Grimoire

From Wikipedia, the free encyclopedia

Grimoire du pape Honorius (datant de 1760).

Un grimoire[1] est un livre de magie comprenant habituellement des instructions sur la façon de lancer des sorts, créer des enchantements, se livrer à la divination, fabriquer des objets magiques tels que les talismans et les amulettes ou encore invoquer des entités surnaturelles : anges, démons, esprits ou divinités. On a parfois attribué certaines propriétés magiques aux grimoires eux-mêmes, tout comme certains textes sacrés (tels la Bible), supposés posséder eux aussi des propriétés surnaturelles intrinsèques. Parfois confondu avec le Livre des Ombres, un grimoire ne contient pourtant pas d'écrits à caractère personnel. C'est avant tout un recueil d'informations sur la pratique de la magie.

Bien que le terme grimoire, d'origine européenne, fasse référence aux livres utilisés par les magiciens et sorciers d'Europe à travers l'Histoire, l'historien Owen Davies relève que des ouvrages de nature similaire se retrouvent dans de nombreux pays du monde, depuis la Jamaïque jusqu'à Sumatra. Il note également que les premiers grimoires furent créés en Europe et au Proche-Orient.

Le terme « grimoire » est dérivé de l'ancien français « gramaire »[2], qui désignait l'étude du latin[3]. Selon Claude Lecouteux, poésie et magie sont liées dès leur origine[4]. Le grimoire est un livre qui fixe la bonne forme de la magie, l'enchantement ; la grammaire est un livre qui fixe la bonne forme de la parole (y compris poétique, le chant)[5],[6].

Histoire

Les premiers grimoires apparaissent au milieu du XIIIe siècle (ou XIIe siècle selon d'autres)[réf. nécessaire]. On en trouve la liste chez divers auteurs, dont Roger Bacon, Guillaume d'Auvergne dans son De legibus et son De universo, Pietro d'Abano.

Les condamnations de l'Église pleuvent. Le pape Paul IV, en 1557, condamne divers livres de magie : ainsi commence l'Index librorum prohibitorum, qui les listera jusqu'en 1966.[réf. souhaitée]

Ces livres furent imprimés dès le XVIe siècle.[réf. souhaitée]

Ces ouvrages ont fasciné de nombreux écrivains, parmi lesquels John Milton dans Le paradis perdu, Goethe dans son Faust, Gérard de Nerval, Lovecraft.

Typologie

Les prescriptions (codées) sont tantôt savantes tantôt populaires ; elles relèvent tantôt de la magie blanche, de la théurgie (magie divine), de la médecine, donc d'un but positif, tantôt de la magie noire, de la sorcellerie, du satanisme, donc d'un but destructif. On trouve des grimoires d'astrologie (Picatrix), de magie, de médecine (Le médecin du pauvre), de talismanie (Enchiridion du pape Léon), de satanisme (Grimoire du pape Honorius, Le Grand Grimoire), etc.

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI