Grotte des Sept Salles
grotte dans la Meurthe-Moselle, France
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La grotte des Sept Salles est une grotte située sur le territoire de la commune de Pierre-la-Treiche, en rive droite de la Moselle. C'est la troisième plus grande cavité naturelle du département de Meurthe-et-Moselle pour ce qui est du développement connu[1].
| Coordonnées | |
|---|---|
| Pays |
France |
| Département | |
| Vallée | |
| Localité voisine |
| Type | |
|---|---|
| Altitude de l'entrée |
225 m |
| Longueur connue |
1 235 m |
| Période de formation |
Plus de 300 000 ans |
Cette grotte faisait partie initialement d'un endokarst situé sous le fond de la vallée de la Moselle ; cet endokarst a été recoupé lorsque la rivière s'est encaissée. Avant sa capture par la Meurthe, la Moselle a participé à la création et à l'élargissement de l'ensemble des grottes puis à leur comblement avec ses alluvions.
Historique
Christian Chambosse découvre cette cavité le . Il remarque des traces de passage qui prouvent que des inconnus ont exploré la première Salle. Il baptise la grotte après avoir exploré et parcouru sept vastes salles.
À partir de la fin des années 1940 les explorations deviennent plus systématiques. Elles débutent avec les membres du Clan des Montenlairs (groupe des Éclaireurs de France : Robert Chevallereau, Jean Colin, Henry Dégoutin et Claude Étienne), qui découvrent toute la « partie gauche » (Boyau Supérieur et Galeries Supérieures) appelée depuis « ancien réseau »[2].
Michel Louis (°1937 - †2001), accompagné tout d'abord par les membres de l'équipe spéléo du Foyer rural de Choloy puis par ceux du Cercle lorrain de recherche spéléologique (C.L.R.S., Nancy), découvre dans les années 1970-1980, la « partie droite » (Nouvelle Salle, salle Pourrie, salle des 3 Blaireaux, salle des Dents de Cochon, galerie des Géodes, galerie Nord, la Barrière, fracture des Dingues, Les Lombrics) appelée aussi « nouveau réseau » et ouvre la deuxième entrée.
Afin de faciliter l'accès à l'ancien réseau pour les travaux au fond des galeries, l'USAN creuse une troisième entrée en 1996. C'est un puits de 6 m de profondeur allant de l'extérieur à la Galerie Supérieure et appelé le puits Chouchen[3],[notes 1].
Entre et un ou plusieurs inconnus abattent la Barrière et purgent le plafond de la salle d'Effondrement rendant inaccessibles la galerie des Lombrics[4].

Classement spéléologique
L'ensemble de la cavité est de classe 1, à l'exception de quelques parties (entrée 3 « puits Chouchen ») de classe 2.
Faune
Les entrées de la grotte abritent une faune troglophile comprenant notamment l'araignée Meta menardi.
Bibliographie
- Christian Chambosse, « Découverte spéléologique - Une nouvelle caverne », L'avenir toulois (journal hebdomadaire), Toul, no 22e année, , p. 1
- Benoît Losson, Karstification et capture de la Moselle (Lorraine, France) : vers une identification des interactions (Thèse de doctorat en géographie, Université de Metz), , 510 pages + annexes (196 pages) et planches (94 pages) (HAL tel-01749882, SUDOC 131963090)
- Michel Louis, « Rétrospective d'une découverte, Grotte des 7 Salles, Pierre-la-Treiche », Spéléo L, Tomblaine, Ligue spéléologique lorraine, no 14, , p. 31-35 (ISSN 0758-3974)
- Michel Louis (dir.) et Daniel Lehmuller (dir.), Travaux et recherches spéléologiques, t. III - Contribution à l'avancement du catalogue des cavités de Meurthe-et-Moselle, Nancy, Union spéléologique de l'agglomération nancéienne et Association spéléologique de Haute-Marne, , p. 96-97 dans « vol. 1 », sur usan.ffspeleo.fr + planches 26K et 26L dans « vol. 2 », sur usan.ffspeleo.fr