Groupe nomade
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Un groupe nomade (GN) est un type d'unité de l'Armée française destinées à contrôler les territoires sahariens d'Afrique-Occidentale et Afrique-Équatoriale française à l'époque coloniale. Les groupes nomades faisaient partie des troupes coloniales, alors que les compagnies sahariennes faisaient partie des troupes « métropolitaines » (Armée d'Afrique).
Mauritanie
Les groupes nomades sont des équivalents des compagnies sahariennes du Sud-algérien[1],[2]. Ils ont été créés en 1926 par regroupement des pelotons méharistes dispersés dans les différentes unités en position au Sahel[3],[4].
Le , le groupe nomade du Trarza est pris en embuscade lors de la bataille d'Oum Tounsi et perd trente-sept tués.
Le , traqués par les groupes nomades de Mauritanie, les chefs de la résistance anticoloniale se soumettent à la France à Atar[5].
Soudan français et Niger
Tchad
Trois groupes nomades sont créés au sein du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad en 1924 (ou 1926?[3]) : groupe nomade du Kanem, du Borkou et de l'Ennedi. Un quatrième, le groupe nomade du Tibesti, est créé en 1929[6].
Lors de la Seconde Guerre mondiale, les groupes nomades du Borkou, de l'Ennedi et du Tibesti combattent au sein de la colonne Leclerc[7].
Organisation
Ces unités méharistes emploient des soldats réguliers, les tirailleurs, et des « supplétifs » sahariens engagés parmi les grandes tribus nomades, Maures, Touaregs, Toubous ou Arabes. Ces supplétifs, de statut civil, sont appelés « goumiers » par l’armée coloniale, tout comme les troupes « indigènes » de cavalerie en Afrique du Nord[2].
Un groupe nomade compte trois sections de tirailleurs, un groupe de tirailleurs et un goum comptant de 50 à plus d'une centaine goumiers[4].
Uniforme et équipement
À partir de 1928, les GN reçoivent des postes émetteurs-récepteurs pour faciliter les transmissions[4].