Grigore Cerchez
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Grigore Cerchez (parfois orthographié Cerkez, Cherchez) ( – ) est un ingénieur civil, professeur et architecte roumain, considéré parmi les figures marquantes de l’architecture néo-roumaine au tournant des XIXe–XXe siècles[1],[2].
(voir section biographie ; sources roumaines divergent)
Bucarest, Royaume de Roumanie
| Maire de Bucarest |
|---|
| Naissance | (voir section biographie ; sources roumaines divergent) |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans) Bucarest, Royaume de Roumanie |
| Nationalité |
Roumaine |
| Formation |
École centrale des arts et manufactures (Paris) |
| Activité |
Ingénieur civil, professeur, architecte |
| Période d'activité |
1873–1927 |
Biographie
Formé à Paris à l’École centrale des arts et manufactures (Centrale Paris, Promotion 1873), dont il sort diplômé ingénieur-constructeur[3], Cerchez rentre en 1873 au ministère roumain des Travaux publics, puis devient ingénieur en chef de la capitale (Bucarest) dans les années 1870[4]. Sa carrière associe pratique de chantier, enseignement (École des ponts et chaussées de Bucarest ; puis professeur à l’École supérieure d’architecture dès 1897) et responsabilités publiques (Comité des monuments historiques, direction générale des Postes, etc.)[4].
Il est une figure de proue du courant néo-roumain (inspiré du style brâncovénois et des traditions vernaculaires), qu’il promeut par ses projets et son action associative (Société des architectes roumains)[5],[6].
La date de naissance la plus communément retenue est le , et son décès est survenu le à Bucarest[7],[8] (Les sources roumaines divergent sur le lieu exact de naissance).
Carrière et positions
- Ingénieur au Ministère des Travaux publics (dès 1873) ; ingénieur en chef de Bucarest (années 1870)[4].
- Professeur à l’École des ponts et chaussées (1880–1920), puis à l’École supérieure d’architecture (dès 1897)[4].
- Membre (1900, 1913–1927) du Comité des monuments historiques[4].
- Société des architectes roumains (SAR) : co-initiateur des premières structures de formation et président 1913–1918 ; congrès de 1916 sous sa présidence[9].
Œuvres et projets notables
- Château de Cantacuzène (Bușteni), 1901–1911 : projet en styles néo-roumain et néo-brâncovénois, commandé par le prince Gheorghe Grigore Cantacuzino ; plans attribués à Grigore Cerchez (inauguré en 1911)[10].
- Palais de l'Institut d'Architecture (aujourd’hui Université d’architecture et d’urbanisme « Ion Mincu », Bucarest), chantier ouvert en 1912 ; bâtiment de style néo-roumain conçu par Cerchez (avec Iorgu Ciortan), achevé en 1927[11],[12].
- Aménagements du Palais Cotroceni (Bucarest) – travaux d’agrandissement et d’intérieurs au début du XXe siècle ; salle dite « Cerchez »[13].
- Travaux à Bucarest (sélection) : réseaux d’assainissement de la Dâmbovița et du jardin Icoanei ; écoles Clementa et Poenarescu ; Théâtre de la Comédie/Odéon ; façades du Musée Antipa ; nombreuses résidences particulières (familles Lahovary, Niculescu-Dorobanțu, Ioan Manu, etc.)[14].
Style et postérité
Cerchez appartient à la première génération d’architectes qui ont théorisé et pratiqué un style national moderne en Roumanie (avec Ion Mincu, Ion N. Socolescu, etc.), mêlant références médiévales roumaines, tradition vernaculaire et vocabulaire historiciste (néo-brâncovénois, parfois néo-gothique)[11],[6]. Son rôle institutionnel (présidence de la SAR) et la visibilité de chantiers emblématiques (Bușteni, École d’architecture) confortent cette position[15],[10].
Distinctions et fonctions associatives
- Président de la Société des architectes roumains (1913–1918)[15].