Grigore V Ghica

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Décès
Sépulture
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Nom dans la langue maternelle
Grigore Alexandru GhicaVoir et modifier les données sur Wikidata
Grigore V Ghica
Grigore V Alexandru Ghica X
Fonctions
Prince de Moldavie
-
Prince de Moldavie
-
Ministre des Affaires étrangères
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Mée-sur-Seine (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Grigore Alexandru GhicaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Boier Alexandru Ghyka, chancellot of Moldavia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Noble Elena Sturdza (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Noble Ana Catargiu (d)
Elena Sturdza (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Constantin Ghica (d)
Ioan Grigore Ghica (en)
Natalia Ghica (d)
Princess Aglae Ghyka, beizadi, wild domnitza of Moldavia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Blason.
Vue de la sépulture.

Grigore V Ghica ou Grigorie Alexandru Ghica X ou encore Grégoire Ghyka, né le et mort le , membre de la Famille princière Ghica, est Hospodar de Moldavie de 1849 à 1853 puis de 1854 à 1856[1].

Grigore V Ghica appartient à la famille Ghica il est le fils d’Alexandre Ghica (1768-1850) Mare Logofãt et Mare Cancelar de Moldavie et d’Elena Sturdza. Il descend de Matei Ghica un frère du prince Grigore III Ghica exécuté en 1777.

Il est en outre le neveu maternel du prince Mihail Sturdza et le gendre du prince Ioan Sturdza. Issu du milieu princier moldave, il fait ses études en Europe occidentale en Allemagne et en France et prend part comme membre du « Parti National » au mouvement qui amène le retrait de son oncle Mihail Sturdza.

Un prince réformateur

La révolution roumaine de 1848 entraîne la déchéance du prince Mihail Sturdza et l’occupation du pays par les forces russes et turques. La convention de Balta-Liman signée entre les deux puissances le prévoit la nomination de nouveaux princes pour une durée de sept années et la suppression de l’assemblée élue qui est remplacée par un Divan nommé par le prince.

C’est dans ce contexte que Grigore V Ghica devient prince de Moldavie en . Comme son homologue de Valachie Barbu Démètre Știrbei avec qui il doit se rendre à Constantinople pour recevoir son investiture il est un partisan convaincu de l’union des deux principautés roumaines.

Dès son entrée en fonction il met en œuvre des réformes urgentes avant même le départ des troupes d’occupation russo-turques. C’est ainsi qu’il crée un ministère des travaux publics et qu’il prend des mesures destinées à garantir le pays contre les épizooties qui déciment les troupeaux.

En matière fiscale il augmente les droits d’entrée des marchandises de 3 à 5 % à partir de 1850 et réduit les droits sur les exportations de 12 à 5 %.

Imprégné d'humanisme, il réglemente les rapports entre les paysans et les propriétaires fonciers (1851), rétablit l’enseignement du roumain et supprime les restrictions imposées aux musulmans, aux Juifs, aux catholiques et aux protestants pour résider dans le pays[2]. Il fonde des établissements de bienfaisance dont un hôpital pour enfants et un autre pour infirmes.

Fin de règne

Le conflit d‘intérêt entre l’Empire russe et les puissances occidentales sur l’avenir de l’Empire ottoman est à l'origine de la guerre de Crimée.

Dès , la Moldavie est assujettie à une administration militaire russe (-) et lorsque cette dernière s’achève, des troupes d’occupations autrichiennes interviennent dans le pays à la suite du départ des Russes, pour préserver les intérêts ottomans (). Le Congrès de Paris le met fin aux hostilités mais laisse toutefois les principautés roumaines sous la suzeraineté de la Sublime Porte dans l’attente de la réunion d’une Commission Européenne à Bucarest. Toutefois, la Moldavie obtient à cette occasion la rétrocession par l'Empire russe d'une frange de territoire bessarabien dans le Bugeac, au nord des bouches du Danube, ce qui lui rend son accès à la mer Noire. Quelque 22 ans plus tard, la Russie reprend ce territoire mais la Moldavie unie à la Valachie reçoit en échange la Dobrogée, province maritime avec le port de Constanza, cédée par l'Empire ottoman.

Grégoire V Ghica doit se retirer à l’échéance de son mandat de prince le . Il est immédiatement remplacé par un Caïmacan unique Teodor Balș qui est l’homme des Autrichiens et des Turcs, opposé comme eux à l’union des principautés et qui n’a d’ambitions que personnelles car il aspire à devenir prince[3]. Le prince Grigore V Ghica se retire en France où, bien que riche et francophile, il est mal accueilli par Napoléon III qui lui reproche de s’être maintenu dans l’expectative pendant la guerre de Crimée. Découragé, Ghica se suicide le à l'âge de 50 ans dans sa propriété du Mée près de Paris. Il est inhumé dans le cimetière de la commune[4].

Le , le corps du Prince Grégoire V Ghica est exhumé et à l'issue d'une cérémonie à l'Académie Militaire de la Gendarmerie Nationale de Melun, il est transféré en Roumanie afin d'être inhumé à Iasi[5].

Unions et postérité

Bibliographie

Note

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