Grignon (Savoie)

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Climat

Grignon et son plan d'eau.

La commune de Grignon se situe dans la partie nord du département de la Savoie, à l'extrémité de la haute-Combe de Savoie qui se referme sur Albertville, ville olympique en 1992.

Grignon est distante d'environ 45 km de Chambéry et 50 km d'Annecy.

Sa population riche de 2 104 habitants se disperse sur une superficie de 929 ha.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 283 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ugine à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 398,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,6 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Grignon est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Albertville[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 17 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Albertville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,2 %), zones urbanisées (12,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), eaux continentales[Note 5] (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Les formes anciennes sont de Grinon, en 1245, puis de Grinion (début du XVIe siècle)[11],[12].

Grignon est un toponyme provenant probablement du patronyme Grinio[11] ou Grindio(n)[12], d'origine germain. Il existe des homonymes ailleurs en France[11].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Gregnon selon la graphie de Conflans[13].

Histoire

Un seigneur de Grinon est mentionné en 1245[11]. Au début du XVIe siècle, Janus de Duyno (de Duin) est seigneur des domaines de Novaux et de Grinion[11].

Le territoire comprend le versant nord-ouest de l'éperon boisé qui descend de la Grande Lanche, et une étroite bande de la plaine de l'Isère ; la limite parallèle à la départementale 925 laisse la plus grande partie des terrains de la rive gauche de l'Isère conquis par la construction de la digue au XIXe siècle à la commune de Gilly.

Entre 1776 et 1861, l'augmentation de la population a été importante. Puis une certaine stabilité est restée jusqu'en 1946. Après 1950, la population a doublé : 1 118 habitants en 1980. Cette augmentation, ainsi que l'endiguement de l'Isère, ont provoqué un déplacement de l'habitat. Les maisons sont de part et d'autre de la route nationale. Autrefois, pour éviter les crues de la rivière, l'habitat se tenait en bordure de la pente de la montagne et sur les replats essertés de la forêt (les Gros). Celle-ci a maintenant envahi les ruines des anciennes maisons.

La communauté est habituellement désignée par deux groupes : Grignon et Neveaux.

Jusqu'à la construction des ponts sur l'Isère au XIXe siècle, les relations entre la basse Maurienne et la Tarentaise se faisaient par la rive gauche de l'Isère, donc par Grignon. C'est ce qu'on appelle le chemin d'Aiguebelle.

Mais il fallait bien passer par la rive droite, d'autant plus que Grignon avait besoin d'aller au marché de Conflans. Pendant longtemps on utilisa le pont des chèvres sur l'Isère, en amont de son confluent avec l'Arly. Vers 1840 existait un bac à l'aval de la confluence, affermé à Albertin Michel à raison de 1 582,50 francs pour trois trimestres. Les revenus étaient illusoires puisqu'en 1845 il est en faillite. En 1852, on établit un pont en charpente à l'emplacement du bac et le pont pris le nom du malheureux Albertin.

Jusqu'à 1843, Grignon, au point de vue spirituel, dépendait de Notre-Dame-des-Millères et participait pour un quart aux réparations de l'église des Millères. C'est la paroisse du diocèse la plus en amont dans la vallée de l'Isère.

Politique et administration

La marie et l'école de Grignon.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1991
(démission)
Jean-Claude Ghéno DVG Réélu en 1983, 1989 et 1990[Note 6]
1991 mars 2008 Marcel Paviol (1941-2021) PS Directeur de foyer de travailleurs migrants retraité, syndicaliste
Conseiller général du canton d'Albertville-Sud (2004 → 2011)
Réélu en 1995 et 2001
mars 2008 mars 2014 François Rieu (1959-) PS Journaliste
Conseiller général du canton d'Albertville-Nord (1998 → 2015)
mars 2014 avril 2016
(démission)
Stéphanie Caron-Weinmann SE Conseillère emploi formation
mai 2016[14] février 2019 Brigitte Petit (1959-) DVD Coiffeuse
février 2019[15] en cours
(au 30 mai 2020)
François Rieu (1959-) PS Journaliste
Conseiller communautaire délégué CA Arlysère
Réélu pour le mandat 2020-2026[16]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Grignolains[17].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2022, la commune comptait 2 104 habitants[Note 7], en évolution de −0,85 % par rapport à 2016 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
278283304409389466455444435
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440452428454475477450434457
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
4134004174925176017569041 113
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2022
1 3731 6101 6881 9081 9751 9282 0112 1072 104
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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