Groupe Atlantic
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Le groupe Atlantic est une entreprise française de l'industrie du CVC. Elle est fondée en 1968 à la Roche-sur-Yon[5] en Vendée par les ingénieurs Paul Radat et Pierre Lamoure[6]. Le Groupe Atlantic est présent dans plus d'une douzaine de pays avec plus d'une trentaine d'usines dont treize situées en France, et environ 11 780 salariés (en ), dont une part importante hors de France.
| Groupe Atlantic | |
Logo du groupe Atlantic | |
| Création | 1968[1] |
|---|---|
| Fondateurs | Pierre Lamoure, Paul Radat |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Slogan | « Thermal Comfort is life, Thermal Comfort for all » |
| Siège social | La Roche-sur-Yon |
| Président | Pierre-Louis François |
| Activité | Industrie du CVC |
| Produits | Chaudières, Pompes à chaleur, chauffe-eau, radiateurs |
| Filiales | Ideal, Thermor, Sauter, ACV |
| Effectif | 11 780[2] |
| SIREN | 562053173 |
| Site web | www.groupe-atlantic.com |
| Chiffre d'affaires | 2,8 Md € (2024)[3],[4] |
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Le groupe détient les marques Atlantic, Ideal, Sauter (hors électroménager) ou encore Thermor.
Histoire
L'entreprise Atlantic est fondée par Paul Radat et Pierre Lamoure en 1968 à La Roche-sur-Yon en Vendée. En 1973, l'entreprise rachète le fabricant lyonnais de chaudières au fioul Guillot[7]. S'ensuivent les acquisitions des fabricants français de matériel thermoélectrique Sauter et Thermor[8] en 1973 puis du fabricant de chauffe-eau Pacific en 1989.
Après le choc pétrolier de 1973, l'entreprise est difficulté et doit fermer trois de ses quatre usines. Les deux fondateurs décident alors de miser en priorité sur le chauffage électrique. Ils se lancent dans les années 1980 dans de multiples acquisitions en France, notamment par le rachat de la Compagnie européenne électro-thermique (CEET) en 1986, alors filiale du groupe Thomson-Brandt et commercialisant ses produits sous les marques Sauter et Thermor[9].
À partir du milieu des années 1980, la société détient 30 % des parts du marché des radiateurs en France, se positionnant ainsi leader dans ce domaine[7].
En 2000, le groupe se lance à l'international avec l'acquisition de l'entreprise suisse Ygnis. La décennie 2010 sera marquée par une forte expansion du groupe à l'international et notamment sur les marchés émergents (Inde, Géorgie, Turquie)[10],[11].
En 2021, Les Échos indiquent que la société a un rythme d'investissement de 80 à 100 millions d'euros par an. Cette année là, le groupe, qui possède 13 usines sur le sol français[12], recrute 500 personnes en France, comme l'année précédente[13]. En 2022, le groupe stoppe ses activités en Ukraine[14] pour la sécurité de ses 356 employés ukrainiens d'Odessa et Kharkiv[15].
En 2023, le groupe, présent depuis une dizaine d'années en Inde, ouvre un site industriel de 12 000 m2 avec son partenaire Hindware Home Innovation Limited (HHIL) en coentreprise 50/50. Le site a été créé pour une production de 600 000 chauffe-eaux de petites capacités — entre 10 litres et 100 litres — qui sont destinés pour l'Inde et l'export : Bangladesh, Bhoutan, Népal et Sri Lanka[16],[17].
En 2024, le groupe ouvre cinq nouveaux centres de recherche et développement, quatre en France et un au Royaume Uni, un investissement d'une valeur globale de 67 millions d'euros[18].
Projet de cession à partir de 2022
L'entreprise a été fondée par deux ingénieurs, Paul Radat et Pierre Lamoure, puis reprise par leurs enfants, les deux familles possédant à parts égales 99,8 % du groupe[19]. Mais des dissensions apparaissent entre les enfants, qui ne font que s'aggraver après la mort des deux fondateurs en 2016 et 2017. Selon Les Echos, le fossé tiendrait à des différences de niveaux de diplômes, de culture, de vision du management, entrainant de vifs conflits, purement relationnels[7]. En , la famille Lamoure décide de quitter le groupe, accusant Pierre-Louis François, président du directoire et détenteur de quelques actions, de ne pas avoir tenu son serment d’indépendance et pris parti pour la famille Radat[7],[19],[20].
En , les familles Radat et Lamoure concluent un accord pour la mise en vente du groupe[21]. Les repreneurs potentiels évoqués sont l'américain Rheem (en), l'allemand Bosch, et le suédois Nibe (sv)[22]. Un obstacle freine la vente : la valorisation évoquée, 3,5 milliards d'euros, serait trop basse. Le chiffre d'affaires annuel du groupe est de 2,8 milliards d'euros[23].
En [24], le groupe annonce son accord pour son rachat par le groupe nippo-américain Paloma Rheem, société de portefeuille regroupant Rheem (en) et les activités de climatisation du groupe Fujitsu[25], pour un montant de plus de 3 milliards d'euros[26]. Le , le rachat est encore soumis à autorisation du ministère de l’Économie et de la Dreets des Pays de la Loire[27]. La cession devrait intervenir mi-[28].
Activités
En 2022, l'entreprise est l'un des leaders européens du CVC (chauffage, ventilation et climatisation)[29],[30],[31]. Les chaudières représentent 25,8 % de son chiffre d'affaires en 2021, les chauffe-eau 24,3 %. L'entreprise se réoriente depuis les secteurs traditionnels (radiateur électrique, chaudière...) vers des secteurs plus adaptés aux enjeux actuels notamment dans les systèmes à basse consommation d'énergie (chauffe-eau thermodynamique, pompe à chaleur...)[32],[31],[29].
Acquisitions
Liste des acquisitions réalisées par l'entreprise entre 1968 et 2023[33] :
| Marque | Membre du groupe depuis | Pays d'origine | Fondation |
|---|---|---|---|
| Atlantic | 1968 | France | 1968 |
| Atlantic Guillot | 1973 | France | 1897 |
| Thermor | 1986 | France | 1931 |
| Sauter | 1986 | France | 1915 |
| Ygnis | 2000 | Suisse | 1943 |
| Hamworthy | 2008 | Royaume-Uni | 1914 |
| Lazzarini | 2011 | Italie | 2004 |
| Érensan | 2011 | Turquie | 1966 |
| Austria Email | 2013 | Autriche | 1855 |
| Feinwerk | 2013 | Allemagne | Inconnu |
| Gledhill | 2015 | Royaume-Uni | 1926 |
| Keston | 2015 | Roumanie | 1994 |
| Ideal (chaudières) | 2015 | Royaume-Uni | 1905 |
| Ideal (commercial) | 2015 | Royaume-Uni | 1905 |