Groupe ADP

entreprise française de plates-formes aéroportuaires From Wikipedia, the free encyclopedia

Groupe ADP (Aéroports de Paris S.A) est une entreprise française qui aménage, maintient et exploite des aéroports en France et à l'international. L'entreprise gère notamment, sous sa marque Paris Aéroport, les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, de Paris-Orly et de Paris-Le Bourget, ainsi qu'une dizaine d'aérodromes d'aviation civile en Île-de-France.

Création24 octobre 1945
Dates clés1945 : Création de l’établissement public « L’aéroport de Paris ».
1961 : Inauguration de l’aéroport Paris-Orly.
1971 : Ouverture de l’aérogare Orly Ouest
1974 : Ouverture de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
2006 : Ouverture du capital et introduction en Bourse.
2012 : Prise de participation à l’international dans TAV Airports.
2016 : Création des marques Groupe ADP et Paris Aéroport.
2020 : Prise de participation à l’international dans GMR Airports.
2022 : Paris-Charles de Gaulle élu pour la 1ère fois meilleur aéroport d’Europe
Personnages clésPhilippe Pascal, Justine Coutard, Augustin de Romanet, Pierre Graff.
Forme juridiqueSociété anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]
Faits en bref Création, Dates clés ...
Groupe ADP
logo de Groupe ADP
Logo depuis avril 2016.
illustration de Groupe ADP
Siège social du Groupe ADP, à Tremblay-en-France

Création 24 octobre 1945
Dates clés 1945 : Création de l’établissement public « L’aéroport de Paris ».
1961 : Inauguration de l’aéroport Paris-Orly.
1971 : Ouverture de l’aérogare Orly Ouest
1974 : Ouverture de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
2006 : Ouverture du capital et introduction en Bourse.
2012 : Prise de participation à l’international dans TAV Airports.
2016 : Création des marques Groupe ADP et Paris Aéroport.
2020 : Prise de participation à l’international dans GMR Airports.
2022 : Paris-Charles de Gaulle élu pour la 1ère fois meilleur aéroport d’Europe
Personnages clés Philippe Pascal, Justine Coutard, Augustin de Romanet, Pierre Graff.
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]
Action Euronext : ADP
CAC Mid 60
Slogan Des horizons à partager.
Siège social 1 rue de France Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
Drapeau de la France France
Direction Philippe Pascal, Président directeur général
Actionnaires • État français (agence des participations de l'État) : 50,6% [2],[3]

• Prédica / Crédit agricole assurances : 7,7% [3] • Vinci : 8% [3] • Autres institutionnels résidents en France : 0,7% • Institutionnels non-résident en France : 28,4% • Actionnaires individuels : 2,6% • Actionnariat salarié :1,8% [3]

Activité Transport aérien / Industrie aéroportuaire
Produits Ingénierie, services et gestion aéroportuaires
Filiales TAV Airports, GMR Airports Ltd, ADP International, Hub One, Extime Duty Free Paris, Extime Travel Essentials Paris, Extime Food & Beverage, Extime Média, Extime PS Inc.
Effectif 30 332 collaborateurs (hors GMR Airports), dont 6 073 à Paris (2025)
SIREN 552016628Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://presse.groupeadp.fr/accueil/?lang=fr

Capitalisation 10,7 milliards d’€ (31 décembre 2025)[6]
Fonds propres en augmentation 5,49 milliards d'€ (31 décembre 2025)[4]
Dette 8,62 milliards d'€ (31 décembre 2025)[7]
Chiffre d'affaires en augmentation 6,7 milliards d'€ (2025)[5]
+8,9 %
Résultat net en augmentation 382 millions d'€ (2025)[5]
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Le Groupe ADP s'appuie sur un réseau de 26 aéroports à travers le monde - exploités en pleine propriété, en contrat de gestion ou en concession. En 2025, 379 millions de passagers[8] ont été accueillis sur l'ensemble de ce réseau, dont 107 millions de passagers pour Paris Aéroport.

Aéroports de Paris SA est la société de tête du Groupe ADP. Introduite en bourse le 16 mai 2006 sous l'acronyme ADP, elle est cotée à l'Euronext Paris (SBF 120). Au 31 décembre 2025, l’État français détient 50,6 % du capital et 60,3 % des droits de vote de la société.

Historique

1945 : développement d'Orly et du Bourget

Logo Aéroport de Paris dans les années 1960-1970.

Le , une ordonnance du gouvernement provisoire de la République française crée l'établissement public autonome « L'aéroport de Paris » et lui fixe comme mission de développer l’activité aéroportuaire dans la région parisienne.

En 1946, le premier terminal provisoire de l'aéroport de Paris-Orly est achevé ainsi que la reconstruction de l'aéroport du Bourget. L'aéroport de Paris accueille cette année-là 300 000 visiteurs. Le décret du définit le fonctionnement et la gouvernance de cet établissement public[1]. La même année est achevée la construction de la première piste de Paris-Orly longue de 2 100 mètres.

Le décret interministériel du fixe le domaine de « L'aéroport de Paris » qui est alors composé des aérodromes de Paris-Orly, Paris-Le-Bourget, Pontoise-Cormeilles-en-Vexin, Persan-Beaumont, Creil, Coulommiers-Voisins, Issy-les-Moulineaux, Saint-Cyr-l'École, Chavenay-Villepreux, Chelles-le Pin, Lognes-Emerainville, Meaux-Esbly, Mitry-Mory, Toussus-le-Noble et Guyancourt[2].

Rapidement, Paris-Orly devient le principal aéroport francilien. En 1952, Air France quitte l'aéroport Paris-Le Bourget (où la compagnie fut créée en 1933) pour Paris-Orly[3] qui accueille alors 1,2 million de passagers cette année-là. L’année suivante, le Salon international de l'aéronautique et de l'espace se déroule exclusivement au Bourget. Le rôle de chaque aéroport commence à se dessiner. Paris-Orly s'agrandit davantage ; son aérogare Sud est inaugurée en 1961 par le général de Gaulle[4].

En 1971, l’aérogare Ouest de Paris-Orly est mise en service.

1974 : mise en service de Paris-Charles de Gaulle

Anticipant un boom du trafic aérien, L'aéroport de Paris inaugure le l'aéroport de Paris-Nord à Roissy-en-France. Les travaux de construction du terminal 1 démarrent en 1966, la conception du terminal 2 débute en 1973 et le terminal 1 est finalement mis en service le .

Dès 1976, L'aéroport de Paris réorganise ses aéroports qui accueillent cette année 20 millions de passagers : l'aéroport Paris-Le Bourget se reconvertit en aéroport d'affaires et les compagnies aériennes sont transférées à Paris-Charles-de-Gaulle.

Le , François Mitterrand inaugure le terminal 2A de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

En 1987, le cap des 40 millions de passagers accueillis dans les aéroports parisiens est franchi et le terminal 2D est ouvert en 1989.

ADP participe, entre les années 1970 et 1990, à des projets d’études d'architectures et d'ingénierie à l’international, dont le terminal 1 de l’aéroport d’Abu Dhabi, le terminal 1 de l’aéroport de Shanghai Pudong, l’aéroport Mohammed-V de Casablanca, l’aéroport de Damas ou encore le terminal 2 de l’aéroport de Santiago au Chili. En 2000, Aéroports de Paris crée ADP Ingénierie, une filiale spécialisée dans le conseil et l’ingénierie aéroportuaire[5].

Le 4 janvier 1989, le décret no  89-10 acte le changement de nom de l'aéroport de Paris qui devient « Aéroports de Paris »[6] et se lance dans de grands travaux de réaménagement de ses aéroports en Île-de-France. En 1990, une convention est signée avec la SNCF pour la construction d'une gare TGV à Paris-Charles de Gaulle[7] qui ouvre en 1994. Le projet Roissypôle est lancé[8] et Orlyval est mis en service en 1991 pour faciliter la desserte de l'aéroport de Paris-Orly. La même année, le terminal 9 (devenu terminal 3) ouvre aux charters et compagnies à bas prix, puis en 2003, le terminal 2E de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle est mis en service.

En 2001, Aéroports de Paris lance son propre opérateur télécoms, ADP Télécom, renommé Hub Télécom en 2005, puis Hub One[9] en 2009.

En 2004, le trafic d'Aéroports de Paris dépasse les 75 millions de passagers[réf. souhaitée].

2006 : introduction en Bourse

Le , Aéroports de Paris devient une société anonyme avec l'entrée en vigueur du décret no 2005-828 du [10] en application de la loi no 2005-357[11].

L'année suivante, en juin 2006, l’entreprise est introduite en bourse, et est cotée au sein du compartiment A de l'Eurolist d'Euronext. Après l'ouverture du capital, l’État français reste actionnaire à hauteur de 67,2 %[12]. Quelques mois plus tôt, ADP avait signé avec l’Etat le premier contrat de régulation économique (CRE) couvrant la période 2006-2010 : ce contrat pluriannuel encadre les investissements dans les infrastructures à Paris et le montant des redevances aéroportuaires payées par les compagnies aériennes.

De 2006 à 2012 : accroissement des capacités et modernisation

Au cours des années 2000, les infrastructures aéroportuaires à Paris-Charles de Gaulle connaissent un fort développement. Le terminal 2E s’enrichit du hall L en 2005, puis s'y ajoute le hall M en 2012. CDGVAL, un métro automatique permet en 2007 de connecter les différents terminaux de l’aéroport.

En juillet 2010, le deuxième contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2011-2015 est signé avec l'État français, qui porte le programme d'investissements à 1,8 milliard d'euros.

En 2012, le projet du CDG Express, liaison ferroviaire directe entre l’aéroport et le centre de Paris, est relancé par le nouveau PDG Augustin de Romanet, tout juste nommé.

En , Aéroports de Paris inaugure l'Espace musées à Paris-Charles-de-Gaulle[13].

En 2015, le plan stratégique « Connect 2020 » présenté par Augustin de Romanet prévoit 3 milliards d'investissements dans les aéroports parisiens. La modernisation de Paris-Orly s'accélère avec la fusion des aérogares Sud et Ouest, qui aboutira en 2019 à un changement de nom avec Orly 1, 2, 3, 4[14]. Côté Paris-Charles de Gaulle, les transformations se poursuivent avec le regroupement de trois des sept satellites du terminal 1 (+1,2 million de passagers par an), ainsi qu'avec la jonction entre les terminaux 2B et 2D (+1,1 million de passagers par an)[15]. La construction d’un nouveau grand terminal, le terminal 4, est également à l'étude avant d'être abandonnée à cause de la crise de la Covid.

2012-2021 : développement international

ADP Ingénierie, filiale d’ingénierie créée au début des années 2000, signe des contrats et des études d'architecture ou d’ingénierie ainsi que la maîtrise d'œuvre d'aéroports comme le concours A à Dubaï ou encore le nouvel aéroport de Pékin-Daxing.

Autre filiale portée sur l'international, ADP Management, créée en 1991 qui réunit les activités de gestion sous concession et de prises de participation.

Fin 2008, Aéroports de Paris S.A. conclut avec Schiphol Group un accord de coopération industrielle à long terme avec une prise de participations croisées à hauteur de 8 % du capital.

En 2012, Aéroports de Paris réalise une acquisition stratégique majeure avec le rachat de 38 % du capital de TAV Airports, le premier opérateur aéroportuaire turc qui opère alors 12 aéroports en Turquie, au Maghreb et au Moyen-Orient. Avec cette acquisition, ADP se hisse parmi les trois leaders mondiaux de la gestion aéroportuaire avec 37 aéroports en concession et 180 millions de passagers cumulés par an[16],[17].

En 2013, Aéroports de Paris met en service le nouveau terminal de l'aéroport international d'Amman (Jordanie) dont il gère la concession depuis 2007, ainsi que le nouveau terminal de l'aéroport de l'île Maurice. La même année, il signe le contrat de rénovation de l'aéroport Franjo-Tuđman de Zagreb, en Croatie, dont le nouveau terminal. Le nouvel aéroport entre en service en [18].

En 2015, le Groupe ADP remporte, en consortium avec Vinci et l’italien Astaldi, la concession de l’aéroport Arturo Méridez de Santiago du Chili, pour lequel un nouveau terminal international sera construit et mis en service en 2022.

En octobre 2016, le Groupe ADP se désengage de l’opérateur mexicain OMA et annonce la revente de ses 25,5 % de participations[19].

En juillet 2017, le Groupe ADP fusionne les activités de ses deux filiales, ADP Management et ADP Ingénierie, pour créer ADP International[20]. La même année, il se renforce au capital d’AIG, la société concessionnaire de l’aéroport Queen Alia d’Amman en Jordanie, désormais détenue à 51%.

En février 2020, le Groupe ADP réalise une deuxième grosse acquisition à l’international en prenant une participation de 49 % dans GMR Airports, qui exploite entre autres les aéroports de Delhi et d'Hyderabad[21],[22], puis Goa à partir de 2025. Delhi devient en 2022 l’aéroport du réseau du Groupe ADP accueillant le plus grand nombre de passagers par an, devant Paris-Charles de Gaulle.

En avril 2021, TAV Airports fait l'acquisition de l'aéroport d'Almaty, le plus grand aéroport d'Asie Centrale, pour lequel un nouveau terminal sera mis en service en 2024. Cette même année, GMR Airports remporte la concession de l’aéroport de Medan, 4e aéroport d’Indonésie.

2016 à 2019 : refonte de la stratégie et montée en puissance de deux marques

Le 14 avril 2016, la société Aéroports de Paris S.A. met en place une refonte de sa stratégie et lance deux nouvelles marques distinctes[15] :

  • Groupe ADP : une marque institutionnelle qui endosse tout le savoir-faire d’Aéroports de Paris S.A. en France et à l’international ;
  • Paris Aéroport : une marque grand public pour les voyageurs qui devient un vecteur de communications locales en coiffant les trois aéroports parisiens : Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget.

En mars 2017, Groupe ADP quitte ses locaux du boulevard Raspail, dans le 14e arrondissement de Paris, et installe son nouveau siège social au pied des pistes de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, à Roissypôle sur la commune de Tremblay-en-France[23].

Paris Aéroport franchit pour la première fois le seuil des 100 millions de passagers accueillis par an en 2017.

En décembre 2017, le gouvernement français annonce vouloir privatiser les aéroports de Paris[24], ce qui suscite une vive polémique[25],[26],[27]. En avril 2019, profitant d'une possibilité induite par la réforme constitutionnelle de 2008, 218 parlementaires lancent une procédure de référendum d'initiative partagée contre le projet, le lancement de cette procédure nécessite de rassembler au moins 185 parlementaires[28]. Une enquête réalisée le 10 avril par Harris Interactive indique que 20 % des Français sont pour la privatisation, 48 % sont contre et 32 % ne sont pas décidés[29].

Article détaillé : Proposition de référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris.

Le 9 mai 2019, le Conseil constitutionnel valide « la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris », permettant ainsi de lancer une proposition de référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris par recueil du soutien d'au moins 4 717 396 électeurs[30]. Le 12 mars 2020, la collecte de signatures arrive à son terme ; elle est un échec avec environ un million de soutiens recueillis sur les 4,7 millions nécessaires pour que le référendum soit proposé. Malgré cela, la privatisation est laissée de côté, en raison de la crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19 et la chute des cours du pétrole, qui n'offre pas un contexte favorable à la cession du Groupe ADP à un prix intéressant[31],[32].

2020-2022 : la crise Covid-19 et ses conséquences

Au plus fort du confinement en 2020, la crise de la Covid-19 oblige à fermer complètement l'aéroport Paris-Orly au trafic et à réduire drastiquement l'activité à Paris-Charles de Gaulle. Fin juin 2020, le PDG du Groupe ADP, Augustin de Romanet, annonce que le groupe doit réduire ses effectifs en raison de la crise consécutive à l'épidémie de Covid-19 : Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes[33].

Dans un secteur aérien sinistré, le Groupe ADP enregistre en 2020 une perte nette historique de 1,17 milliard d’euros par rapport à un chiffre d’affaires en recul de 54,5%[34] alors que le trafic a chuté de plus de 60,4% à l’échelle du groupe.

Face à la chute brutale du trafic, les syndicats signent un accord sur un plan de départs volontaires portant sur 1 150 départs, dont 700 ne seront pas remplacés[35],[36]. Le groupe qui gère les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, de Paris-Orly et de Paris-Le Bourget emploie alors 6 250 salariés en France.

La reprise progressive du trafic, couplée à l’effort de réduction des coûts, permet au Groupe ADP de renouer, dès le premier semestre 2022 avec un bénéfice net de 160 millions d'euros. Le retour complet au niveau de trafic d'avant la crise sera progressif et s'étalera entre 2024 et 2026.

En juin 2022, le Groupe ADP lance sa marque d'hospitalité Extime dédiée à l'expérience passager en aérogare et au travel retail. L'objectif est de s’inspirer des codes de l’hôtellerie en zones réservées (une fois les contrôles passés) à travers une collection de « boutiques-terminal ».

En septembre 2022, Augustin de Romanet, président-directeur général du Groupe ADP, défraie la chronique en prônant un usage « raisonnable » de l'avion dans un contexte de changement climatique[37]. Il estime alors qu'une baisse du trafic aérien ne serait « pas une tragédie existentielle » pour son groupe[38].

2024 : Paris porte d’entrée des Jeux olympiques et paralympiques

Partenaires officiels des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le Groupe ADP et sa marque locale Paris Aéroport s’imposent comme la porte d’entrée de ces jeux durant l'été. Le terminal 1 de Paris-Charles de Gaulle s’orne des anneaux olympiques, un dispositif unique est mis en place pour l’accueil des délégations et le traitement des bagages et des équipements sportifs.

2025 : le début d’un nouveau cycle

Le 12 février 2025, le Parlement français approuve la nomination de Philippe Pascal, alors directeur financier de l'entreprise, en tant que nouveau Président-directeur général pour succéder à Augustin de Romanet[39].

En décembre 2025, le Groupe ADP dévoile son futur contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2027-2034, un plan qui consacre un effort d’investissement de 8,4 milliards d'euros sur 8 ans pour une capacité additionnelle de Paris Aéroport de 18 millions de passagers (4 millions à Paris-Orly et 14 millions à Paris-Charles de Gaulle). Cette proposition industrielle vise à apporter plus de confort et de fluidité pour les passagers, à privilégier la sobriété et la progressivité tout en restant au plus près de l’évolution du trafic, enfin cherche à développer l’intermodalité avec la complémentarité du train. Ce CRE, qui devrait être signé courant 2026, servira de sous-jacent à l’élaboration d’un nouveau plan stratégique qui sera présenté en 2027.

Présentation globale et tour d'horizon des activités

Le chiffre d'affaires du Groupe ADP se reparti entre quatre grandes familles de métiers : les activités aéronautiques exercées à Paris, les activités Commerces & Services en aérogare à Paris, l'immobilier et enfin l'international et les développements aéroportuaires.

Au quotidien, les experts du Groupe ADP interviennent dans tous les domaines clés de l’exploitation aéroportuaire. Ce travail inclut, la mise en service de nouvelles infrastructures et installations (terminaux, pistes, trieurs à bagages, etc.), l'assistance à la certification aéroportuaire, l'optimisation de l'exploitation et les opérations, le développement des revenus aéronautiques et non aéronautiques (commerces et services en aérogare, revenus immobilier), l'augmentation du trafic par un développement proactif de la connectivité (aviation markerting et route development).

Évolution du trafic à Paris en millions (arrondis à l'unité) de passagers[40],[41],

Aéroports 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Paris-CDG 58 61 62 62 64 66 66 70 72 76 22 26 57 67 70 72
Paris-Orly 25 27 27 28 29 30 31 32 33 32 11 16 29 32 33 35
Total Paris Aéroport 83 88 89 90 93 85 97 101 105 108 33 41 87 100 103 107

Des activités aéronautiques fondées sur les redevances

Le premier métier du groupe ADP rassemble les expertises en matière d'exploitation des aéroports parisiens au service des compagnies aériennes qui, en contrepartie de l'utilisation des infrastructures et des services associent, payent des redevances aéroportuaires, dont le régime est prévu par le Code des transports. On distingue ainsi les redevances par passager (pour les services liés à l'embarquement-débarquement, la gestion des bagages, etc.), les redevances d'atterrissage ou encore les redevances de stationnement, mais aussi des redevances spécialisées comme le dégivrage des avions durant les épisodes neigeux.

Le chiffre d’affaires des activités aéronautique est de 2 192 Millions d’€ en 2025 (+6,7% par rapport à 2024). Le produit de ces redevances sert à financer les investissements dans les infrastructures à Paris, qui répondent en retour aux besoins des compagnies aériennes.

Outre les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget, le Groupe ADP assure la gestion de 11 plateformes civiles proches de la capitale, adaptées aux différents types d'avions et aux besoins de chacun : 2 aérodromes pour l'aviation d'affaires, 8 aérodromes pour l'accueil de l'aviation générale et 1 héliport.

Commerces & Services

En 2025, Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle regroupent 260 boutiques, 130 bars et restaurants, soit 62.000 m2 de surfaces commerciales (respectivement 34.000 m2 de boutiques en zone côté piste et 6.000 m2 boutiques en zone côté ville ainsi que 22.000 m2 de bars et restauration rapide). Le chiffre d’affaires de l’activité Commerce et Services est de 2 159 Millions d’€ en 2025 (+11,86% par rapport à 2024).

Initialement, le Groupe ADP était associé au Groupe Lagardère via sa filiale Lagardère Travel Retail, au sein de la coentreprise SDA (Société de distribution aéroportuaire) qui regroupait les activités de vente d'alcool, de tabac, de parfums-cosmétiques et de gastronomie en milieux aéroportuaires, ainsi que la gestion des activités commerciales et des services aéroportuaires payants[42]., devenue Extime Duty Free Paris (détenus à 51% par le Groupe ADP et à 49% par Lagardère) ; les boutiques hors taxes Buy Paris Duty Free ont ainsi été remplacées par des boutiques Extime Duty Free Paris. L'indicateur clé de la performance commerciale est le chiffre d'affaires par passager (CA/Pax) Extime Paris qui était de 31,7 € en 2025.

Le 18 juillet 2023, au terme d'une consultation publique, le Groupe ADP, a annoncé avoir retenu de nouveau JCDecaux pour devenir actionnaire de la nouvelle société Extime Media[43]. La nouvelle marque Extime JCDecaux Airport opère ainsi les espaces publicitaires des aéroports parisiens[44].

Avec la marque Extime lancée en 2023[45], le Groupe ADP vise une expérience aéroportuaire axée sur l'hospitalité et le bien-être des passagers (optimisation des aménagements intérieurs). En 2024 et 2025, Extime a agrandi sa palette de Boutiques Terminaux. Après un premier déploiement au terminal 1 de Paris-Charles de Gaulle, le concept est aujourd’hui présent au terminal 2BD de Paris-Charles de Gaulle, à Paris-Orly 4 ainsi qu'à Almaty au Kazakhstan. 2024 est aussi l'année de l'acquisition de Paris Experience Group (créateur d'expériences touristiques en Île-de-France) et de Private Suite (opérateur de terminaux aéroportuaires exclusifs aux Etats-Unis), permettant à Extime d'étendre son offre à l'international, au-delà des aéroports parisiens.

Dans le cadre de cette stratégie de diversification des services et d'optimisation de l'accès aux aéroports, le groupe ADP investit également dans des solutions de mobilité en participant début 2019 à la levée de fonds de 15 millions d'euros de la plateforme de réservation de stationnement Onepark[46].

Plusieurs aéroports gérés par le groupe sont régulièrement primés lors des World Airports Awards décerné par l'organisme britannique Skytrax, qui établit le classement annuel des 100 meilleurs aéroports mondiaux. Depuis 2022, Paris-Charles de Gaulle qui évolue dans le top 10 mondial (6e rang mondial en 2025) gagne le titre de "meilleur aéroport en Europe"[47].

International et développement aéroportuaire

Fort de son ADN français, mais avec un rayonnement à l'international, le Groupe ADP développe une approche multi-locale et se veut un interlocuteur privilégié et un partenaire pour les autorités aéroportuaires et publiques locales. Grâce à ses partenariats stratégiques, il couvre des géographies complémentaires et en forte croissance : la Turquie, le Moyen-Orient et l'Asie Centrale avec TAV Airports, l'Inde et l'Asie du Sud-Est avec GMR Airports.

Le Groupe ADP exploite un réseau de 26 aéroports dans le monde, directement ou via des partenariats aux géographies complémentaires, notamment TAV Airports présent en Turquie, au Moyen-Orient et en Asie-Centrale, et GMR Airports présent en Inde et Asie du Sud-Est.

Participations détenues :

• Chili : 45 % de Nuevo Pudahuel, gestionnaire de l’aéroport international Arturo-Merino-Benítez de Santiago du Chili ;

• Turquie : 46,1 % de TAV Airports Holding (TAV) (en) qui gère 15 aéroports dans 7 pays dont Antalya, Ankara et Bodrum en Turquie mais aussi Skopje en Macédoine du Nord et Monastir en Tunisie ;

• Belgique : 25,6 % de l'aéroport de Liège qui gère l’aéroport de Liège-Bierset ;

• Arabie saoudite : 5 % dans la société Matar chargée de l’exploitation et de la maintenance du terminal Hajj de l’aéroport international Roi-Abdelaziz de Djeddah ;

• Jordanie : 51 % dans AIG concessionnaire de l'aéroport international Queen-Alia à Amman ;

• Maurice : 10 % dans la société ATOL (Airport Terminal Operations Limited), concessionnaire du nouveau terminal de l’aéroport international Sir-Seewoosagur-Ramgoolam ;

• Croatie : 21 % de la société concessionnaire MZLZ qui gère l’aéroport Franjo-Tuđman de Zagreb. TAV Airports en détient également 15 % ;

• Madagascar : 35 % dans Ravinala Airports, concessionnaire des aéroports d'Antananarivo et de Nosy Be[48].

• Inde : 49% de GMR Airports qui exploite les aéroports de Delhi, Hyderabad, Goa, Nagpur en Inde ainsi que Medan en Indonésie [81]. Deux autres aéroports sont actuellement en travaux : Bhogapuram en Inde et Héraklion en Grèce.

Évolution du trafic des aéroports à l’échelle du groupe (en millions, arrondis à l'unité, de passagers)

Aéroports 2018 [49] 2019 [50] 2020 [51] 2021 [52] 2022 [41] 2023 [53] 2024 2025
Aéroports à l’international (TAV Airports Holding, GMR Airports, etc.) 152 105 27 102 193 238 261 272
Total Groupe ADP 257 213 60 143 280 338 364 379

Immobilier et gestion foncière

En matière immobilière, le Groupe ADP exerce trois grands métiers : aménageur, développeur-investisseur et gestionnaire d'actifs. L'activité immobilière a représenté un chiffre d'affaires de 358 millions d'euros en 2025.

Le Groupe ADP est propriétaire d'un domaine foncier d'une superficie totale de 6 686 hectares sur les aéroports franciliens, dont 4 638 hectares affectés aux activités aéronautiques, 852 hectares de surfaces non exploitables et 1 196 hectares affectés aux activités immobilières[54]. Sur ces hectares dédiés à l'immobilier, les terrains loués à des tiers totalisent 429 hectares, l’emprise au sol des bâtiments du Groupe ADP représentent 501 hectares et les réserves foncières constructibles s'élèvent à 266 hectares.

Les terrains loués à des tiers sont principalement situés sur les plateformes de Paris-Charles de Gaulle pour 286 hectares ; de Paris-Orly pour 120 hectares ; et de Paris-Le Bourget et d'une dizaine d'aérodromes d'aviation générale situés en Île-de-France pour 124 hectares.

Le patrimoine immobilier du groupe se compose de deux grandes classes d'actifs, complémentaires :

- L’immobilier aéroportuaire (452 hectares) qui regroupe les terrains ou bâtiments destinés aux activités dans les terminaux ou nécessitant un accès direct aux pistes (hangars de maintenance avion, gares de fret de premier front ou zones industrielles).

- L’immobilier de diversification (744 hectares) qui regroupe les terrains ou bâtiments ne nécessitant pas l'accès direct aux pistes : bureaux, commerces, hôtels, parcs d’activité et entrepôts.

Au 31 décembre 2025, l'ensemble du patrimoine immobilier était valorisé autour de 4,1 milliards d'euros, dont 3,6 milliards en immeubles de placement. Plus de 1 million de m2 de surfaces utiles étaient encore commercialisables.

Le Groupe ADP est un acteur économique majeur du Grand Paris car ses aéroports sont créateurs d'emplois pour les territoires riverains[55]. Sur le plan immobilier, le groupe vise le niveau de performance d'une foncière intégrée de premier plan, en exploitant le potentiel foncier de ses aéroports. Cela s’illustre, sur l'immobilier aéroportuaire, par l'aménagement et le développement des zones cargo et zones techniques (à des fins industrielles ou de maintenance) ; et pour l'immobilier de diversification, par l'essor de quartiers et de parcs tertiaires qui favorisent une mixité d'usages (ex : quartiers de Roissypôle ou de Cœur d'Orly).

Côté normes environnementales, les développements immobiliers portés par le groupe donnent la priorité à la sobriété, aux méthodes de construction durable, aux énergies renouvelables ainsi qu'à la préservation d'une partie des sols par la végétalisation[56]. Sur les activités de fret et de logistique, l'approche consiste à densifier l'existant par la verticalisation, plutôt que par l'extension des emprises au sol.

Aéroports en Île-de-France :

Aérodromes d'aviation générale :

Héliport

Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux - Valérie-André.

Fret aérien - cargo

Avec 1,92 million de tonnes de fret transportées en 2025, l'aéroport Paris-Charles de Gaulle se hisse au 2e rang européen derrière Francfort selon le classement de l'ACI (Airport Council International). L'aéroport dispose d’une capacité de traitement estimée à 3,6 millions de tonnes de marchandises par an réparties sur une zone cargo de 220 hectares, ce qui en fait la plus grande zone cargo d’un seul tenant en Europe. Les aéroports parisiens voient transiter 100 millions d’euros de marchandises par an et Paris-Charles de Gaulle abrite trois grands hubs : celui d’Air France-KLM Cargo, de FedEx et de La Poste.

Stratégie et modèle de développement

Le transport aérien a connu un développement extrêmement rapide en passant de 100 millions de passagers par an en 1960 à près de 5 milliards de passagers en 2025, soutenu notamment par le développement du modèle des hubs et l’émergence des compagnies aériennes low-costs. Aujourd'hui, le trafic mondial est tiré par l’essor des classes moyennes dans les pays émergents, notamment en Asie, tandis qu’il est arrivé plus ou moins à maturité dans les zones développées que sont l’Europe de l’Ouest et l’Afrique du Nord.

Dans ce contexte, le Groupe ADP anticipe une croissance moyenne du trafic à Paris sur la période 2026-2034 plus modérée : de l'ordre de 1,6% par an en moyenne, contre 2,3 % sur la période 2005-2019.

Considérant également le retour progressif au trafic d’avant le Covid-19, ce nouveau rythme de croissance du trafic, plus modéré mais plus international, nécessite d’aménager les installations de manière raisonnée et phasée afin d’être au plus près de l’évolution du trafic tout en accompagnant les besoins des compagnies aériennes. Le contexte change aussi du fait des impératifs environnementaux liés au réchauffement climatique qui s'accentue. Accélérer la réduction de l'empreinte carbone des aéroports et accompagner la transition énergétique de nos parties prenantes constitue l'une des priorités du groupe.

Le Groupe ADP a donc décidé de procéder à une réinvention et de poser les bases d’un nouveau modèle aéroportuaire davantage orienté vers la performance et la durabilité. C'est le sens de la feuille de route stratégique « 2025 Pioneers » mise en place entre 2022 et 2025.

Validée en 2024 par l'organisme indépendant Science-Based Targets initiative (SBTi), la trajectoire de décarbonation fixée par le Groupe ADP vise le zéro émission nette au sol à Paris-Orly en 2030 et à Paris-Charles de Gaulle en 2035, puis sur toute la chaîne de valeur à horizon 2050, c’est-à-dire en incluant les phases de décollage des avions. La validation de cette trajectoire atteste que la politique de réduction d'émissions de gaz à effet de serre des plateformes parisiennes est crédible et compatible avec l'atteinte des objectifs de l'Accord de Paris (COP21, 2015). Pour les trois aéroports franciliens, le Groupe ADP s'engage ainsi à réduire de -68% les émissions directes d'ici à 2030 et -90% d'ici à 2035 par rapport à l'année de référence 2019. Il s'engage également à réduire de -27,5% les émissions des parties prenantes à l'horizon 2030 et -90% à horizon 2050.

Plusieurs aéroports gérés par le groupe sont régulièrement récompensés pour la qualité de service et l’accueil offert aux passagers lors des World Airports Awards décerné par l'organisme britannique Skytrax, lequel établit chaque année le classement des 100 meilleurs aéroports mondiaux. Depuis 2022, Paris-Charles de Gaulle évolue dans le top 10 mondial avec le titre de "meilleur aéroport en Europe".

La grande majorité des aéroports du groupe sont aussi engagés dans le programme ACA (Air Carbon Accréditions) de l'ACI, qui mesure les avancées en termes de décarbonations : plusieurs aéroports ayant déjà atteint la neutralité carbone avec compensation.

L'objectif du Groupe ADP est aussi de créer des externalités positives pour que le développement des aéroports qu’il gère profite aussi aux économies et aux talents locaux.

Gouvernance

Groupe ADP est gouverné par un conseil d'administration et un comité exécutif.

Conseil d'administration

Le conseil d'administration d'Aéroports de Paris est composé de dix-huit membres répartis en trois collèges :

  • six administrateurs nommés par l'assemblée générale des actionnaires ;
  • six administrateurs représentant l'État ;
  • six administrateurs représentant les salariés.

En complément de ces dix-huit membres, trois censeurs sont élus. Ils assistent aux réunions et ont une voix consultative au conseil. Chaque administrateur est élu pour une durée de cinq ans.

Organisation

Aéroports de Paris SA, société de tête du Groupe ADP, est dirigée par un Conseil d'Administration. Le Président du Conseil d'Administration assure les fonctions de Directeur Général. Le 18 février 2025, Philippe Pascal a été nommé Président-directeur général par décret en Conseil des Ministres pour succéder à Augustin de Romanet, Président-directeur général du Groupe ADP depuis 2013. Depuis cette date, la gouvernance interne a évolué et se traduit par la création d’un comité de direction générale composé du Président-directeur général, de la directrice générale déléguée, de la directrice générale adjointe ainsi que des directeurs généraux adjoints.

Comité de direction générale en 2026

Président-directeur général : Philippe Pascal

Directrice générale déléguée : Justine Coutard

Directrice générale adjointe finances, stratégie et développement : Christelle de Robillard[57]

Directeur général adjoint en charge de la simplification, de la transformation, des ressources humaines, directeur juridique : Loïc Aubouin[57]

Directeur général adjoint en charge du retail et de l'hospitalité, directeur clients : Mathieu Daubert[57]

Directeur général adjoint en charge des opérations et de l’innovation, directeur de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle : Régis Lacote[57]

Le comité de direction générale s'appuie également sur un Comité exécutif[57].

Comité exécutif en 2026

Président-directeur général : Philippe Pascal

Directrice générale déléguée : Justine Coutard

Directrice générale adjointe finances, stratégie et développement : Christelle de Robillard[57]

Directeur général adjoint en charge de la simplification, de la transformation, des ressources humaines, directeur juridique : Loïc Aubouin[57]

Directeur général adjoint en charge du retail et de l'hospitalité, directeur clients : Mathieu Daubert[57]

Directeur général adjoint en charge des opérations et de l’innovation, directeur de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle : Régis Lacote[57]

Directrice de l'aéroport Paris-Orly : Laurence Faure[57]

Directeur des relations économiques et internationales : Xavier Hürstel[57]

Directeur du digital et de la transformation : David Krieff[57]

Directeur Engineering and Capital Projects : Baptiste Maurand[57]

Directeur de la communication et des affaires publiques : Bertrand Sirven[57]

Anciens présidents

Anciens directeurs généraux

  • Louis Lesieux : 1948-1955
  • Pierre-Donatien Cot : 1955-1967
  • Raymond Guitonneau : 1967-1971
  • Gilbert Dreyfus : 1971-1981
  • Jean Costet : 1981-1989
  • Jean-Pierre Beysson : 1989-1993
  • Jean-Claude Albouy : 1993-1995
  • Emmanuel Duret : -
  • Hubert du Mesnil : -
  • François Rubichon (directeur général délégué) : -
  • Patrick Jeantet (directeur général délégué) : -

Données financières

Les sources de revenus d'Aéroports de Paris sont principalement la rémunération de ses services aéroportuaires. Elles comprennent les redevances aéronautiques (atterrissage, stationnement, carburant, balisage lumineux, passagers), les redevances spécialisées (tri des bagages), les taxes payées par les compagnies aériennes et les passagers, les loyers des boutiques, des terrains et les recettes des parcs de stationnement.

Résultats

Résultats financiers (en millions d'Euros)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Chiffre d'affaires 2527 2633,4 2739 2502 2640 2754 2791 2946 2947 3617 4478 4700 2137 2777 4688 5495 6158 6704
EBITDA 848,0 883,0 926,7 972 1017 1075 1109 1184 1195 1567 1961 1772 168 751 1704 1956 2068 2322
Résultat opérationnel courant 501,1 518,4 543,0 607 645 680 737 787 664 1 030 1237 1094 (1123) (29) 936 1239

985

1154

Résultat net part du groupe 272,6 269,5 300,1 348 341 305 402 430 435 571 610 588 (1169) (248) 516 631 342 382

L'ensemble des activités d'Aéroports de Paris est regroupé au sein de six segments : activités aéronautiques, commerces et services, immobilier, escale et prestations annexes et autres activités.

Ventilation du chiffre d'affaires consolidé[i] (en millions d'Euros)
Activité 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Activités aéronautiques 1 449,6 1 429,5 1 505 1 581 1 645 1 671 1 735 1 743 1 813 1 890

1929

860 1028 1675 1910 2054 2192
Commerces et services 943,7 869,7 841 902 949 956 935 941 953 1 000 1505 645 825 1442 1766 1930 2159
Immobilier 232,6 213,7 241 253 265 264 265 263 250 265 274 280 278 296 314 332 358
Escale et prestations annexes 196,7 187,0 - - - - - - - - - - - - - - -
International et développements aéroportuaires - - - - 69 79 96 97 682 1 412

1081

441

726

1361

1630

1971

2147

Autres activités 262,3 251,8 255 246 - 202 215 223 217 155 168 146 170 166 180 189 176

Données boursières

En 2013, la participation de l'État dans le capital passe de 60 à 50,6 %[58]. 98 860 602 titres d'Aéroports de Paris S.A. sont en circulation à l'Euronext Paris.

Si l'entreprise a modifié le nom de ses marques en 2016, Aéroports de Paris S.A. reste la raison sociale et la cotation des actions à la bourse de Paris[15]. Au , la capitalisation boursière d'Aéroports de Paris S.A. est de 10,6 milliards d’euros, contre 9,9 milliards en 2014 et 5,2 milliards en 2011[59].

À la suite de la fin de la coopération entre Royal Schiphol Group et le groupe ADP, le groupe néerlandais décide de céder les 8% qui possédait du groupe ADP le [60].

Liste des principaux actionnaires au [61].

État (France) 50,6%
Vinci 8,00%
Predica / Crédit Agricole Assurances 7,7%
Institutionnels français 0,7%
Institutionnels non-résidents 28,4%
Actionnaires individuels 2,6%
Autres positions et actionnaires non-identifiés 0,2%
Salariés 1,8%
Autodétention -%
TOTAL 100,0%

Investissements

Le rôle d'investisseur du Groupe ADP s’inscrit dans une logique d'actionnariat de long terme qui s'illustre notamment par des participations stratégiques détenues dans des sociétés aéroportuaires de premier plan : 46,1% du capital de TAV Airports en Turquie, 51% du capital d'Airport International Group (AIG) en Jordanie ou encore un intérêt économique de 45,7% dans la société indienne GMR issue de la fusion en 2024 entre l'ancien GMR Airports Ltd (GAL) et sa holding de contrôle GMR Airports Infrastructures Ltd (GIL). Ces participations s’appuient la plupart du temps sur des partenariats ou des coopérations industrielles.

Le Groupe ADP offre aux aéroports du monde entier et aux différentes autorités aéroportuaires (qu'elles soient publiques ou privées) un appui en termes de recherche de financement de projets, de structuration d'investissements et de dettes, de fusions et acquisitions… Il accompagne également les autorités aéroportuaires dans les phases amont de réflexion : mise en concession, organisation de la structuration financière, recherche de partenariats industriels ou financiers… Ses équipes internationales assurent le pilotage des conseils (banquiers, avocats…) en charge du volet financier.

Lobbying

En 2001, ADP promeut la solution de deux nouvelles aérogares (S3 et S4)[62]. L'avocat Dominique Perben exerce en 2015 une mission d'influence pour l'entreprise en Afrique[63]. L'entreprise plaide en 2017 pour attribuer davantage de droits de trafic aux compagnies chinoises[64].

Marianne révèle en 2019 que Nicolas Bouzou, qui plaide alors pour une privatisation d'ADP, dirige un cabinet de conseil dont l'entreprise est cliente[65],[66].

Pour l'année 2022, Groupe ADP déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 500 000 euros[67].

Aéroports de Paris (ADP) est adhérent de Transparency International France[68].

Identité visuelle (logo)

Notes et références

Voir aussi

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