Groupement alpin sud
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| Groupement alpin sud | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Origine | Français, Italiens, autres nationalités |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Groupement |
| Rôle | Infanterie |
| Fait partie de | Secteur des Alpes |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | Deuxième bataille des Alpes |
| modifier |
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Le groupement alpin sud (GAS) est une unité militaire de l'Armée de terre française issue des forces françaises de l'intérieur. Créé en dans le département des Alpes-Maritimes, le groupement participe à la défense du sud du front des Alpes puis est dissous en 1945.
Le GAS est formé le mais ses unités constitutives (à l'origine cinq petits bataillons) sont formées début septembre à Nice, Antibes, Villefranche-sur-Mer, Cannes et Menton, en regroupant les anciens des maquis FFI des Alpes-Maritimes, renforcés de volontaires français ainsi que de maquisards italiens. Deux nouveaux bataillons sont formés en octobre à Nice[1].
Les bataillons sont dirigés vers les vallées alpines dont les sommets sont tenus par les Allemands et les troupes de la république sociale italienne (fascistes). Les unités mises sur pied relèvent les maquisards FFI ayant suivi les forces américaines, les maquisards ainsi relevés retournant dans les villes pour être à leur tour réorganisés[2].
Le , le commandant Lécuyer, chef départemental des FFI, obtient du général de Lattre de Tassigny, commandant la 1re armée française, la reconnaissance officielle du groupement alpin sud. Le colonel Lanusse, un artilleur engagé dans les forces françaises libres en 1943 et arrivé le dans les Alpes Maritimes, en reçoit le commandement[3].
Fin novembre, la 1st Airborne Task Force (en), aux côtés de laquelle opéraient les bataillons français, est retirée et remplacée par la 44th Antiaircraft Artillery Brigade[4]. Les relations deviennent beaucoup plus difficiles avec les nouveaux arrivants, qui n'ont pas combattu fin 1944 aux côtés des FFI[5].
Les bataillons sont à nouveau réorganisés en et les loyautés internes des unités FFI sont peu à peu réduites par les mutations d'officiers[2]. Refusant une réorganisation militaire, 200 hommes et huit officiers du bataillon 24/XV désertent le et ne reviennent que vingt jours plus tard[6],[7].
Le groupement est dissous le et ses trois bataillons français forment le 3e régiment d'infanterie alpine. Le bataillon de volontaires étrangers 21/XV et le 3e RIA participent en avril aux côtés de la 1re division française libre à la bataille de l'Authion[2].
Descendant vers le versant italien à partir du , le bataillon 21/XV s'auto-dissout dans la région de Sambuco, les maquisards italiens ayant l'occasion de rejoindre leurs foyers[2].