, air et climat
Eric RossettiNMCQuaix-en-Chartreuse (adjoint au maire)Urbanisme et PLUI
Xavier OsmondUGECEybens (adjoint au maire)Prévention spécialisée, prévention de la délinquance et égalité des droits
Marc DépinoisNMCMont-Saint-Martin (maire)Administration générale, ressources humaines et patrimoine
Olivier BertrandUGECGrenoble (conseiller municipal délégué)Cycles de l'eau
Fabrice HugeléALPESSeyssins (maire)Enseignement supérieur et recherche
Aurélien FargeCCCÉchirolles (adjoint à la maire)Insertion, emploi et jeunesse
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Les neuf groupes politiques de la majorité et de l'opposition au conseil métropolitain, classés par nombre d'élus :

  • UGEC (Union de la gauche écologiste et citoyenne), 28 élus. Co-présidents : Chloé Pantel (Grenoble) et Philippe Cardin (Meylan) (, PS, G.s, ADES, DVG) - Majorité
  • NMC (Notre métropole commune), 23 élus. Co-présidents : Françcoise Fontana (Herbeys), Guy Jullien (Veurey-Voroize) et Marc Oddon (Venon) (DIV, DVD, DVG) - Majorité
  • CCC (Communes, coopération, citoyenneté), 15 élus. Co-présidents : Jérôme Rubes (Saint-Martin-d'Hères) et Pierre Labriet Échirolles (PCF, DVG) - Majorité
  • ALPES (Ambition locale progressiste, écologiste et solidaire), 11 élus. Présidente : Émilie Chalas (Grenoble) (RE, MoDem, DVC) - Majorité
  • CCM (Communes au cœur de la métropole), 9 élus. Président : Jean-Damien Mermillod-Blondin (Corenc) (LR, DVD) - Majorité
  • AGATES (Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités), 6 élus. Co-présidents : Florent Cholat (Champagnier) et Catherine Troton (Vizille (DVG) - Majorité
  • LFI (La France insoumise), 7 élus. Président : Allan Brunon (Grenoble) (LFI) - Opposition
  • GO RG (Groupe d’opposition Réconcilier Grenoble), 5 élus. Président : Thierry Aldeguer (Grenoble) (LR, DVD) - Opposition
  • RN-UDR (RN-UDR Grenoble Alpes Métropole), 2 élus. Co-présidents : Enzo Billon (Échirolles) et Alexandre Lacroix (Saint-Martin-d'Hères) (RN, UDR) - Opposition

Compétences

Liste des compétences exercées par la métropole grenobloise :

  • Déchets
Prévention, collecte, tri et valorisation.
Gestion des 22 déchèteries métropolitaines.
Cogestion des 5 usines d'incinération dont le site Athanor (ordures ménagères) de La Tronche.
  • Déplacements
Organisation de la mobilité (transports en commun via le Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG), Métrovélo, itinéraires cyclables (dont le réseau chronovélo, créé en 2017).
  • Développement économique
Création et gestion des zones d'activités économiques et des pôles de compétitivité.
Soutien à l'innovation et à la création des entreprises via des politiques d'aide à la création d'entreprises de petite taille, de valorisation de la recherche, des transferts de technologie, de développement des filières numériques, biotechnologies, filière du bois...
Voir par ailleurs (ci-dessous).
  • Eau potable
Gestion de la ressource, production, distribution.
Cogestion de la société publique local "Eau de Grenoble".
  • Eaux usées et pluviales
Collecte et traitement.
Gestion du site de traitement des eaux "Aquapole" du Fontanil-Cornillon.
  • Énergie
Concession de la distribution publique d'électricité et de gaz.
Gestion des réseaux de chaleur urbains (Compagnie de chauffage intercommunale de l'agglomération grenobloise).
  • Gestion d'équipements métropolitains (avec ou sans délégation)
Base de loisirs du Bois Français à Saint-Ismier.
Centre funéraire intercommunal de La Tronche (PFI - Pompes funèbres intercommunales de la région grenobloise).
Cimetière intercommunal de Poisat.
Crématorium intercommunal de Gières (PFI - Pompes funèbres intercommunales de la région grenobloise).
Patinoire Polesud de Grenoble.
Stade des Alpes de Grenoble.
  • Habitat
Définition des programmes en logements (programme local de l'habitat).
Attribution des financements de l'État pour la production de logements sociaux...
La Villeneuve, quartier prioritaire de la politique de la ville.
Promotion du développement social urbain.
Rénovation et revalorisation des quartiers prioritaires en réduisant les inégalités.
Dynamisation des solidarités territoriales et de l'insertion.
Prévention de la délinquance.
  • Promotion touristique
Gestion, dynamisation et coordination des offices de tourisme.
  • Protection de l'environnement
Plan Air-Climat.
Espaces naturels.
Lutte contre la pollution atmosphérique.
Éducation à l'environnement...
Voir par ailleurs (ci-dessous).
  • Transition énergétique
Développement des énergies renouvelables.
  • Urbanisme
Réalisation du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi).
Projet de planification de l'espace métropolitain au cours du mandat.
  • Voirie
Création, aménagement et entretien des voies, des espaces et ouvrages dédiés à tous les modes de déplacement.

À partir de , la métropole se dote de la compétence culture avec des structures comme la MC2 ou l'Hexagone de Meylan[11].

Régime fiscal et budget

Ancien logotype, utilisé de 1996, successivement par la communauté de communes, la communauté d'agglomération et la métropole, à août 2017.

Le régime fiscal de la communauté d'agglomération est la fiscalité professionnelle unique (FPU)[7].

Logotype

Logotype de Grenoble-Alpes Métropole

Le logotype de Grenoble-Alpes Métropole est composé d'un dessin d'oiseau et d'une cartouche typographique (sur un fond jaune, couleur de la métropole).

« L'oiseau forme les contours géographiques de l'agglomération :
- le contour de l'oiseau est formé par les deux rivières irriguant la région grenobloise, l'Isère et le Drac
- l’œil représente le synchrotron (ESRF) situé sur la presqu'île scientifique de Grenoble
- les ailes figurent les trois massifs montagneux : Belledonne, Chartreuse et Vercors. » (www.lametro.fr)

Projets et réalisations

Réalisations

Politique environnementale

En , l’agglomération grenobloise a signé le premier plan climat local de France[12]. À l'horizon 2014, il définit un objectif « 3 × 14 », à savoir une diminution d’au moins 14 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005, une diminution de 14 % de la consommation énergétique par habitant par rapport à 2005 et une augmentation de la part des énergies renouvelables pour atteindre 14 % de la consommation énergétique totale de l’agglomération. Il regroupe aujourd'hui 70 partenaires (collectivités territoriales, organismes publics, entreprises, associations…).

En 2004, la communauté d'agglomération a mis en place un observatoire du plan climat local en vue d'accompagner et d'évaluer les actions du plan climat. Par ailleurs, depuis 2009, un appel à projets, Climat +, est ouvert aux partenaires afin de proposer des actions collectives qui contribuent aux objectifs fixés par les acteurs. Les premiers résultats pour la période 2004-2007 montrent, sur le territoire de l'agglomération, une baisse de 4,8 % des consommations énergétiques et de 7 % des émissions de CO2.

Par ailleurs, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et Éco-Emballages ont attribué en 2008 à la communauté d'agglomération le label Qualitri pour ses efforts dans le domaine de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Elle est la seule collectivité de plus 400 000 habitants à avoir reçu ce label en 2008 qui apprécie à la fois le service rendu à l'usager, la maîtrise des coûts, la préservation de l'environnement et les actions réalisées pour améliorer les conditions d'hygiène et de sécurité du personnel des ordures ménagères[13]. Fin 2010, Grenoble Alpes Métropole a créé le personnage d'un super-héros appelé "SuperTri" (auparavant connu sous le nom de "SuperTiti") avec pour objectif une sensibilisation accrue de la population à la question du tri sélectif[13].

En 2014, sous l'impulsion du Plan Air Climat et des services de la communauté d'agglomération, ERDF, GrDF, et la SAMSE ont pour ambition de lancer un "Club VIP Énergie" pour permettre aux entreprises du bassin grenoblois de s'associer à la prise de compétences énergie, secteur historique de l'économie grenobloise, en développant un réseau de signataires d'une charte d'agglomération autour de l'environnement.

L'innovation et la recherche au service de l'économie et de la société

La métropole grenobloise bénéficie d'un écosystème industriel et de recherche qui a fait sa renommée au-delà des frontières, Grenoble a notamment été classée cinquième ville la plus innovante du monde[14] par le célèbre journal Forbes en 2012.

Historiquement ancrée autour du secteur de l'énergie avec le développement de la houille blanche, l'agglomération de Grenoble peut s'appuyer sur l'université Grenoble-Alpes et compte aujourd'hui de grands industriels de l'économie numérique et digitale. La métropole accueille ainsi sur son territoire de grandes entreprises telles que Schneider Electric, ST Microelectronics, Atos World Grid, Naver, HP France, Caterpillar Europe, ou encore Becton-Dikinson Europe pour ne citer que les principales.

En 2014, la communauté d'agglomération défend le projet "Digital Grenoble" dans le cadre initiative French Tech lancée par le gouvernement. Cette initiative rassemble des entreprises emblématiques et historiques de l'agglomération comme à Inovallée, mais aussi de nombreuses startups telles que Kelkoo, Yahoo Europe nées dans le tissu local. Cet écosystème scientifique attire des centres de recherche de grands groupes comme Apple en 2015 ou Huawei en 2018[15]. D'autres centres de recherches tels que le CEA Grenoble, le CNRS, l'INRIA, l'ESRF, l'ILL, Clinatec ou Minatec, spécialisé en micro et nano technologies, attirent des chercheurs du monde entier.

Grenoble Alpes Métropole compte sur son territoire des écoles d'ingénieurs renommées comme l'Institut polytechnique de Grenoble et Polytech'Grenoble, et dispose également de centres de recherche prestigieux comme le Laboratoire européen de biologie moléculaire, l'Institut de radioastronomie millimétrique, le Laboratoire d'informatique de Grenoble, le Grenoble-Institut des neurosciences, l'Institute for Advanced Biosciences, le Laboratoire Pacte pour les politiques publiques, l'action politique et les territoires (parmi les plus gros laboratoires français en sciences humaines et sociales) et enfin des écoles reconnues comme Grenoble École de management ou l'Institut de la communication et des médias.

Cette singularité territoriale place la Métropole de Grenoble comme une championne de l'innovation[non neutre], le campus Grenoble Innovation for Advanced New technologies[16] en témoigne, il regroupe 30 000 personnes sur le polygone scientifique pour tisser des liens étroits entre recherche, éducation et industrie.

Convention citoyenne pour le climat

En 2022, la métropole met en place une convention citoyenne pour le climat avec 150 citoyens tirés au sort chargés de réfléchir à des propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et permettre d'atteindre la neutralité carbone sur le territoire d'ici 2050[17].

Notes et références

Voir aussi

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